mardi 31 mars 2015

ERNEST ET CELESTINE film d'animation français (FR-2012)



Ernest et Célestine est un film d'animation français réalisé par Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier. Il est sorti fin 2012. Le film est inspiré des albums pour enfants de Gabrielle Vincent.

Synopsis

"Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d'amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, un gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline, qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer l'ordre établi..."

Célestine est une petite souris orpheline qui vit sous terre, dans un orphelinat pour souris, régi comme une prison. Ernest est un ours qui vit dans une cabane à moitié en ruine située dans les bois à l'écart du village de ses congénères.

L'ours se réveille de sa longue hibernation totalement affamé et cherche sa pitance dans le village. Célestine, elle, a été envoyée en mission dans le village où vivent les ours pour récolter les dents de lait des enfants très réputées parmi son espèce.

Alors qu'elle s'apprête à subtiliser la dent d'un enfant ours, fils d'un riche marchand de sucreries, elle est découverte et s'enfuit, atterrissant dans une poubelle. C'est là qu'Ernest la découvre, endormie.
Alors qu'il s'apprête à la dévorer, Célestine lui fait la leçon et ils deviennent d'inséparables amis, poursuivis l'un et l'autre par ceux de leur propre espèce, car ils ont trahi les valeurs des souris et des ours.

Mon opinion sur ce film

Très joli film, enfin réellement destiné aux enfants. A voir, sans crainte, en famille. Une belle histoire de tendresse et de respect de la différence dont, non seulement les enfants, mais aussi les adultes, peuvent tirer la leçon, porté par un  joli travail d'animation à partir des délicates aquarelles de l'illustratrice belge Gabrielle Vincent, décédée en 2000.

Mon classement
Sympathique film d'animation qui défend de belles valeurs d'amitié, de fraternité et d'antiracisme. A voir sans restriction en famille.

MORE film de Barbet Schroeder (FR-D 1969)


More est un film franco-germano-luxembourgeois de Barbet Schroeder (1969), qui met en scène l'aventure d'un jeune Allemand, à qui une Américaine fait découvrir les plaisirs mais aussi l'enfer de la drogue. Tourné en pleine période hippie, une bonne partie du film se déroule à Ibiza qui deviendra un lieu incontournable pour le mouvement hippie.

La bande originale du film est signée par les Pink Floyd qui sortit en parallèle l'album More contenant la musique du film.

Synopsis

Stefan Brückner (Klaus Grünberg) un jeune étudiant allemand, qui vient de finir des études de mathématiques, décide de partir à la découverte du monde. Il part pour Paris en auto-stop. Au cours du voyage, il rencontre Charlie, un petit escroc, qui l'entraîne dans ses combines. Au cours d'une soirée, Stefan a le coup de foudre pour Estelle (Mimsy Farmer), une Américaine, qui part pour Ibiza. Une relation masochiste se développe entre eux, et Estelle, qui se drogue à l'héroïne, entraîne Stefan dans sa dépendance qui le mène à la déchéance et à la mort.

Le film est indissociable de la musique des Pink Floyd, dont la bande originale devint l'un des classiques de la musique dite psychédélique.

DVD zone 2 (VO sous-titrée français)

Mon opinion sur ce film


Pour moi, le film More, même si je ne partage pas sa philosophie et que je n’ai jamais touché à la drogue, doit se replacer dans le contexte de l'époque de Mai 1968, de la libération sexuelle, de la drogue et de la musique psychédélique. Je ne l'ai jamais revu et jamais, jusqu'à présent, cherché à le revoir. Sans doute que, si je le revoyais, je serais peut-être terriblement déçu.

IF de Linday Anderson (GB-1969)

 

If est un film britannique, réalisé par Lindsay Anderson en 1969.

Synopsis

Le film se passe dans une Public School britannique (école privée) où les étudiants se révoltent contre une discipline absurde et pervertie. L'acteur principal est Malcolm McDowell qui deviendra par la suite le meneur de la bande d'assassins déchaînés d'Orange mécanique (1972) de Stanley Kubrick. C'est d’ailleurs en le voyant dans If.... que Kubrick, ayant remarqué le sourire sarcastique de l’acteur, eut l'idée de lui proposer le rôle d’Alex dans Orange mécanique. Le film se termine, lors de la Journée des Fondateurs, par une tuerie générale, les adolescents ayant découvert une cache d'armes dans l’école, ils s'en servent pour viser, depuis les toits où ils se sont réfugiés, et tuer sans la moindre émotion leurs victimes (parents en visite,  professeurs et militaires appelés en renfort).

Autour du film

Cette œuvre très polémique a déclenché un scandale en Angleterre lors de sa sortie en salles. Un ambassadeur l'avait qualifiée d’ « insulte à la nation » et un certain Lord Brabourne la considéra même comme "le scénario le plus maléfique et perverti" qu'il ait jamais lu, souhaitant même que cette histoire "ne voie jamais la lumière du jour". Une fois le film monté, les Studios Paramount faillirent  renoncer à le projeter en salles. Lors de sa sortie, le film faillit être interdit par la censure qui y vit, à juste titre, une menace pour l'ordre public. Il n'en obtint pas moins la Palme d'Or au Festival de Cannes 1969, à une époque où les prix à Cannes avaient encore un sens. Dans un sondage mené par le British Film Institute en 1999, auprès de mille professionnels du cinéma, If.... est classé comme le douzième meilleur film britannique du XXe siècle. En 2004, il a été classé 16e meilleur film britannique de tous les temps par le magazine Total Film.Les trois premiers films de la liste sont, respectivement, Le Troisième homme (1949), de Carol Reed, Brève Rencontre (1945) et Lawrence d'Arabie (1962), tous les deux réalisés par David Lean. 

Dans la fiche technique du film, on peut voir le nom de Stephen Frears, inconnu à l’époque. Il participa au tournage de If.... en tant qu'assistant réalisateur.

Le film est disponible en DVD zone 2 (mais en VO non sous-titrée)

Mon opinion sur ce film

Brûlot nihiliste, intransigeant et violent, à l’unisson du vent de révolte qui souffla dans le monde (et pas seulement en France comme le croient beaucoup !) dans les années 68-70, impitoyable critique sociale qui remettait en question, au-delà des institutions, le conformisme cuistre de toute la société britannique.


