jeudi 28 décembre 2017

LE MUSEE DES MERVEILLES film de Todd Haynes (USA-2017)


Le Musée des Merveilles (Wonderstruck, littéralement « émerveillé ») est un film américain réalisé par Todd Haynes, sorti en 2017 à partir du roman Wonderstruck de Brian Selznick, publié en 2011.

Résumé

Comme dans le roman dessiné de Brian Selznick, le film suit en parallèle deux héros sourds, Ben et Rose, venus de deux époques différentes qui cherchent à retrouver l’un son père, l’autre sa mère.

La première histoire se déroule en 1977. Ben (Oakes Fegley), rendu sourd par la foudre, quitte la petite ville du Minesotta où il habite pour se rendre à New York sur la base d’un marque-page échappé d’un vieux livre intitulé Wonderstruck trouvé dans les affaires de sa mère décédée dans un accident de voiture.

La seconde histoire est celle de Rose et se déroule à New York en 1927. La petite fille, sourde de naissance, est tenue enfermée dans la maison de son oncle. De sa fenêtre, elle voit Manhattan et crée une maquette de la ville. Elle s'enfuit pour retrouver sa mère, actrice, qui joue à Broadway.  

Au bout de leur périple, les deux personnages vont se retrouver et tout va s’éclaircir pour le spectateur.

Mon opinion sur ce film

Si avant d’aller voir le film je n’avais pas lu le livre, je pense que je n’aurais pas compris grand-chose à l’histoire. En effet, le livre lui-même est déjà, de par sa présentation, assez déroutant qui mélange dessins au crayon et texte, une partie de l’histoire étant évoquée plus que révélée par les dessins, l’autre par le texte, les uns complétant d’autre.

Le film reprend la même démarche en faisant une large place aux images et laisse au spectateur le soin de les relier entre elles. Pour souligner les différentes époques, les parties concernant Rose (Millicent Simmonds[1]) sont en noir et blanc alors que celles relatives à Ben sont en couleurs. Pour évoquer la surdité des enfants,  le réalisateur n’a pas hésité à remplacer les sons qu’ils ne perçoivent pas par de grandes plages de  silence, ce qui peut aussi passablement désarçonner le spectateur.
Je crains que ce film, esthétiquement magnifique, trouve difficilement son public car si l’on n’a pas lu le roman, on risque de ne rien comprendre à cette double histoire.

Par de nombreux côtés, on retrouve dans le film l’univers décalé d’Hugo Cabret, que j’avais beaucoup aimé.   

Le film a été présenté en sélection officielle en avant-première le 18 mai 2017 au Festival de Cannes.

Dans le même esprit, je vous recommande :


  • Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
  • La voleuse de livres de Brian Percival (2013)
  • L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013)
  • Les animaux fantastiques de David Yates (2016)
  • Miss Peregrine et les enfants particuliers de Tim Burton (2016)



  • [1] C’est la jeune actrice qui Millicent Simmonds qui incarne Rose enfant. Le rôle de Rose adulte est joué par Julianne Moore.


    Si vous avez aimé ce film, je vous recommande aussi :

    mardi 26 décembre 2017

    PELLE LE CONQUERANT film de Bill AUGUST (DK-1987)


    Pelle le Conquérant (Pelle Erobreren) est l’adaptation du roman du même nom publié par l’auteur danois Martin Andersen Nexø en 1910.

    Le film, réalisé par Bille August, est sorti en 1987. Il a reçu la Palme d’or à Cannes en 1988.

    Résumé

    L’action se déroule au XIXe siècle au Danemark. Sa femme étant morte, Lassefar (Lasse) (Max von Sydow) quitte la Suède avec son petit garçon, Pelle (Pelle Hvenegaard), dans l’espoir de refaire sa vie au Danemark. Sur le bateau, Lasse dépeint ce pays à son fils comme une terre promise, lui disant qu’une fois qu’ils seront arrivés, ils trouveront un toit et mangeront à leur faim. Mais la réalité est, hélas, bien différente. A son arrivée au port, Lasse, jugé trop vieux et, de plus, avec un enfant à charge, ne trouve pas à s'embaucher.

    En désespoir de cause, il accepte l'offre de l’intendant du domaine Kongstrup, une grosse ferme où les employés sont exploités et plus maltraités que du bétail.

    A leur arrivée, Lasse et son fils sont logés dans un réduit malpropre dans l’étable et chargés de s’occuper des vaches.

    De plus, étant des immigrés, Lasse et Pelle sont en butte à la discrimination des autres employés et  victime des vaxations du cmmis, le second de l’intendant, qui fait la pluie et le beau temps sur le domaine.

    Pelle devient ami avec Rud, l’un des nombreux bâtards du maître, un enfant contrefait et affamé, qui vit dans une masure avec sa mère, une femme rejetée de tous.

    L'un de ses autres amis est un employé du domaine, Erik, qui lui promet de l’emmener avec lui conquérir le monde lorsqu’il aura mis assez d’argent de côté pour quitter le Danemark.

    Malheureusement, Erik, victime d’un grave accident, retombe en enfance et les rêves de Pelle s’envolent. Malgré tout, comprenant qu'il n’y a pas d’avenir pour lui au Danemark, il choisit de laisser son vieux père pour partir seul en Amérique.

    Autres récompenses

    • Oscar du meilleur film étranger en 1989
    • Golden Globes du meilleur film étranger en 1989
    • Nommé pour le César du meilleur film de l'Europe communautaire à la 14ecérémonie des Césars en 1989.

    Mon opinion

    J’avais beaucoup entendu parler de Pelle le conquérant mais je ne l’avais jamais vu. J’ai profité de son passage sur Arte pour rattraper ce retard.

    Le film dépeint avec réalisme la cruauté de la vie dans les campagnes danoises au XIXe siècle mais il manque d'un souffle lyrique et on se lasse vite du misérabilisme sans espoir des situations. Si, malgré tout, il nous marquera, c’est principalement grâce à la fabuleuse prestation de Max von Sydow, qui incarne avec justesse le rôle de ce vieil homme démuni qui a perdu tout espoir, mais surtout à celle du petit Pelle (12 ans à l’époque), éblouissant de justesse comme seuls savent l’être les enfants.

    Les paysages enneigés, l’océan qui représente à la fois l’espoir d’un avenir meilleur mais aussi le danger des naufrages, sont omniprésents et magnifiquement filmés. On peut cependant s’interroger sur la justification des éloges dont, à sa sortie, ce film fut entouré.

     

    mercredi 20 décembre 2017

    UPSIDE DOWN de J. D. Solanas (FR-C 2011)


    Upside Down (Un monde à l'envers) est un film de science-fiction franco-canadien coécrit par Santiago Amigorena et Juan Diego Solanas, et réalisé par ce dernier en 2011.

    Résumé

    Présenter ce film n’est pas évident. Il faut faire un bel effort d’imagination pour se figurer le monde dans lequel il se déroule car celui-ci est formé de deux univers inversés qui se font face.