Lorsque je l'avais vu à sa sortie, le film m'avait fait une forte impression. Je me souviens en particulier de la bande son,  composée par le musicien australien Marc Wilkinson, en particulier le Sanctus de la Missa Luba (messe traditionnelle congolaise) que l'on entend pendant que défile le générique de fin après que se soit inscrit en rouge sur fond noir le mot "If" ("Si"...), par référence au côté dystopique du film.

dimanche 29 mars 2015

JOSEPH GORDON-LEVITT (Acteur américain)


Joseph Gordon-Levitt est un acteur, réalisateur, scénariste, producteur et chanteur américain, né le 17 février 1981 à Los Angeles (Californie).

Biographie

Il est le petit-fils du metteur en scène Michael Gordon, qui a réalisé Confidences sur l'oreiller et Cyrano de Bergerac.

Il est né et a grandi à Los Angeles, en Californie. Sa famille est d’origine juive. Son père, Dennis Levitt, était autrefois le directeur des nouvelles de la Pacifica Radio station, KPFK-FM1. Sa mère, Jane Gordon, a concouru pour le Congrès des États-Unis en Californie dans les années 1970 au nom du Parti paix et liberté. Il avait un frère aîné Dan, décédé en 2010.

Joseph a étudié à l'université Columbia, où il a suivi des études de lettres (notamment la poésie française) mais il a interrompu ses études pour se concentrer sur sa carrière d'acteur, commencée très tôt. Il avait en effet tourné un premier rôle dès l'âge de 7 ans dans une Equipe aux anges (1994).
Son physique de jeune premier est à la fois un atout et un handicap. On a du mal à croire qu'il ait dépassé la trentaine mais, d'un autre côté, sa personnalité est peut-être trop lisse pour qu'on lui confie de grands rôles, ce qui fait que, malgré une filmographie impressionnante  (36 films, une 20e de téléfilms ou de séries télé), il est encore peu connu du grand public et on ne peut l'assimiler à aucun rôle marquant.

C'est en 2009 qu'il se fait remarquer, avec le rôle de Tom, dans le film (500) jours ensemble, une comédie romantique aux côtés de Zooey Deschanel, pour lequel il a reçu une nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie.

En 2010, il est présent dans le film de science-fiction Inception de Christopher Nolan dont il partage l'affiche avec Leonardo DiCaprio, Ellen Page, Tom Hardy, Marion Cotillard et Cillian Murphy.

En 2011, il travaille à nouveau avec le réalisateur Christopher Nolan pour le rôle de John Blake, un jeune policier chargé d'une mission spéciale dans le troisième volet de Batman, The Dark Knight Rises, au côté de Marion Cotillard, Michael Caine, Cillian Murphy et Tom Hardy.

En 2012, il est à l'affiche du film Premium Rush dans lequel il incarne le premier rôle, ainsi que dans Looper, un film de science-fiction, au côté de Bruce Willis. La même année, il joue aussi pour la première fois sous la réalisation de Steven Spielberg, dans le film Lincoln, où il interprète Robert Todd Lincoln, le fils ainé du président. 

Toujours en 2012, il abandonne le tournage de Django Unchained de Quentin Tarantino pour réaliser son premier long métrage Don Jon. Dans ce film, il joue le rôle d’un accro aux films pornographiques, à l’opposé de tous les rôles de gentil garçon un peu lisse qu’il avait incarnés jusque-là. Malgré son sujet sulfureux, le film a été salué par la critique et lui a valu plusieurs prix.


En 2015, il doit incarner le lanceur d’alerte américain Edward Snowden dans le film Snowden réalisé par Oliver Stone. 

DAKOTA BLUE RICHARDS (Actrice britannique)


Dakota Blue Richards dans le rôle de Lyra

Dakota Blue Richards, née le 11 avril 1994 à South Kensington, à Londres au Royaume-Uni, est une actrice britannique.

Son nom, Dakota, lui a été donné par sa mère, une anthropologue américaine. Il signifie « allié » dans la langue Lakota (tribu amérindienne nord-américaine).

Elle a passé son enfance à Brighton. Elle a obtenu son premier rôle à 12 ans et a été choisie, sur un casting de 10 000 jeunes filles à travers l'Angleterre, pour incarner le rôle principal, celui de Lyra Belacqua, dans la superproduction À la croisée des mondes : La Boussole d'or, tiré de la saga Les Royaumes du Nord de Philip Pullman. Malheureusement, ce film, bien qu'il ait été réalisé par Chris Weitz (American Pie, Pour un garçon, Twilight, etc.)et ait bénéficié d'un casting prestigieux (Daniel Craig, Nicole Kidman, Eva Green, Kristin Scott Thomas), n'a pas trouvé son public et n'a pas eu de suite. La carrière de la jeune actrice aurait alors pu être stoppée net mais il n’en a - heureusement pour elle - rien été car, depuis, elle a enchaîné les rôles au cinéma, à la télévision et au théâtre.

Cinéma

  • ·         2007 : À la croisée des mondes : La Boussoled'or (The Golden Compass) de Chris Weitz : Lyra Belacqua
  • ·         2008 : Le Secret de Moonacre (The Secret of Moonacre) de Gabor Csupo : Maria Merryweather
  • ·         2009 : Five Miles Out (court-métrage) de Andrew Haigh : Cass
  • ·         2013 : The Fold de John Jencks : Eloise Ashton
  • ·         2014 : The Quiet Hour (Sarah)  
  • ·         2014 : Girl Power (court-métrage)
  • ·         2015 : Chick Lit                 


L'actrice dans Skins 

Télévision

  • ·         2008 : Dustbin Baby (téléfilm) : April
  • ·         2011-2012 : Skins (série télévisée) : Francesca (Franky) Fitzgerald
  • ·         2013 : Lightfields (série télévisée)

Théâtre
  • ·         2015 : Arcadia

DRACULA de Francis Ford Coppola (USA-1992)

 

Dracula est un film fantastique réalisé et coproduit par Francis Ford Coppola en 1992. Il est adapté du roman homonyme de Bram Stoker. Il met également en avant le côté érotique du roman et introduit une romance entre Dracula et Mina Murray.

Résumé

Qui ne connaît l’histoire de Dracula, roman gothique publié en 1897 par l’écrivain irlandais Bram Stoker ?

Transylvanie, 1462. Le comte Vlad Dracula, chevalier roumain, part en guerre contre les Turcs en laissant derrière lui sa femme Elisabeta. Cette dernière met fin à ses jours lorsqu'elle apprend la fausse nouvelle de la mort de son mari. Le suicide étant considéré comme un péché mortel par l’Église, Elisabeta est damnée. Fou de douleur, Vlad Dracul (Gary Oldmand) renie l'Église et déclare vouloir venger la mort de sa princesse à l'aide des pouvoirs obscurs, devenant ainsi un vampire sous le nom de Dracula.

En 1897, à Londres, quatre siècles plus tard, Jonathan Harker (Keanu Reeves), un jeune clerc de notaire, est envoyé en Transylvanie pour conclure la vente de l'Abbaye de Carfax à un mystérieux et richissime comte Dracula, en remplacement de son collègue Renfield, devenu fou et interné à l’asile psychiatrique du Dr. Seward. Au moment de la signature finale de la vente, Dracula découvre un portrait de Mina (Winona Ryder, qui joue aussi le rôle d’Elisabeta), la fiancée de Harker, qui ressemble trait pour trait à son épouse défunte Elisabeta. Après avoir emprisonné Harker, Dracula s’embarque pour Londres dans le but de conquérir Mina.

Lors de son arrivée, il est transporté jusqu'à l'Abbaye de Carfax. Il cherche ensuite une proie en la personne de Lucy, la meilleure amie de Mina, qu'il transforme en vampire. Le comte possède désormais une apparence jeune et séduisante et emploie tous ses charmes à séduire Mina, dont le fiancé est toujours prisonnier en Transylvanie. La santé de Lucy se dégradant de plus en plus, son futur époux, Arthur Holmwood, fait appel au professeur Abraham Van Helsing (Anthony Hopkins), éminent spécialiste de l’occulte. Van Helsing se rend compte que Lucy est victime de vampirisme. Pendant ce temps, Harker a réussi à s'échapper du château de Dracula et se réfugie dans un couvent. Il écrit à Mina pour lui demander de venir au plus vite le retrouver afin qu'ils s'unissent. Dracula tue Lucy afin qu'elle devienne une de ses épouses vampires.

Après les funérailles de Lucy, Van Helsing et ses amis vont jusqu'au caveau familial, où est supposée être le corps de la jeune femme. Trouvant le cercueil vide, ils attendent son retour. Van Helsing la tue en lui enfonçant un pieu dans le cœur et en la décapitant. Il brûle ensuite son corps afin qu'elle trouve le repos éternel.

Les époux Harker reviennent à Londres et retrouvent Van Helsing et ses amis décidés à débarrasser l’Angleterre de Dracula. Mina est placée en sécurité dans l'asile dirigé par Seward tandis que le groupe détruit les caisses contenant la terre sacrée sans laquelle Dracula n’a plus d’encrage en Angleterre. Cependant Dracula rend visite à Mina et lui révèle sa véritable nature. Elle lui demande alors de lui donner la vie éternelle afin qu'ils restent unis. Le groupe de Van Helsing pénètre dans la chambre, interrompant Dracula qui s’échappe en se transformant en une horde de rats. Sous hypnose Mina révèle à Van Helsing le retour de Dracula dans ses terres. Van Helsing et son équipe le poursuivent jusqu’en Transylvanie.

Autour du film

Le scénario faillit être adapté sous forme de téléfilm avant que Winona Ryder ne manifeste son intérêt et le présente à Coppola, qui décida de le produire et de le réaliser.

Mon opinion

Je n'avais pas encore vu ce film, pourtant considéré comme un classique, énième adaptation du Dracula de Bram Stoker. Il faut dire que, si j'aime bien la science-fiction et le fantastique, je ne suis pas fan des films d'horreur. Comme il passait à la télévision, j'en ai profité pour le regarder.

Le film a été un grand succès commercial et les critiques ont été plutôt favorables. Il a même remporté plusieurs récompenses dont trois Oscars.

Je sais que je vais encore ne pas me faire que des amis avec cette critique mais je m'en moque.

Je m'attendais à nettement mieux de la part du réalisateur du Parrain et d'Apocalypse now  que cette pitrerie indigeste avec des scènes relevant plus du Grand-Guignol que du cinéma. Faut-il prendre cette adaptation au 2ème, voire au 3ème degré ? On pourrait le penser tant les attitudes des personnages, leurs maquillages, sont outrés et que leur jeu confine au ridicule. Malheureusement, pour que ce soit le cas, il faudrait aussi à ce film une bonne dose d'humour et de distanciation, ce dont il manque complètement.

Quand je me trouve confronté à des navets réalisés par de grands metteurs en scène et bénéficiant d’un casting prestigieux, je suis toujours stupéfait que de grands comédiens aient pu se laisser embarquer dans un scénario aussi grotesque et enfermer dans des rôles aussi caricaturaux. Bon, peut-être que résister à l'attrait d'une grosse production dirigée par Coppola ne se refuse pas, mais tout de même... Ce film me rappelle douloureusement d'autres détestables adaptations (Les frères Grimm avec Matt Damon et Heath Ledger, ou le pitoyable Sherlock Holmes avec Jude Law). Que ces films aient obtenu un succès commercial ne me surprend pas vraiment. Ce qui me surprend, c'est qu'il ait aussi obtenu trois Oscars (meilleurs montage sonore, costumes et maquillage !!!) car on serait en droit d'attendre de la profession un peu plus de discernement, à moins que les critiques n'aient pas osé  soulever la fureur du "Napoléon du cinéma".

 Décidément, je n'ai pas le feeling avec la famille Coppola. J'avais déjà détesté la fille. Avec ce film, j'en viendrais aussi à détester le père.

Mon jugement

 L'une des plus grosses "nouilleries" de l'histoire du cinéma.


samedi 28 mars 2015

LE ROI ARTHUR film historique d'Antoine Fuqua (USA - 2004)


Le Roi Arthur  (King Arthur) est un film américain  réalisé en 2004 par Antoine Fuqua.

Synopsis

L'action est censée se dérouler en 467 après J.-C. Rome, en proie à la dégénérescence de ses institutions, est victime des attaques répétées des peuples  barbares qui se pressent à toutes ses frontières et n’est plus capable de faire régner l’ordre dans son Empire trop étendu. Le pouvoir se replie sur l'Italie, abandonnant peu à peu toutes ses anciennes colonies à leur sort. Après plusieurs siècles de domination sur la Grande-Bretagne, les Romains s'en retirent face aux invasions des Saxons. Lors des conquêtes menées dans l’est de l’Europe, ils ont incorporé des cavaliers Sarmates, réputés pour leur bravoure et leur art du combat, leur promettant de les libérer de leurs engagements envers Rome après 15 ans de service. Ces cavaliers sont sous les ordres d'un officier romain, de mère celte, Artorius Castus, dit Arthur (Clive Owen).