    Les deux héros, Adam (Jim Sturgess, à voir aussi dans Un jour) et Eden (Kirsten Dunst), vivent chacun dans un de ces deux univers : Eden habite le monde d'En haut, prospère et riche, et Adam, le monde d'En-bas, victime d’un conflit, où les gens survivent au milieu des ruines, sous une pluie de pétrole toxique.

    Adam a perdu ses parents morts dans l’explosion d’une raffinerie et vit dans un orphelinat. Sa seule famille était sa tante Becky qui réalisait pour lui, lorsqu'il était enfant, des « crêpes volantes » en utilisant le pollen d’abeilles roses navigant entre les deux mondes.

    Enfant, Adam (Elliot Larson) allait chercher le pollen rose pour sa tante dans un endroit montagneux (et interdit) où les sommets inversés des deux mondes se rejoignent presque et où les gravités opposées s'annulent mutuellement. C'est lors d'une de ces expéditions qu'il avait fait la connaissance d’Eden (Maurane Arcand) alors que celle-ci, dans le monde d’En haut, était à la recherche de son chien. Les deux enfants prennent l’habitude de se retrouver en cachette au même endroit.

    A l’adolescence, ils tombent amoureux. Bien que sachant qu’ils enfreignent les règles et risquent de graves sanctions, Adam invente un subterfuge pour qu’ils se retrouvent et, en lui envoyant une corde,  prend le risque de faire «monter» Eden jusque sur son monde.

    Mais la police les surprend et Adam, alors qu’il aidait Eden à regagner son monde, est atteint par une balle de la police, et lâche la corde à laquelle Eden était suspendue. Celle-ci tombe lourdement sur les rochers et est blessée à la tête.  Adam, impuissant, la croit morte. Il est arrêté et, lorsqu’il arrive à la maison de sa tante, celle-ci a été incendiée par la police et Becky est emmenée par la police et il ne la reverra jamais.  

    L'action reprend 10 ans plus tard. Adam travaille chez Albert qui répare d’antiques postes de télévision car le monde d’En bas, privé de technologie, doit vivre sur ses acquis. Après avoir réussi à faire fonctionner l’un des téléviseurs en réparation, Adam découvre qu’Eden, non seulement n’est pas morte mais qu’elle occupe un poste important dans le monde d'En haut et il décide, contre l’avis de ses amis, de tout faire pour la rejoindre.   

    Travaillant sur un produit antirides révolutionnaire dérivé de la recette des « crêpes volantes » de sa tante, dont il a hérité la recette, il réussit à se faire embaucher par Transworld, la multinationale toute puissante qui relie les deux mondes et emploie aussi bien des gens d’En haut que d’En bas.

    Là, il devient ami avec Bob Boruchowitz (Timothy Spall*), qui travaille dans le bureau inversé juste au-dessus du sien. Bob l'aide à rencontrer Eden. Tout en travaillant à son projet antirides, Adam met au point un nouveau stratagème qui lui permet d’accéder au monde d’En haut. Mais, lors de leur première rencontre, Eden ne le reconnaît pas car, suite à l’accident qui a failli la tuer 10 ans auparavant, elle est devenue amnésique. Mais Adam ne lâche pas l’affaire et, en prenant des risques inouïs, il  revient à plusieurs reprises en Haut. Peu à peu les souvenirs d’Eden reviennent.

    Mon opinion sur ce film

    J’ai vu ce film, que j’avais raté lors de sa sortie en salles, lors de sa rediffusion récente à la télévision (sur la chaîne Chérie 25). La majeure partie des critiques l’a descendu en flammes. On sera étonné de lire que, personnellement, malgré toutes les reproches que je pourrais lui faire, je l’ai bien apprécié. Beaucoup lui ont reproché des maladresses de réalisation, un scénario convenu, tout en s'accordant sur le fait que l'idée des mondes inversés était pourtant intéressante. 

    Je crois qu’il ne faut pas chercher la vraisemblance car ce film est, avant tout, une fable dystopique. L’idée de base, qui serait venue au réalisateur (que je ne connais pas pour d'autres films) d'un rêve - ce qui ne m'étonne pas -, est particulièrement originale. L’histoire de ces deux mondes inversés est surprenante et, visuellement, cela donne tout au long du film, une impression très perturbante pour le spectateur. Certes, malgré la beauté des images, soutenue par une superbe bande son (du musicien québecois Benoît Charest et du groupe islandais Sigur Rós**), les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur et évoquent trop souvent le carton-pâte. Mais l’idée en elle-même est géniale. Quant aux acteurs, ils sont beaux et émouvants, même si on aurait très envie de suggérer à Jim Sturgess d’aller faire un tour chez le coiffeur !

    Alors, malgré toutes ses défauts (et ils sont légion), je serai indulgent avec ce film qui m’a fait penser à deux autres qui figurent dans mes listes préférées : Bienvenue à Gattaca et Equilibium, pour ne citer que ces deux-là. 

    * Acteur qui joue le rôle de Peter Pettigrow dans Harry Potter et Turner dans Mr. Turner
    ** Ce groupe, à l'univers musical si particulier, a composé de nombreuses musiques de films ou de séries TV. Citons entre autres :

    - Vanillia sky (2001)
    - Immortel, ad vitam (2004)
    - Par effraction (2006)
    - Remember me (2010)
    - Skins - saison 2 (2009-2010) 
    - Vampire diaries - saison 3 (2011-2012)
    - Etc.

    Si vous aimez ce genre, je vous recommande aussi les films suivants : 

    mardi 12 décembre 2017

    RETOUR A HOWARDS END film de James IVORY (GB - 1992)


    Retour à Howards End (Titre original : Howards End) est un film britannique de James Ivory sorti en 1992, basé sur le roman Howards End d'Edward Morgan Forster, publié en 1910. Ce film est la 3e adaptation par le réalisateur d’un roman de Forster. C'est une remarquable étude de mœurs de l’Angleterre édouardienne. Il marque la première collaboration entre James Ivory et les acteurs Anthony Hopkins et Emma Thompson, dont la performance a été couronnée par l’Oscar de la meilleure actrice en 1993, et qui se poursuivra avec Les Vestiges du Jour un an plus tard. Le film a obtenu le Prix du 45e anniversaire du festival de Cannes.

    Résumé

    Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, deux sœurs émancipées d’origine anglo-allemande, l’aînée, Margaret ‘Meg’ (Emma Thompson) et la cadette Helen (Helena Bonham Carter, l'horrible professeur Ombrage de Harry Potter) Schlegel, vont se lier d'amitié, à l’occasion de vacances en Italie, avec une famille de bourgeois anglais traditionnalistes, les Wilcox. Conviée à Howards End, Helen Schlegel a une aventure avec Paul (Joseph Bennett), le plus jeune fils des Wilcox. Désapprouvée par la famille, l'idylle tourne court et le jeune homme est écarté et envoyé au Nigeria où les Wilcox tirent leur fortune de plantations de caoutchouc. Bientôt, une profonde amitié naît entre Margaret et Ruth (Vanessa Redgrave), l'épouse du richissime et très rigide patriarche des Wilcox, Henry (Anthony Hopkins). Se sachant gravement malade, Ruth décide, en secret, de léguer à son amie Meg le manoir d’Howards End, qui est sa propriété personnelle. Malheureusement, ce n’est que sur son lit de mort qu’elle rédige un billet manuscrit la faisant son héritière. Lorsqu’ils découvrent le billet qui n’a pas été enregistré devant notaire, les Wilcox détruisent le testament.


    De leur côté, les sœurs Schlegel rencontrent Leonard Bast (Samuel West), un jeune homme marié issu de la classe populaire, poète à ses heures, qui travaille dans une banque mais a du mal à joindre les deux bouts… Elles interviennent auprès d’Henry Wilcox pour le faire embaucher dans de meilleures conditions. Pabst démissionne mais Wilcox, ayant un compte à régler avec l'épouse de Pabst, une ancienne prostituée, ne tient pas ses promesses, et le jeune homme se retrouve au chômage.  

    Mon opinion sur ce film

    Je n'avais encore jamais vu ce film et j'ai profité de sa rediffusion sur Arte pour le voir. J’avais gardé un bon souvenir d'un des précédents films d'Ivory, Chambre avec vue (1986), adapté lui aussi d'un roman de Forster. Le film se passait à Florence, et j'avais été séduit par l'ambiance qui se dégageait des paysages mais, lorsqu'on y réfléchit, l’intrigue elle-même avait beaucoup de points communs avec celle d'Howards End : même hypocrisie, même rigidité d'une bourgeoisie victime de ses codes, de ses faux-semblants, créant des fossés infranchissables entre classes sociales et le malheur des amants sincères... Certes, les costumes et les décors sont somptueux, le casting est-il impeccable, mais quelle pesanteur dans un scénario laborieux où les intrigues s’entremêlent pour une fin convenue.

    Je vous recommande plutôt :

    vendredi 3 novembre 2017

    JE NE ME TAIRAI PAS (D-2017)




    Je ne me tairai pas (Ich werde nicht schweigen) est un film allemand réalisé par Esther Gronenborn, sorti en 2017, basé sur des faits historiques. Vu sur Arte (08/09/2017) 

    Résumé

    Les faits se déroulent en 1948 dans le nord de l'Allemagne. Une jeune veuve de guerre, Margarete Oelkers (Nadja Uhl) vit difficilement de son travail de couturière avec ses deux fils à Oldenburg. Elle attend de toucher la pension de veuve de guerre à laquelle elle a droit. En butte aux tracasseries de l'administration, elle est prise d'une colère bien légitime lorsqu'elle est rembarrée une nouvelle fois alors qu'elle a rendez-vous. Le docteur Ahrens, l’ancien responsable de son époux mort au front, qu'elle considérait comme pouvant l'aider, la fait abusivement interner pendant un an dans un hôpital psychiatrique pour schizophrénie. A sa sortie, un an plus tard, après avoir subi des traitements inhumains (bains glacés, électrochocs...), Margarete décide de prouver qu’elle n’était pas malade. Elle découvre bientôt un effroyable secret concernant l'hôpital où elle a été internée et, par la même occasion, les raisons de son internement abusif : l’hôpital a servi de « camp d’extermination civil » pour plus de 1500 « malades » qui y ont subi les pires traitements et qui y ont été affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le mari de Margharete, qui connaissait ces faits, avait consigné les noms, dates et motifs de ces décès dans un carnet qu’elle possède. La faire passer pour folle était une manière pour le Dr. Ahrens, un notable respecté de la ville, de lui imposer silence.

    Récompensée en 2001 par l’équivalent allemand du César du meilleur réalisateur pour "alaska.de", son premier long métrage, la cinéaste Esther Gronenborn s’est inspirée de faits réels pour raconter dans ce film l’histoire de sa grand-mère et aborder une lourde page du passé de l'Allemagne hitlérienne : la politique eugéniste mise en œuvre par les nazis et l’extermination massive des malades et des handicapés mentaux qu'ils décidèrent. Primée à de multiples reprises au cours de sa carrière, l'actrice Nadja Uhl ("La bande à Baader") interprète avec une conviction sans faille le rôle de cette veuve que rien ne pourra faire taire.

    Ce film est basé sur des faits réels. Il dénonce un crime majeur mais méconnu des nazis, celui de l’extermination de 300.000 victimes prétendument malades mentales dans des conditions abjectes puisque les plus chanceuses étaient purement et simplement exécutées par injection létale alors que d’autres étaient affamées jusqu’à ce que mort s’ensuive, ce qui était le cas de « l’hôpital psychiatrique » de Wehnen à Oldenburg. Après la guerre, la justice allemande a condamné une minorité de responsables mais n’a aucunement inquiété la majorité de ceux-ci.  Certains, comme  que le professeur Werner Catel, un des principaux responsables de l’« euthanasie des enfants », s’est même vu confier en 1954 une chaire de professeur de pédiatrie à Kiel. En 1964, il continuait même à affirmer « qu'il naît chaque année presque 2000 enfants « idiots », qui en raison de leur maladie congénitale ou handicap devraient être tués ». En 1981, l'université de Kiel écrivait dans son annonce mortuaire que Catel « a[vait] contribué de nombreuses façons à la santé des enfants malades » !
    Pour en savoir plus on peut se référer à l’article publié par Gerrit Hohendorf, L’extermination de malades et handicapés mentaux sous le régime national-socialiste , Violence de masse et Résistance - Réseau de recherche, [en ligne], publié le : 17 Novembre, 2016 - http://www.sciencespo.fr/mass-violence-war-massacre-resistance/fr/document/l-extermination-de-malades-et-handicapes-mentaux-sous-le-regime-national-socialiste, ISSN 1961-9898. 

    Mon opinion sur ce film


    Difficile de formuler une opinion sur ce film que l’on devrait presque classer comme un documentaire, même s’il s’agit d’une fiction. J’avais beau savoir que l’âme humaine pouvait atteindre des abîmes de noirceur, j'étais très en-dessous de la réalité. C’est pourquoi j’ai du mal à prendre du recul pour formuler une critique. Nous savons ce que les Nazis ont fait mais, dans le cas qui est décrit dans ce film, les responsables de ces horreurs n’étaient même pas des nazis, mais des médecins convaincus de bien faire ! Et la société allemande, sauf exception, ne les a même pas condamnés comme si, au fond, elle leur donnait raison ! Je suis sidéré. C'est pourquoi, il est indispensable de voir ce film.   

    Dans le même esprit, vous pouvez voir : 



    Scarlett JOHANSSON (Actrice américaine)


     © JCS (Wikipedia)

    Scarlett Johansson est une actrice et chanteuse américaine.
    Elle est révélée à l'âge de quatorze ans, grâce à son rôle dans L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (1998) puis enchaîne les succès critiques.

    À partir de Match Point, elle devient la nouvelle « muse » du réalisateur Woody Allen, avec qui elle tourne deux autres films dans un rôle principal : Scoop et Vicky Cristina Barcelona. Éclectique, elle joue aussi dans les films à grand spectacle et gros budgets, tenant notamment à partir de 2010 le rôle de la Veuve noire / Natasha Romanoff dans plusieurs productions de Marvel Studios. En 2014, elle interprète Lucy dans le film du même nom de Luc Besson qui devient le plus gros succès du cinéma français dans le monde.