Le film commence au moment où, ayant accompli leur dernière mission qui consistait à sauver l’évêque Germanus d’une embuscade des Pictes, dont le chef est un certain Merlin, ils attendent qu’on leur délivre le sauf-conduit qui leur permettra de regagner leur lointaine patrie.

Mais, avant de leur remettre ces précieux documents, Germanus leur donne une dernière mission : ramener à l'abri du camp romain,  situé au sud du mur d’Hadrien, la riche famille de Marius Honorius (en particulier son fils Alecto, un adolescent pressenti pour devenir le futur pape), qui vit en pays Picte.

Les chevaliers sarmates, Lancelot, Tristan, Bors, Dagonet, Gauvain et Galahad, sont réticents à l'idée d'accomplir cette dernière mais périlleuse mission, mais leur chef Arthur parvient à les en convaincre. Alors que les Saxons, menés par le roi Cerdic et son fils Cynric ont débarqué dans le nord de l’île et la ravagent, Arthur et ses chevaliers atteignent le domaine de Marius Honorius. Contre toute attente, celui-ci se refuse à les suivre. Ils découvrent aussi les traitements inhumains auxquels le Romain, malgré sa foi chrétienne, soumet ses serfs et les païens dont il est le maître. Arthur, de culture romaine et formé aux idées de justice prônées par Pélage, est horrifié. Parmi les serfs qu'il libère se trouve une jeune femme picte, du nom de Guenièvre (Keira Knightley), qui a été victime des mauvais traitements d'Honorius. Malgré ses protestations, les Sarmates contraignent Honorius à  les suivre. Sur le chemin du retour, Guenièvre conduit Arthur à son père, Merlin. Celui-ci propose à Arthur de faire une alliance entre Sarmates et Pictes contre les envahisseurs Saxons. Plus tard, alors qu'Honorius tente de s'enfuir en prenant en otage un jeune garçon, il est tué par Guenièvre qui est une archère redoutable. Avant d’arriver au camp romain, Alecto révèle à Arthur que celui qu’il révérait pour ses enseignements égalitaires, Pélage, a été exécuté à Rome pour hérésie par ceux-là même qu’Arthur défend.

Talonnés par l'avant-garde saxonne qui détruit tout sur son passage, Arthur et ses chevaliers s'arrêtent après avoir traversé un lac gelé pour faire face aux Saxons et donner aux réfugiés le temps de regagner l'abri du mur d'Hadrien. L’un des compagnons d’Arthur, Dagonet, se sacrifie pour briser la glace du lac qui engloutit ainsi la plus grande partie de l’armée saxonne.

 Sa mission accomplie, Arthur, écœuré par l’exécution de son maître Pélage, choisit de rester en Grande-Bretagne et de prendre la tête de la défense de son pays natal avec l'aide des Pictes. Ses compagnons, bien que théoriquement libres, choisissent aussi de lui rester fidèles et renoncent à regagner leur pays. Une grande bataille a lieu à Mount Badon entre les Saxons et l'armée d'Arthur ; au cours de celle-ci, Lancelot est tué ainsi que Tristan, après qu'il ait sauvé Guenièvre.

Après la mort de leur roi, la déroute des Saxons est complète. Merlin proclame Arthur roi de Bretagne et célèbre son mariage avec sa fille Guenièvre, mariage qui scellera l'alliance de tous les peuples de Bretagne.

Mon opinion sur ce film

L’idée de départ du réalisateur de traiter la légende arthurienne sous un angle historique original était intéressante. Après tout, tout ce que l'on sait d'Arthur et de ses compagnons a été forgé des siècles après les faits, eux-mêmes tellement déformés par la légende et ses multiples interprétations que toutes les adaptations sont a priori possibles.

Encore eut-il fallu que les scénaristes respectent une certaine cohérence. L'introduction des cavaliers Sarmates, bien qu’elle soit peu connue, est historique. Elle repose sur les travaux de Linda Ann Malcor, et particulièrement sur son livre « De Scythie à Camelot » qui montre l'intégration dans l'armée romaine de ces combattants expérimentés enrôlés pour défendre le mur d'Hadrien construit sous l’empereur Hadrien pour séparer le nord de l'Angleterre, occupé par Rome, de l'Ecosse. Le problème est que le film se base sur une chronologie totalement aberrante : en effet les événements qu'on nous présente ne sont pas contemporains les uns des autres. En ce qui concerne cette période, il y a peu de certitudes historiques mais il y en a malgré tout quelques-unes en lesquelles on peut avoir confiance. La Chronique anglo-saxonne, par exemple, nous dit que les Saxons n’ont débarqué en Angleterre qu'en 495, soit une 30e d'années après les événements montrés dans le film.  Il n'y eut donc jamais d'affrontements directs entre Saxons et Romains, ces derniers ayant déjà quitté l'île des dizaines d'années avant l'arrivée des Saxons sur le sol britannique. Quant à Pélage, il serait mort en 420 environ, soit une 40e d'années avant l'époque où est censé se dérouler le film. Ces deux faits sont donc totalement incompatibles avec un scénario que l'on nous présente comme "la véritable histoire du roi Arthur" ce qui est pour le moins présomptueux. Géographiquement, le film est tout aussi peu crédible : la bataille de Mount Badon (lieu clé de l'action du film) entre Arthur et les Saxons se serait déroulée, selon les archéologues, près de Bath, dans le sud-ouest de l’Angleterre et pas du tout près du mur d'Hadrien, qui se trouve, lui, à l'extrême nord de l'Angleterre. Le seul élément qui ait un peu de vraisemblance reste l’introduction des cavaliers Sarmates mais ils n'ont pu en aucune manière servir de modèle aux légendes arthuriennes.