    Biographie

    Enfance et famille

    Scarlett Johansson est née le 22 novembre 1984 à New York dans une famille modeste. Elle a un frère jumeau, Hunter. Son père, Karsten Johansson, est un architecte né au Danemark et son grand-père paternel, Ejner Johansson, était scénariste et réalisateur. Sa mère, Melanie Sloan, est une productrice issue d'une famille d'origine juive polonaise du Bronx. Les parents de Scarlett se sont rencontrés au Danemark alors que sa mère vivait encore chez la grand-mère maternelle de Scarlett, Dorothy, qui fut bibliothécaire et enseignante. En plus de son jumeau Hunter, acteur, Scarlett Johansson a une sœur plus âgée, Vanessa, également actrice, un frère plus âgé, Adrian, et un demi-frère, Christian, né du second mariage de son père. Une partie de sa famille, notamment le frère de son grand-père maternel, sont décédés dans le Ghetto de Varsovie.

    Carrière cinématographique

    Formation et débuts précoces (1994-2002)

    Scarlett débute au théâtre à l'âge de huit ans aux côtés d' Ethan Hawke dans Sophistry. A l’âge de 9 ans, sa mère l'emmène passer des auditions. Elle décroche son premier rôle au cinéma en 1994 dans le film L'Irrésistible North de Rob Reiner. Elle enchaîne ensuite les rôles mais c’est le personnage de  Grace, dans L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, qui lui vaut d’être reconnue.
    En 1999, elle tourne un drame de guerre, American Rhapsody et l'année suivante, elle tourne aux côtés de Billy Bob Thornton dans The Barber. Elle se fait aussi remarquer dans le film Ghost World, sorti en 2001, aux côtés de Thora Birch.

    Révélation critique (2003-2005)

    Elle s'impose en 2003 dans deux rôles successifs : tout d'abord face à Bill Murray dans Lost in Translation de Sofia Coppola, puis aux côtés de Colin Firth dans La Jeune Fille à la perle, méticuleuse reconstitution du monde de Vermeer. Elle se voit décerner le « Upstream Prize » à la Mostra de Venise pour le premier et est sélectionnée aux Golden Globe Awards comme meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Lost in Translation et meilleure actrice dans un film dramatique pour La Jeune Fille à la perle. Elle remporte aussi aux BAFTA la même année le prix de meilleure actrice pour son rôle dans Lost in Translation.

    En 2004, elle joue aux côtés de Topher Grace dans En bonne compagnie et face à John Travolta et Gabriel Macht dans le drame de mœurs Love Song ; ce rôle lui vaut une troisième nomination aux Golden Globes.

    En juillet 2005, elle tient le premier rôle féminin dans un blockbuster d'action : The Island aux côtés d’Ewan McGregor. Elle tourne ensuite un film de Woody Allen, MatchPoint, aux côtés de Jonathan Rhys-Meyers. Leur collaboration s'étendra en effet sur trois films.

    Confirmation (2006-2009)

    Elle retrouve Woody Allen pour Scoop, une comédie policière sortie en juillet 2006, aux côtés de Hugh Jackman. La même année, elle apparaît dans Le Dahlia noir de Brian De Palma, avec Josh Hartnett, Aaron Eckhart et Hilary Swank. Scarlett Johansson explique qu'elle admire le travail de De Palma et voulait travailler dans ce film malgré le fait qu'elle pensait être « physiquement non indiquée » pour le rôle. Les critiques sont partagées, certains trouvant son travail bon et certains non. Elle joue également aux côtés de Hugh Jackman pour la seconde fois consécutive et de Christian Bale pour un thriller fantastique, Le Prestige, réalisé par un autre grand cinéaste, Christopher Nolan.

    Elle tourne ensuite dans la chronique historique Deux sœurs pour un roi (The Other Boleyn Girl) de Justin Chadwick (qui sort en février 2008), où elle côtoie Natalie Portman et Eric Bana, pour y incarner le rôle de Mary Boleyn. En août 2007, elle tournait à Barcelone son troisième film avec Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona où elle joue aux côtés de Penelope Cruz et de Javier Bardem.

    Entre blockbusters et films indépendants (2010-)

    En 2010, elle prête ses traits au personnage de la Veuve Noire dans le film d'action Iron Man 2, réalisé par Jon Favreau. Elle reprend ce rôle en 2012 dans Avengers, qui devient après sa sortie le troisième plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma (et à ce jour le meilleur box-office pour Scarlett Johansson).

    La fin de cette année est marquée par son rôle de Janet Leigh, dans le film biographique sur Alfred Hitchcock, Hitchcock. Elle y joue aux côtés de Jessica Biel, Helen Mirren et Anthony Hopkins (Alfred Hitchcock). Elle participe aussi à la gentille comédie dramatique famillale Nouveau Départ, réalisée par Cameron Crowe où elle interprète une jeune gardienne en chef d'un zoo à l'abandon, aux côtés de Matt Damon.

    Elle revient sur le devant de la scène en 2013 avec des projets très différents. Le 16 novembre 2013, elle reçoit le prix de la meilleure actrice pour le film de Spike Jonze, Her où elle double un système d'exploitation perfectionné et tellement humain que son utilisateur (incarné par Joaquin Phoenix) en tombe amoureux.

    Opinions politiques

    Scarlett Johansson est politiquement engagée à gauche; membre du Parti démocrate, elle a milité pour l'élection de John Kerry lors de l'élection présidentielle de 2004. Elle dit avoir été déçue par le résultat de cette élection. Elle a aussi participé à la campagne anti-pauvreté menée par le chanteur Bono. Elle est apparue en tant que militante pour le démocrate Barack Obama pour l’élection présidentielle américaine de 2008 et apparaît dans le clip Yes We Can où sont réunis des partisans renommés de Barack Obama.

    Cinéma

    Films

    • 1994 : L'Irrésistible North de Rob Reiner : Laura Nelson
    • 1995 : Juste Cause d'Arne Glimcher : Kate Armstrong
    • 1996 : Manny & Lo de Lisa Krueger : Amanda
    • 1996 : La fille d'en face (If Lucy Fell) d'Eric Schaeffer : Emily
    • 1997 : Fall d'Eric Schaeffer : la petite fille
    • 1997 : Maman, je m'occupe des méchants ! de Raja Gosnell : Molly Pruitt
    • 1998 : L'Homme qui murmurait àl'oreille des chevaux de Robert Redford : Grace MacLean
    • 1999 : My Brother the Pig d'Erik Fleming : Kathy Caldwell
    • 2001 : The Barber de Joel Coen : Rachael Bundas
    • 2001 : Ghost World de Terry Zwigoff : Rebecca
    • 2001 : American Rhapsody d'Eva Gardos : Suzanne
    • 2002 : Arac Attack, les monstres à huit pattes d'Ellory Elkayem : Ashley Parker
    • 2003 : Lost in Translation de Sofia Coppola : Charlotte
    • 2003 : La Jeune Fille à la perle de Peter Webber : Griet
    • 2004 : Les Notes parfaites de Brian Robbins : Francesca Curtis
    • 2004 : Love Song de Shainee Gabel : Pursy Will
    • 2004 : La Séductrice de Mike Barker : Lady Windermere
    • 2004 : En bonne compagnie de Paul Weitz : Alex Foreman
    • 2005 : Match Point de Woody Allen : Nola Rice
    • 2005 : The Island de Michael Bay : Jordan Two-Delta / Sarah Jordan
    • 2006 : Scoop de Woody Allen : Sondra Pransky
    • 2006 : Le Dahlia noir de Brian De Palma : Kay Lake
    • 2006 : Le Prestige de Christopher Nolan : Olivia
    • 2007 : Le Journal d'une baby-sitter de Shari Springer Berman et Robert Pulcini : Annie « Nan » Braddock
    • 2008 : Deux sœurs pour un roi de Justin Chadwick : Mary Boleyn
    • 2008 : Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen : Cristina
    • 2008 : The Spirit de Frank Miller : Silken Floss
    • 2009 : Ce que pensent les hommes de Ken Kwapis : Anna
    • 2010 : Iron Man 2 de Jon Favreau : Natasha Romanoff / la Veuve Noire
    • 2011 : Nouveau Départ de Cameron Crowe : Kelly Foster
    • 2012 : Avengers de Joss Whedon : Natasha Romanoff / la Veuve Noire
    • 2013 : Hitchcock de Sacha Gervasi : Janet Leigh
    • 2013 : Don Jon de Joseph Gordon-Levitt : Barbara Sugarman
    • 2013 : Under the Skin de Jonathan Glazer : Laura
    • 2013 : Her de Spike Jonze : Samantha (voix)
    • 2014 : #Chef  de Jon Favreau : Molly
    • 2014 : Captain America : LeSoldat de l'hiver d'Anthony et Joe Russo : Natasha Romanoff / la Veuve Noire
    • 2014 : Lucy de Luc Besson : Lucy
    • 2015 : Avengers : L'Ère d'Ultron de Joss Whedon : Natasha Romanoff / la Veuve Noire
    • 2016 : Ave, César ! (Hail, Caesar!) de Joel et Ethan Coen : DeeAnna Moran
    • 2016 : Captain America: Civil War d'Anthony et Joe Russo : Natasha Romanoff / la Veuve Noire
    • 2017 : Ghost in the Shell de Rupert Sanders : Motoko Kusanagi
    • 2017 : Pire Soirée de Lucia Aniello : Jess
    • 2018 : Avengers: Infinity War d'Anthony et Joe Russo : Natasha Romanoff / la Veuve Noire


    jeudi 2 novembre 2017

    LUCY de Luc BESSON (FR-2014)


    Lucy est un film de science-fiction français écrit et réalisé par Luc Besson, sorti en 2014, avec comme acteurs principaux Scarlett Johansson et Morgan Freeman.

    Résumé

    Partant du postulat que l'être humain n'utilise que 10 % des capacités de son cerveau, le film décrit ce qui arriverait à une jeune étudiante de 25 ans, Lucy, dès lors qu'elle a par accident absorbé une drogue expérimentale qui décuple ses capacités cérébrales. Lucy fait référence au squelette d'australopithèque femme découvert en 1974 en Ethiopie dans laquelle on a voulu voir l'ancêtre de la race humaine. 

    Lucy Miller (Scarlett Johansson) n'a rien d'une australopithèque. C'est une jeune femme de son temps vivant à Taipei (Taiwan). Prise dans un guet-apens, elle se trouve contrainte par la mafia coréenne, de faire la « mule » pour des trafiquants de drogue qui insèrent un paquet de poudre bleue dans son ventre, le CPH4, un produit de synthèse expérimental. Lors des coups de pieds au ventre qu’elle reçoit ensuite d’un de ses gardiens, le paquet se perce et la mystérieuse substance se répand dans son corps. Au lieu d'être tuée, l’absorption massive de cette drogue décuple ses facultés psychiques. Dès lors, Lucy acquiert un savoir et des pouvoirs illimités, contrôle les ondes, l'électricité, la matière, le temps, le sommeil, peut changer d'apparence et acquiert même des pouvoirs télékinétiques et télépathiques.

    Ayant vu un reportage sur le professeur Samuel Norman (Morgan Freeman), spécialiste mondial du cerveau, venu à la Sorbonne pour exposer ses théories révolutionnaires sur les capacités du cerveau, elle prend contact avec lui.

    Au fur et à mesure que le film se déroule, le pourcentage de progression des capacités cérébrales de Lucy s’affiche à l’écran.

    Lucy, qui sait qu’elle n’a plus que quelques heures à vivre donne rendez-vous au professeur à la Sorbonne à Paris. S’engage alors une course poursuite entre elle et la mafia coréenne, menée par son chef sanguinaire, Monsieur Jang, qui a décidé de récupérer la drogue en ne reculant devant aucune violence ni aucune atrocité.

    Trois autres « mules » ont été chargées de CPH4 à Taipei pour apporter la drogue en Europe. Lucy aide les forces de police à les retrouver toutes, et à l'issue d'un affrontement contre les mafieux coréens, elle récupère les trois paquets et se fait injecter la totalité du produit afin que son cerveau parvienne à 100 % de ses capacités. Elle se transforme alors en ordinateur humain afin de transmettre au professeur Norman tout le savoir qu’elle a acquis.

    Mon opinion sur ce film

    Fin 2014, Lucy est devenu le plus gros succès du cinéma français à l'étranger avec 53,5 millions d'entrées, devant Taken 2 (47,8 millions), Le Cinquième Élément (35,7 millions), également réalisé par Luc Besson et Intouchables(31,9 millions), avec 58,7 millions de billets vendus dans le monde dont 5,2 millions d'entrées en France.


    A près d’un demi-siècle de distance, Luc Besson s’attaque à un sujet qui rappelle beaucoup 2001, l’odyssée de l’espace du génial Stanley Kubrick. Mais là où Kubrick avait instille de la poésie, Besson déploie toute la violence dont il est coutumier (Léon, Le cinquième élément…) et dont je suis loin d’être fan. Certes, la violence qu’il met dans son film – et qui est sans doute pour beaucoup dans le succès populaire qu’il a rencontré n’est-elle pas totalement gratuite mais, en ce qui me concerne, je m’en lasse très  vite. Pour moi, le plus intéressant dans ce film, ce sont les passages où le professeur Norman parle des capacités du cerveau, mais il est sûr que ce n’est pas ce qu’ont dû apprécier le plus les 53,5 millions de spectateurs qui sont allés voir le film. Par ailleurs, on retrouve tellement de lieux-communs, tellement d’invraisemblances, sans compter une fin en queue de poisson (vous me direz que c’est aussi le cas de 2001) qu’il en perd pour moi tout intérêt et me le fait classer dans la catégorie "navets à grand spectacle".  