On pourrait faire l'impasse sur ces anachronismes si ce film assumait ses incohérences, comme l'ont fait d'autres films. J’ai, dans ce domaine, les idées assez large. J'ai, par exemple, adoré  Chevalier de Brian Helgeland avec  Heath Ledger et, à un titre moindre Lancelot, le premier chevalier avec Richard Gere (dans le rôle de Lancelot) et Sean Connery (dans celui du roi Arthur). J'ai aussi regardé, sans trop de réticence, Excalibur de John Boorman, malgré toutes les libertés qu’il prend avec la légende arthurienne. En effet, si aucun de ces films ne respecte à la lettre l'histoire de la chevalerie ou des légendes arthuriennes, Chevalier est néanmoins pour moi un film formidable, plein de trouvailles, d'humour et d'inventivité (sans parler de la bande son complètement déjantée, en total décalage avec l'époque, mais tellement génialement utilisée qu'on en redemande). J’adore aussi le Merlin l'enchanteur de Walt Disney et la récente série  Merlin de la télévision anglaise, malgré ses incohérences et son manque évident de moyens. Mais, dans tous ces films, les anachronismes sont voulus et assumés et on les accepte d’autant mieux que les réalisateurs n’ont jamais eu la prétention de vouloir faire des "films historiques".

C'est sans doute justement parce qu'il n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'un film d'action, où les batailles et les tueries se succèdent jusqu’à l’écœurement, que ce film a plu au grand public. Par contre la critique n'a pas été dupe avec 31% seulement d’avis positifs, un score moyen de 4,9/10 sur la base de 183 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes et de 46/100, sur la base de 39 critiques, sur Metacritic. En France, les critiques ont été contrastées : pour Le Parisien,  il s'agit d'un « grand et beau spectacle » avec de « sérieux atouts ». Première, la revue spécialisée de cinéma, généralement plus critique, y a vu une « histoire inattendue et plutôt intéressante » avec de « bons acteurs » (ce qu’on ne saurait nier), L'Écran fantastique évoque « un postulat intéressant pour un résultat mitigé », Positif, un « brave film d'aventures » aux « agréables clichés » et Télérama une «pseudo-réalité historique manquant de style ». Je ne suis pas toujours d’accord, loin de là, avec les critiques cinéma de Télérama mais, pour cette fois, j'y souscris sans réserve et, si j’avais dû faire la critique de ce film, j’aurais été nettement plus sarcastique.


Sur le plan technique, le film n'a pas lésiné sur les moyens : tournage en paysages naturels (quelques superbes vues d'Irlande) et, nettement moins réussi, construction d'un « faux » mur d'Hadrien (et cela se voit !). Dans le bonus, le réalisateur nous dit avec fierté qu'il n'a pas recouru aux images de synthèse. Il aurait franchement mieux valu car je n'ai jamais vu un décor faire aussi "toc". C’est d’autant plus inconcevable que le vrai mur d'Hadrien existe encore et qu’il est particulièrement spectaculaire : il eut fait un merveilleux décor qui aurait valu mille fois l’horrible décor de carton-pâte que nous montre le film. Quant au reste, malgré les efforts faits par la production, on a du mal à reconnaître les barbares des "civilisés". A part que les Pictes qui sont peints en bleu, les différents combattants se différencient si peu les uns des autres qu'on a du mal à savoir qui est qui. Quant aux chevaliers d'Arthur, à part une Table Ronde si anachronique qu'on se demande si elle est tombée du ciel, on ne voit pas ce qu'elle fait là si ce n'est pour nous rappeler qu'on a affaire au « vrai » roi Arthur et à ses compagnons, dans le cas peu probable où on l'aurait oublié. Quelques scènes sont spectaculaires : celle du lac gelé (entièrement fabriqué par les décorateurs), quelques beaux paysages, la fuite éperdue des chevaux à la fin... Mais à part cela, on ne ressent aucune émotion (même pas lorsqu'on incinère le corps de Tristan... On ne croit pas une seconde à cette histoire qui s'éternise et dont la fin (le mariage d'Arthur et de Guenièvre au milieu d'un cercle de pierre évoquant vaguement un Stonehenge bas de gamme déplacé en bordure de mer) est d'un ridicule achevé. Bref, pour moi, ce film est un navet complet sans le moindre intérêt (surtout pas "historique" !)      

INTRUSION film de science-fiction de Rand Ravich (USA-1999)



Intrusion est un thriller de science-fiction sorti  en 1999. Plusieurs films portent le même titre. Je veux parler ici du film américain de science-fiction réalisé par Rand Ravich (anglais) et sorti sous le titre anglais de « The Astronaut's wife » (La femme de l'astronaute), avec Johnny Depp et Charlize Theron.

Synopsis

Le commandant Spencer Armacost (Johnny Depp) est astronaute à la NASA. Sa jolie épouse, Jillian (CharlizeTheron) et lui forment le jeune couple parfait. Bien entendu, à chaque nouvelle mission, Jillian est inquiète car Spencer risque chaque fois sa vie.

Or, la mission sur laquelle Spencer vient d'embarquer, avec son ami Alex Streck (Nick Cassavettes) se passe mal. Une explosion a lieu sur la navette et les communications sont interrompues pendant deux minutes avec la Terre. Néanmoins, les pilotes reviennent sains et saufs. Cependant, à leur retour, leur comportement change, celui d'Alex en particulier qui accuse Spencer de ne plus être celui qu'il prétend être.  Peu de temps après, lors d'une conférence, Alex meurt d'une hémorragie foudroyante. La NASA conclut qu'il a été victime d'une rupture d'anévrisme rare. Quelques jours après, la femme de Streck se suicide en s'électrocutant dans sa douche.

Après cela, Spencer quitte la NASA et trouve un emploi de cadre à New York. Tout semble cependant aller pour le mieux dans le couple d'autant que Jillian apprend qu'elle attend des jumeaux. Elle est malgré tout inquiète des changements d'humeur qu'elle constate chez son époux. Spencer n’est plus le même : il est devenu irritable, distant, a des réactions inexpliquées et, bizarrement, Jillian commence à être mal à l’aise en sa présence, ne reconnaissant plus l’homme qu’elle aime dans ce quasi-étranger qui vit avec elle. Elle s'ouvre de ses doutes à sa sœur, Nan, qui ressent la même chose qu’elle en présence de son beau-frère. Cependant, les deux sœurs mettent ce changement de comportement sur le compte de l’accident auquel a été confronté Spencer et de son nouvel emploi. Alors qu'elle se pose toutes ces questions, Jillian est contactée, en l'absence de son mari, par Sherman Reese (Joe Morton), un des anciens collègues de Spencer, licencié par la NASA peu après la fameuse mission qui a mal tourné. Il lui révèle que Spencer n'est plus celui qu'elle croit être et il lui propose un rendez-vous pour lui en apporter les preuves. Jillian est d'autant plus bouleversée que ce que lui raconte Reese confirme ses propres doutes et ceux de sa sœur.