    Voyez plutôt :

    mercredi 1 novembre 2017

    ELLE S'APPELAIT SARAH film de G. Paquet-Brenner (FR - 2010)



    Elle s'appelait Sarah est un film réalisé par Gilles Paquet-Brenner d'après le roman éponyme de Tatiana de Rosnay, sorti en salles en France le 13 octobre 2010. C'est l'adaptation du huitième roman de l’auteur, le premier qu'elle a écrit en anglais, dont la version originale (Sarah's Key) s'est vendue à des centaines de milliers d'exemplaires en édition de poche aux États-Unis. Les ventes totales dans le monde ont dépassé les deux millions d'exemplaires, a indiqué en décembre 2009 son éditeur français.

    Résumé

    Julia (Kristin Scott Thomas), une journaliste américaine vivant à Paris dans les années 2000, prépare un article lié à la rafle du Vél' d'Hiv' à Paris (juillet 1942) et recherche les traces de Sarah, une fillette juive de 10 ans déportée lors de cette rafle.

    Alors qu'avec son mari et sa fille elle s’apprête à emménager dans un appartement du Marais, au 36 rue de Saintonge, Julia apprend que les grands-parents de son mari s'y sont installés fin juillet 1942, l'appartement ayant été confisqué, et recherche qui en étaient les précédents occupants.


    Elle se rend au mémorial de la Shoah et apprend qu'une famille vivait là et que si les parents ont été assassinés à Auschwitz, leurs enfants Sarah et Michel ne sont pas mentionnés. Ses recherches vont la conduire sur la trace de Sarah, qui a été emmenée au camp de Beaune-la-Rolande. Elle apprend qu’elle a pu s'enfuir et a été recueillie par des gens de la région, les Dufaure. La quête de Julia l'emmènera à New York et à Florence en Toscane.

    Ce qui n'était au départ que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
    Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
    La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...

    Mon opinion sur ce film

    Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie bien que j’aime beaucoup Kristin Scott Thomas aux prises ici, au-delà d’une enquête journalistique, à un secret de famille qui débouche, comme tous les secrets de famille, sur un drame terrible. Le scénario est par moments un peu compliqué et pas toujours facile à suivre, même si on comprend où veut nous emmener le réalisateur et son propos de superposer deux destins à un demi-siècle de distance. Mais le film, porté par Kristin Scott Thomas, remarquable dans son jeu alternant entre l'obstination et la fragilité, est poignant de bout en bout. Un grand coup de chapeau aussi à Mélusine Mayance, qui joue la jeune Sarah, d’une justesse et d’une sincérité qui forcent le respect.   

    LA PROMESSE DE L'AUBE avec Pierre NINEY (FR-2017)

     

     J'apprends qu'un film a été adapté par Eric Barbier du très beau roman de Romain Gary, La promesse de l'aube. Qui plus est le rôle principal a été confié à Pierre Niney. Il y avait déjà eu une 1ère adaptation de ce roman par Jules Dassin  en 1971. C'est un livre en partie autobiographique qui traite de l'enfance et de l'amour maternel.

    J'attends impatiemment sa sortie.

    lundi 30 octobre 2017

    EMPIRE DU SOLEIL de Steven SPIELBERG (USA-1987)


    Empire du Soleil (Empire of the Sun) est un film américain réalisé par Steven Spielberg, sorti en 1987. Il est inspiré du roman autobiographique du même nom de J. G. Ballard. 

    Résumé

    Le 8 décembre 1941, James ‘Jamie’ Graham, un jeune britannique, vit une vie insouciante et luxueuse auprès de ses parents, industriels, dans la colonie britannique de Shanghai en Chine. Après l’attaque sur Pearl Harbor, les Japonais envahissent l’enclave et Jamie est séparé de ses parents.  Dans la cohue, sa mère lui crie de rejoindre la maison et d’attendre ses parents mais, lorsqu’il arrive, la maison est déserte. Après être resté quelque temps seul et avoir dévoré les dernières réserves, il est fait prisonnier par les Japonais qui l’enferment, avec 2000 autres étrangers (Britanniques et Américains) dans le Lunghua Civil Assembly Center, transformé en camp de concentration. Jamie, renommé Jim par des Américains, réussit à survivre dans le camp grâce à sa débrouillardise. Resté prisonnier pendant  quatre ans, il est libéré après la capitulation forcée du Japon suite aux bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki.

    Mon opinion sur ce film


    Je n’avais encore jamais vu ce magnifique film de Steven Spielberg avec, dans le rôle de J. G. Ballard au même âge, Christian Bale dont c’était l’un des tout premiers rôles au cinéma. Il obtint d’ailleurs, pour cette exceptionnelle prestation, le prix « Best Performance For a Juvenile Actor ». Dès les 1ères images, on sent la patte d’un très grand réalisateur, chaque image a un sens et parle souvent plus qu’une scène à grand spectacle. Ce film, malgré certaines longueurs et malgré une musique un peu trop envahissante (de John Williams pourtant), est un très grand film, beau et émouvant.

    Dans le même esprit :

    dimanche 29 octobre 2017

    DAVID MAZOUZ (Acteur américain)


    David Mazouz est un acteur américain, né le 19 février 2001.

    Biographie

    Né à Los Angeles, Californie, David est fils d'un médecin d'origine tunisienne, Michel Mazouz et de Rachel Mazouz, psychothérapeute née aux États-Unis d'origine grecque et est issu d'une famille juive séfarade. Il a une sœur aînée, Rebecca, qui a fait des apparitions dans le monde du cinéma et une demi-sœur, Cynthia.

    Carrière

    David Mazouz commence les cours de théâtre à l'âge de 6 ans et c'est à 8 ans qu'un agent le repère. Il commence alors sa carrière dans des spots publicitaires puis, en 2011, obtient le rôle de Jacob "Jake" Bohm, un adolescent autiste et muet pouvant prédire l'avenir, aux côtés de Kiefer Sutherland dans la série télévisée Touch.

    En 2014, il décroche son rôle le plus important en incarnant le personnage du jeune Bruce Wayne pour la série Gotham.

    Filmographie

    Cinéma

    • 2011 : Coming et Going d'Edoardo Ponti : Timmy
    • 2013 : Sanitarium de Bryan Ortiz : Steven
    • 2014 : The Games Maker de Juan Pablo Buscarini : Ivan Drago
    • 2015 : Conversations with Andy Warhol de Rotimi Rainwater: Preston
    • 2016 : The Darkness de Greg McLean : Michael Taylor
    • 2016 : Incarnate de Brad Peyton : Cameron Sparrow

    Télévision

    • 2010 : Esprits criminels de Rob Hardy (épisode 10 de la saison 7 Vaincu par K.O.) : Ryan Hall
    • 2010 : Mike & Molly de Rob Hardy (épisode 7 de la saison 1 After the Lovin) : Randy
    • 2011 : L'Impossible Pardon de Gregg Champion : Andy Roberts
    • 2011 : The Office de Ricky Gervais et Stephen Merchant (épisode 5 de la saison 8) : Bert California
    • 2012-2013 : Touch (Série télévisée de 26 épisodes) de Tim Kring : Jake Bohm
    • 2013 : Major Crimes de James Duff (épisode 14 de la saison 2) : Steve
    • 2014-2017 : Gotham de Bruno Heller : Bruce Wayne
    • 2014 : Drop Dead Diva de Michael Grossman (saison 6, épisode 4) : Ryan


    JE VOUS PRESENTE MA FEMME (FR-2013)


    Je vous présente ma femme est un téléfilm français réalisé par Élisabeth Rappeneau, diffusé pour la première fois le 16 avril 2013 sur France 3. Rediffusé le 28 octobre 2017 sur France Ô. 