 Mais, avant que le rendez-vous avec Reese n'ait pu avoir lieu, Spencer le tue. Il tue aussi Nan, la sœur de Jillian, qui l'avait démasqué. Entre-temps, Jillian a reçu une cassette vidéo que Reese lui avait postée. Convaincue que son mari est habité par une entité extra-terrestre, elle essaie d’électrocuter Spencer en se suicidant avec lui mais l'entité qui occupait le corps de Spencer parvient à passer dans celui de Jillian et à survivre.

On retrouve Jillian plusieurs années après. Elle s'est remariée avec un pilote et a donné naissance à des jumeaux. On les voit intégrer leur nouvelle école. Le film nous laisse entendre que les fils de Jillian  sont le résultat d’une mutation réussie entre aliens et humains et qu'ils sont destinés à suivre la carrière de leur père.

Critique

Malgré un début prometteur et de très bons acteurs, le film dérape, hélas complètement dans sa dernière partie (l'assassinat de Nan, la sœur de Jillian, était tout à fait inutile). Johnny Depp est par contre épatant dans sa transformation du mari aimant et attentionné en un individu de plus en plus inquiétant qui finit par devenir cet inconnu glacé qui n'a plus rien d'humain. Mais quel dommage que le réalisateur ne s'en soit pas tenu là et qu’il ait fait de Charlize Theron cette trop fragile et hystérique Jillian (rôle qui rappelle de manière surprenant celui qu’elle incarne dans un autre film l'Associé du diable, face à un mari (Keanu Reeves) qui devient lui aussi un monstre d’un autre ordre) La jolie Charlize n'a décidément pas de chance avec les scénaristes!

Le film tourne au Grand Guignol lorsque l'alien se révèle au grand jour. Il faut dire que, dans ce domaine, quel que soient le talent des réalisateurs, on en est souvent réduit, lorsqu'on nous montre des entités extraterrestres, à nous dépeindre des créatures plus ridicules qu’effrayantes (ET, Rencontres de troisième type, etc. Même d'excellentes séries comme Taken ["Disparition" en français], n'échappent pas à ce travers alors que tout le reste de la série est par ailleurs remarquablement mené). Mieux vaudrait que les réalisateurs ne montrent rien (comme dans « Solaris », où l’on ressent la menace sans qu’elle prenne une forme physique ou, à la rigueur, dans le remake des Visiteurs, version 2009, où les corps de lézard ne sont qu’entrevus...)

Réception

Comme on pouvait s'y attendre, malgré la présence d'acteurs aussi réputés que Johnny Depp ou CharlizeTheron, le film n'a pas été une réussite. Il a même perdu de l'argent : il n’a rapporté que 19 millions de dollars pour un coût de 75 millions, ce qui est plutôt rare, même avec de francs navets ! Ce qui démontre une fois de plus qu'un casting excellent et de bons acteurs (je parle pour Johnny Depp), ne suffit jamais à faire un bon film si le scénario est indigent ou insuffisamment crédible. A part une mince récompense au Catalonian International film Festival de Sitges (Espagne), le film n'a obtenu qu'un pourcentage ridicule d’opinions favorables (16%) sur le site Rotten Tomatoes qui, il faut le reconnaître, ne fait généralement pas dans la complaisance. Cet échec a sans doute fortement entravé la carrière de Rand Ravich réalisateur qui n'a plus, depuis cet échec, réalisé de film. Il s'est surtout consacré à la télévision avec la série Life sur NBC.

vendredi 27 mars 2015

LE SECRET DES FLAMANDS feuilleton TV français (FR-1974)


Le secret des Flamands était un feuilleton télévisé franco-italo-belgo-suisse en couleur en 4 épisodes de 52 minutes (3.28 H), diffusé du 3 au 24 janvier 1974 à la télévision française (alors ORTF). Il avait été créé par Jean-Louis Roncoroni et réalisé par Robert Valey.

Synopsis

Inspiré de l'œuvre de Giorgio Vasari, la Vie des plus éminents peintres, sculpteurs et architectes publiée en 1568, ce feuilleton où s'entremêlaient trahisons, enlèvements, meurtres et enquêtes policières relatait la découverte, par les peintres italiens de la Renaissance, des secrets de la peinture flamande.

A la fin du XVème siècle, les rivalités entre peintres italiens et flamands font rage, d'autant que ces derniers ont mis au point une technique secrète donnant un brillant et une solidité exceptionnelle à leurs œuvres. Le peintre italien Giacomo Battestini et son apprenti Antonello di Terracina (inspiré d’Antonello da Messina, interprété par Jean-Claude Dauphin) se rendent en Flandres pour essayer de découvrir la fameuse technique. En cours de route, Antonello croise le regard de Maria Cavalieri (Isabelle Adjani), fille du peu recommandable Palestrino Cavalieri (Raymond Gérôme, grand acteur de la Comédie française, interprétant souvent des rôles antipathiques).

Les héros de ce feuilleton, tourné en décors naturels (à Ypres, Bruges, Venise, Gand, Naples et Florence), étaient Jean-Claude Dauphin, alors âgé de 24 ans, qui interprétait le rôle d'Antonello, et la belle Isabelle Adjani, alors dans toute la fraîcheur de ses débuts (19 ans à l’époque), qui jouait celui de Maria Cavalieri.

A ma connaissance et malgré sa qualité et celle de ses interprètes, ce téléfilm n'a jamais été rediffusé à la télévision, ni édité en VHS ou DVD.  


LOVE ACTUALLY comédie romantique de Richard Curtis (GB-2003)


Love actually est une comédie romantique britannique de Richard Curtis (2003). Ce film était son quatrième après les célèbres Quatre mariages et un enterrement, Le journal de Bridget Jones et Coup de foudre à Notting Hill, etc. 