    Synopsis

    Éric, homme timide de 38 ans, a rencontré, à l'occasion d'un séjour à Cuba, la jeune Revolución, belle femme gaie et entraînante de 25 ans, avec qui il s'est marié très rapidement. Le couple d'amoureux vient habiter dans l'appartement d'Éric, dans une petite ville-dortoir située non loin de Lille.

    Revolución, par son tempérament sympathique et enjoué, fait rapidement parler d'elle dans la petite ville, d'autant plus qu'elle a décidé, afin d'occuper ses longues journées sans son époux parti travailler, de créer des cours de salsa dans un café nommé Habana.

    Néanmoins, elle se trouve une « ennemie » en la personne de sa belle-mère (Catherine Jacob), qui n'accepte pas que son fils « coupe le cordon » avec elle, et qui pense que Revolución a voulu « se caser » avec un Européen afin de quitter sa vie misérable à Cuba. Le mariage du fils ne serait-il pas un mariage blanc ?

    Revolución lance son projet de cours de salsa, et au bout de quelques semaines, elle connaît le succès. Les quelques participants du début deviennent vite des centaines de participants, le bouche-à-oreille ayant fait son œuvre.

    Après une très dure altercation entre Revolución et sa belle-mère, cette dernière comprendra que son fils aime réellement Revolución et que la jeune femme éprouve les mêmes sentiments pour son mari. Elle comprendra surtout que si elle ne veut pas « perdre son fils », qui menace d'aller vivre à Lille, elle doit accepter Revolución.

    La dernière séquence du film montre la belle-mère se maquillant et se parant pour se rendre aux cours de salsa de Revolución, laquelle est maintenant totalement acceptée de tous.

    Distribution



  • Aylin Prandi : Revolución
  • Fabio Zenoni : Eric
  • Catherine Jacob : Viviane Martin (la belle-mère)
  • Michel Robin : Alphonse (le Papy)
  • Christian Pereira : Raymond (le mari de Viviane)
  • Noémie de Lattre  : Nelly
  • Serge Requet-Barville : Michel
  • Maxime Delaval : Corentin
  • Emma Dejardin : Stéphanie
  • Saverio Maligno : JC


  • Mon opinion


    J’ai vu ce film lors de sa rediffusion sur France Ô le 28 octobre 2017. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un chef d’œuvre, mais c’est un film très sympathique et qui se laisse regarder. Certes, le scénario est assez basique mais les acteurs sont super, à commencer par Aylin Prandi, dans le rôle de la pétillante Revolucion (le prénom est bien trouvé car elle « révolutionne » en fait cette petite ville du Nord et ses habitants enlisés dans les convenances !), mais aussi Catherine Jacob, que j’adore (elle est géniale en mère castratrice), et Michel Robin, en délicieux Papy que le contact de cette « jeunesse » émoustille. Aylin Prandi, actrice et chanteuse de nationalité française, n’est pas d’origine cubaine mais elle est de père italien et de mère argentine. Pourquoi le scénario n’a-t-il pas été adapté à ses origines ? Au lieu de la salsa, elle aurait pu enseigner le tango et c’eut été aussi crédible et peut-être encore plus drôle… Un film en tout cas que l’on peut classer parmi les "Feel good movies".  

    Dans le même esprit, je vous recommande :

    samedi 28 octobre 2017

    GOTHAM Série TV (USA 2014-...)


    Gotham est une série télévisée américaine créée par Bruno Heller, diffusée depuis le 22 septembre 2014 sur le réseau Fox aux États-Unis. En France, la série a été diffusée à partir du 23 septembre 2014 en version originale sous-titrée français sur le service de vidéo à la demande MYTF VOD puis à partir du 3 février 2016 en version française sur TMC. La série a été diffusée sur TF1 à partir du 4 octobre 2017.

    Résumé

    La série est basée sur les personnages des comics créés par Bob Kane et Bill Finger et se centre plus spécifiquement sur ceux de James Gordon et du jeune Bruce Wayne. 

    Gotham commence par l’assassinat, sous les yeux d’une enfant des rues débrouillarde, Cat, de son vrai nom Selina Kyle (Camren Bicondova), de Thomas et de Martha Wayne alors qu’ils sortent du cinéma avec leur fils Bruce (David Mazouz). L'inspecteur James Gordon (Ben McKenzie), un jeune militaire idéaliste récemment muté dans la police de la ville, intervient sur les lieux aux côtés de son collègue, l’inspecteur Harvey Bullock (Donal Logue), un vieux policier blasé et corrompu. James Gordon jure à Bruce de retrouver le coupable du crime de ses parents. Il ignore que cet assassinat va déclencher une guerre entre les deux parrains qui se partagent Gotham, Carmine Falcone et Salvatore Maroni, guerre dont compte bien tirer profit Fish Mooney (Jada Pinkett Smith), une tenancière de bar mafieux sans scrupules.  Quant à Oswald Cobblepot, dit le Pingouin (Robin Lord Taylor), c’est un dangereux psychopathe qui en veut à tout le monde et s’allie avec qui lui permettra de se venger de ceux qui l’ont méprisé.

    Mon opinion sur cette série

    Accroché par les 1ers épisodes vus à la télé, j'ai fini par commander la 1ère saison en DVD. Avec cette série, on est plus près des films noirs que des blockbusters à effets spéciaux (du moins pour l'instant). L'accent est surtout mis sur la psychologie complexe des personnages en se focalisant en particulier sur deux d'entre eux, l'inspecteur James Gordon, ex-militaire, intègre et idéaliste, pris au piège de l'univers corrompu de Gotham, et de son partenaire Harvey Bullock, flic désabusé et alcoolique qui, à son contact, va reprendre goût à son métier de flic. On assiste aussi à l'amitié naissante qui le lie au jeune Bruce Wayne à James Gordon qui lui a juré de retrouver l'assassin de ses parents. La série, très sombre, est bien menée et, à ce point de développement de l'histoire, je la trouve en tout point parfaite.   


    lundi 16 octobre 2017

    DAVID COPPERFIELD film de Simon Curtis (GB-1999)



    David Copperfield est un téléfilm britannique de Simon Curtis, sorti en 1999, adapté du roman du même nom de Charles Dickens.

    Histoire

    On connaît tous l’histoire de David Copperfield. Son père étant mort alors que sa mère est enceinte, celle-ci se remarie à Murdstone, un homme vil et cruel. Alors qu'elle est à nouveau enceinte, elle décède en couche en laissant David seul face à son beau-père qui le persécute et l'envoie travailler dans un entrepôt. Le petit garçon est mis en pension chez les Micawber, qui le traitent humainement. Mais lorsque ceux-ci quittent Londres, il décide de partir pour Douvres pour rejoindre sa tante Betsey Trotwood. Son beau-père, l’ignoble Murdstone, tente de le récupérer auprès de Mrs. Trotwood mais celle-ci décidera de le garder et de l'élever. Reprenant ses études, il va alors loger chez Mr. Wickfield qui a une fille, Agnès, amoureuse de David. Devenu adulte, David tombe amoureux et épouse Dora Spenlow qui mourra peu de temps après leur mariage. Secondé par Micawber, David vient en aide à Mr. Wickfield et comprend qu'il n'a jamais cessé d'aimer la fille de celui-ci, la douce Agnès avec qui il pourra désormais connaître le bonheur.