Synopsis

Le début (et la fin) du film nous montrent des images de retrouvailles de voyageurs de tout âge et de toute condition à l'arrivée de l'aéroport d'Heathrow (Londres). Une voix off (qui est celle de David/Hugh Grant) commente ces images en disant que "à chaque fois qu'il se sent triste, il pense à cet amour simple et naturel que ressentent tous ceux (enfants, amis, amoureux...) lorsqu'ils se retrouvent après un voyage dans un aéroport". La voix ajoute que tous les messages laissés par les victimes du 11 septembre à leurs proches furent des messages d'amour et non de haine.  Ce commentaire donne le ton général du film qui est censé se passer un mois avant Noël et raconte les histoires d'amour croisées de ses divers et nombreux personnages.
L'épilogue, qui se place un mois après, nous montre comment se sont nouées et dénouées les histoires d'amour des protagonistes.

Casting

Le casting de ce film est prestigieux. Au côté de Hugh Grant (qui incarne un improbable 1er ministre), on trouve Emma Thompson, Keira Knightley, Colin Firth, Liam Neeson, Bill Nighy, Claudia Schiffer, etc.

Bande son

La bande son originale a été composée par Craig Armstrong. On y entend aussi Dido, Maroon 5, Norah Jones, The Beach Boys, Texas, Otis Redding, etc.

Mon opinion sur ce film 

Gentillette comédie romantique carrément décevante au regard du casting et des antécédents du réalisateur. Sans toutefois rejoindre la critique au vitriol que fit Will Self de ce film : "La plus malsaine et grotesque manipulation des sentiments de l'audience de cinéma depuis Le triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl", ce qui est tout de même légèrement excessif et fait trop d’honneur à un film qu’on oublie sitôt après qu’on l’ait vu, je n'y ai pas trouvé beaucoup d'intérêt même si j'ai ri (ou plutôt souri) à certaines répliques (en particulier celles d'Hugh Grant qui, quel que soit le navet dans lequel il joue, est toujours irrésistible) ou apprécié le jeu d'un acteur de 10 ans, Thomas Sangster, dont la maturité m'a stupéfié. Ce même jeune acteur est aussi musicien et c'est lui-même qui joue de la batterie dans le film. Pour ce rôle, il a été nominé pour un "Golden Satellite Award" and "Young Artist Award ». Malgré son jeune âge, Love actually était son 7ème film ! Accessoirement, il s'avère aussi être un cousin de Hugh Grant. Malheureusement, et cela on le sait depuis longtemps, quelques bons acteurs mis ensemble ne suffisent jamais à réaliser un bon film si le scénario est inexistant (ou, dans ce cas, insuffisant).  

Mon classement

Un navet gentillet. Si vous n'avez rien d'autre à faire, vous passerez un moment agréable. A déconseiller cependant aux enfants de moins de 12 ans car certaines scènes "chaudes" pourraient être choquantes.

Je vous recommande plutôt :






jeudi 26 mars 2015

BATMAN ET ROBIN de Joel Schumacher (USA-1997)


Batman et Robin. Film américain de Joel Schumacher (1997) avec George Clooney dans le rôle de Batman, Arnold Schwarzeneger, dans le rôle de Mr. Freeze, Uma Thurman(Poison Ivy) et Chris O'Donnel dans celui de Robin.

Synopsis

Le film est une suite de Batman Forever (1989). A la suite d'un accident, le Dr. Victor Freeze est devenu incapable de supporter les températures supérieures au zéro. Désireux d'obtenir les fonds nécessaires au traitement de sa femme, atteinte du syndrome de MacGregor, Mr. Freeze cherche à s'emparer de diamants qui lui permettront de plonger Gotham City dans un froid éternel. Il profite de la complicité de Poison Ivy (Uma Thurman), une chercheuse dévoyée qui a obtenu des pouvoirs surnaturels en combinant les gènes de serpents venimeux et de plantes carnivores. A leur duo maudit se joint aussi Bane, un super-combattant mutant résultat des expériences du Dr. Jason Woodrue, un autre savant fou.

Face à eux, ils trouvent le duo Batman (George Clooney) et son jeune ami Robin (Chris O'Donnel), auxquels s'adjoint une aide inattendue, Barbara Wilson (Alicia Silversyone), la nièce de l'éternel majordome de Bruce Wayne/Batman, Alfred Pennyworth (Michael Gough).

Mon opinion sur ce film : un festival de laideur

Je n'avais pas vu ce film et je ne l'aurais sans doute jamais vu s'il n'était passé, hier soir, sur la chaîne de la TNT, D17. Je l'ai trouvé indigne d’acteurs du calibre de George Clooney ou Uma Thurman (sans parler de Schwarzeneger). Comme chaque fois que je vois ce genre d’inqualifiables navets, je me demande comment de tels acteurs ont pu se laisser entraîner à jouer dans une mascarade où seules semblent compter pour le réalisateur les scènes de bagarre. Les dialogues, qui se veulent drôles, frisent très souvent le ridicule, comme la compétition entre Batman et Robin, quant au scénario et à la mise en scène, ils sont inexistants (gags à répétition, décors minables, effets spéciaux pourris, etc.) On ne peut même pas se consoler avec la photo du film, ou la musique, tonitruante et attendue. Bref, le parfait navet à l'image (hideuse à souhait) de l'affiche officielle. Sans commune mesure en tout cas avec Batman begins, The dark knight ou The dark knight rises qui sont d'une toute autre trempe. 

 Disponible en DVD.

Mon classement

Raté de chez raté. Passez votre chemin.


VOYAGE EN CHINE film de Zoltan Meyer (FR-2015)


Voyage en Chine est un film dramatique français réalisé par Zoltan Mayer et sorti en 2015.

Résumé

Liliane (Yolande Moreau) travaille comme infirmière dans un hôpital. Elle apprend la mort de son fils Christophe, survenue accidentellement en Chine où il s’était installé depuis plusieurs années comme photographe. Voulant rapatrier son corps en France, elle se heurte à l’absurdité de l'administration et aux assurances qui exigent un certificat de décès avant d'entreprendre quoique ce soit. Elle décide alors, sans en parler à son époux, Richard (André Wilms) avec qui Christophe ne s’entendait pas, de se rendre sur place, avec le peu d’éléments dont elle dispose.