    Distribution

    • Daniel Radcliffe : David Copperfield (jeune)
    • Ciaran McMenamin : David Copperfield (adulte)
    • Emilia Fox : Clara Copperfield, mère de David
    • Pauline Quirke : Peggoty, la servante des Copperfield
    • Maggie Smith : Betsey Trotwood
    • Trevor Eve : Edward Murdstone
    • Bob Hoskins : Mr Micawber
    • Zoë Wanamaker : Jane Murdstone
    • James Thornton : Ham Peggoty
    • Alun Armstrong : Daniel Peggotty
    • John Normington : Dr Chillip
    • Ian McKellen : Creakle, le directeur du pensionnat
    • Imelda Staunton : Mrs. Micawber
    • Oliver Ford Davies : Mr Wickfield
    • Joanna Page : Dora Spenlow
    • James Grout : Mr Spenlow
    • Morgane Slemp: Clara (jeune)
    • Amanda Ryan : Agnes Wickfield (adulte)
    • Cherie Lunghi : Mrs Steerforth
    • Harry Llyod : Steerforth (jeune)
    • Patsy Byrne : Mrs. Gummidge

    Mon opinion sur ce film


    Ce qui fait tout le charme de ce film, c’est la présence de DanielRadcliffe, alors enfant, dont c’était le 1er rôle au cinéma, et de Maggie Smith, dans le rôle de la tante Trotwood. Le film est très fidèle au roman de Dickens. Je défie quiconque, même le cœur le plus endurci, de résister à la bouille (et au talent !) de Daniel Radcliffe enfant, victime expiatoire de la terrifiante société victorienne !  

    GOSFORD PARK film de Robert Altman (GB-2001)


    Gosford Park est un film britannique de Robert Altman écrit par Julian Fellowes d'après une idée originale de Robert Altman, sorti en 2001. Ce film se passe dans un manoir anglais dans les années 30 à l'occasion d'une partie de chasse. 

    Résumé

    Novembre 1932. Sir William et Lady Sylvia Mc Cordle organisent, dans leur somptueuse propriété de Gosford Park, perdue dans la campagne anglaise, une partie de chasse pour leurs relations, parents et amis.
    Alors que les maîtres logent au premier étage de la vaste demeure et se rencontrent dans ses salons, la nombreuse domesticité de la maison ainsi que celle, tout aussi multiple et compliquée, des invités, est retranchée dans les cuisines et les couloirs du rez-de-chaussée. Cachotteries et mystères abondent : les sœurs de Lady Sylvia sont aussi malheureuses qu'elle-même, la fille de Sir William et Lady Sylvia, Isobel, dissimule à grand-peine un secret, plusieurs invités sont accablés de soucis financiers ou professionnels, et les domestiques errant en catimini savent presque tout sur les invités. Survient le meurtre du maître de maison. Le mystère s’annonce, ici encore, entre mensonges et vengeance.

    Anecdotes

    Avant d'être un film d'enquête policière, Gosford Park est surtout un film dépeignant la société anglaise de l'époque. Les deux niveaux — l'aristocratie et les serviteurs — sont symbolisés par les deux niveaux de la maison — le rez-de-chaussée et les étages pour l'aristocratie, les sous-sols pour les serviteurs —, et l'allégorie est renforcée par le montage parallèle. Il fait de nombreuses références à La Règle du jeu, le chef-d'œuvre de Jean Renoir. L'intrigue, quant à elle, est librement inspirée du roman d'Agatha Christie Le Noël d'Hercule Poirot. Les acteurs jouant les serviteurs ne portent aucun maquillage.

    Distribution

    • Maggie Smith : Constance, comtesse de Trentham, tante de Sylvia, Louisa et Lavinia
    • Michael Gambon : Sir William McCordle, le maître de maison
    • Kristin Scott Thomas : Lady Sylvia McCordle
    • Camilla Rutherford : Isobel McCordle, fille des maîtres de maison
    • Charles Dance : Lord Raymond Stockbridge
    • Geraldine Somerville : Lady Louisa Stockbridge, sœur de Sylvia et de Lavinia
    • Tom Hollander : commandant Anthony Meredith
    • Natasha Wightman : Lady Lavinia Meredith, sœur de Sylvia et Louisa
    • Jeremy Northam : Ivor Novello, célèbre acteur et chanteur, cousin de sir William
    • Bob Balaban : Morris Weissman, producteur d’Ivor Novello
    • James Wilby : Freddie Nesbitt
    • Claudie Blakley : Mabel (vo) / Babette (vf) Nesbitt
    • Laurence Fox : Lord Rupert Standish
    • Trent Ford : Jeremy Blonde
    • Ryan Phillippe : Henry Denton, acteur se faisant passer pour le valet de M. Weissman
    • Stephen Fry : inspecteur-chef Thomson
    • Kelly Macdonald : Mary MacEachran, camériste de lady Trentham
    • Clive Owen (VQ : Daniel Picard) : Robert Parks, valet de chambre de Lord Stockbridge
    • Helen Mirren : Mme Wilson, gouvernante de la maison
    • Eileen Atkins : Mme Croft, chef cuisinière
    • Emily Watson : Elsie, domestique et maîtresse de Sir William
    • Alan Bates : Jennings, majordome

    Récompenses

    Le film a obtenu 7 nominations aux Oscars mais seul le scénario a été récompensé. Robert Altman a reçu le Golden Globe et le BAFTA du meilleur réalisateur.

    Mon opinion sur ce film


    J’ai profité de son passage à la télévision pour voir ce film dont j’avais entendu parler sans l'avoir jamais vu. J’ai été globalement déçu car, malgré une distribution particulièrement brillante (citons bien sûr cette chère Maggie Smith, toujours aussi géniale, mais aussi, en vrac Kristin Scott Thomas, Charles Dance, Clive Owen ou Hellen Mirren (dans un rôle un peu inférieur à son talent), mais aussi… et c’était plus inattendu, Ryan Phillippe, le film m’a paru terriblement ennuyeux. 

    Certes, on apprécie le jeu parfait des acteurs, les décors et les costumes somptueux, les dialogues à double sens, mais justement, l'intrigue est un peu trop complexe pour faire un film parfaitement réussi. Pour une fois, je reprendrais volontiers la critique au vitriol des Cahiers du Cinéma : « Statique, lourdement psychologique, figé dans une esthétique paresseuse, Gosford Park affecte la brillance mais sent le formol. » car c’est aussi mon avis. A trop vouloir en faire, trop de personnages, trop de dialogues, trop de situations alambiquées, Altman se perd lui-même dans son scénario. En outre, on a déjà vu cela mille fois : rien de vraiment nouveau sous le soleil glacé de la bourgeoisie anglaise.