Elle ne connaît évidemment pas la langue et baragouine un peu d’anglais, ce qui n’est pas pour faciliter le dialogue avec les Chinois, mais parvient par miracle à l'appartement qu'il occupait. N'arrivant pas à se faire comprendre, elle ne ne trouve pas l'étage et s'assoit en silence dans l'obscurité jusqu'à l'arrivée d'une jeune femme qui parle anglais : c'était la voisine de Christophe et elle a la clé de l'appartement. Elle l'invite à dîner puis, avec son aide, Liliane entreprend le long et pénible voyage vers le village du Sichuan où le corps de Christophe est conservé. Là, elle rencontre ses amis et sa petite amie qui, bien qu'attachée aux traditions religieuses taoïstes, travaille dans la mode et parle anglais et français. Au cours de son séjour, Liliane écrira un journal dans lequel elle s’adresse à son fils et lui confie toutes ses impressions et ses découvertes sur le pays où il avait choisi de vivre. Petit à petit, elle trouve sa place auprès de gens aimants et chaleureux qui compatissent à son deuil et elle décide de faire incinérer le corps sur place et de procéder à une cérémonie taoïste. Au moment de regagner la France, elle change ses plans, et reste en Chine, dans ce pays qu’aimait Christophe.

Critique

Yolande Moreau était l’actrice idoine pour jouer un tel rôle : maladroite, hésitante et toujours juste. Vêtue d'un long manteau rouge, hébétée par l'annonce de la mort de son fils, elle traîne une unique valise, perdue dans l'immense gare de Shanghai. Nous la plaignons d’être si gauche tout en admirant la ténacité bornée, presque minérale, avec laquelle elle avance, en écartant tous les obstacles. Bien que le film soit un peu lent et pas toujours très bien filmé (pourtant le réalisateur serait un célèbre photographe), nous sommes pris dans cette quête d’une mère qui, à travers ce voyage initiatique à l’envers, cherche à mieux comprendre un fils qu’elle n’a pas vu grandir et auquel elle continue à s’adresser comme à son « petit ». C’est terriblement émouvant et on a plus souvent les larmes aux yeux que le sourire aux lèvres devant les situations cocasses auxquelles est confrontée cette mère dévastée par la mort d'un enfant avec qui elle avait perdu le contact  sans toutefois jamais cesser de l'aimer.

Un coup de chapeau au compositeur de la musique du générique de fin, magnifique de nostalgie,

Par son côté contemplatif, et sa lenteur, ce Voyage en Chine évoque certains films de Theo Angelopoulous comme le Regard d'Ulysse ou le Voyage des comédiens. 

mardi 24 mars 2015

TOM HANKS (Acteur américain)


Tom Hanks est un acteur américain né le 9 juillet 1956 à Concord (Californie).

Biographie

Tom Hanks a été très marqué par le divorce de ses parents alors qu’il avait 5 ans, qu’il vécut encore plus difficilement du fait de la séparation d'avec ses frères et sœur. Tom resta, avec son frère Larry et sa sœur Sandra, à la charge de leur père Amos, alors que leur frère Jim était à la charge de leur mère. Le métier de son père (cuisinier itinérant) obligea les enfants à un grand nombre de déménagements et de changements d'écoles, ce qui ne laissa pas au jeune Tom le temps de se faire des amis et développa chez lui une grande timidité. Son père se remaria plusieurs fois et Tom vécut toute son enfance dans ce qu'on appelle aujourd'hui une "famille recomposée". En 1965, son père se remaria une nouvelle fois. La famille, qui s'apparentait plus à une "tribu" qu’à une famille, comportait 10 enfants, de parents et d'âges très différents.

Heureusement Tom trouva un exutoire à cette vie familiale chaotique dans le sport et surtout dans le théâtre. Un de ces rôles lui vaudra même en 1974, alors qu'il était encore à l'école, un prix d'interprétation. Après le secondaire, il continua ses études à l'université d'Oakland, travaillant comme groom à l'hôtel Hilton pour financer sa scolarité. Il déménagea ensuite à Sacramento pour y suivre les cours de théâtre à l'université. Ses premières tentatives pour trouver des rôles dans la troupe de théâtre de l'université furent des échecs dont il souffrit énormément, pensant qu’il n’était pas destiné à la carrière d’acteur. Il décrocha cependant un rôle dans une pièce de Tchekov, La Cerisaie, montée par un théâtre local. Dowling, le metteur en scène de la pièce fut si impressionné par sa prestation qu'il l'invita à participer à un festival de théâtre à Cleveland (Ohio), capitale américaine du théâtre, où se trouve le Playhouse Square Center, le deuxième plus grand centre des arts de la scène des Etats-Unis après le Lincoln Center de New York. Tom avait trouvé sa voie. Il arrêta aussitôt l'université pour se lancer définitivement dans la carrière théâtrale, s'impliquant dans l'organisation du festival de Cleveland, dont il s'occupae pendant trois ans. Il se maria en 1978. La même année, sa carrière théâtrale lui rapporta des satisfactions : il reçut un prix d'interprétation pour son rôle de Proteus dans la pièce de Shakespeare "Deux gentilshommes de Vérone". Pensant mieux développer sa carrière théâtrale, Tom Hanks et sa femme déménagèrent à Broadway, haut lieu de l'activité théâtrale des Etats-Unis, mais ils n’avaient pas imaginé combien la lutte serait âpre dans les milieux du théâtre professionnel newyorkais et ils furent contraints de revenir à Cleveland.

En 1979, Tom Hanks obtint son premier rôle au cinéma, dans un film d'horreur, Noces sanglantes (He know's you're alone).

Mais c'est à partir de 1980 que la télévision lui donna plusieurs rôles dans des séries lancées par la chaîne ABC qui recherchait de jeunes acteurs. Nouveau déménagement en Californie pour se rapprocher des studios hollywoodiens.

- Le succès viendra avec Philadelphia de Jonathan Demme (1993) où Tom Hanks incarne un jeune et brillant avocat homosexuel, licencié par son puissant cabinet parce qu'il est atteint du sida, puis ce sera :

- Forrest gump (1994)

Ces deux rôles où il est vraiment remarquable lui valurent un Oscar du meilleur acteur amplement mérité.

Il enchaîna ensuite avec trois succès :

- Apollo 13 (1995)
- Il faut sauver le soldat Ryan (1998)
-  La ligne verte (1999)

Depuis, Tom Hanks est devenu l’un des plus grands acteurs américains et sa filmographie compte à ce jour plus de 60 films. Tous ne sont pas de grands films car il a souvent accepté des rôles à caractère purement alimentaire, très en-deçà de son talent mais il n’a cependant pas à rougir d’un palmarès  qui reste l’un des plus exemplaires parmi les carrières d’acteurs.

Parmi ses rôles les plus marquants, à part les films cités, nous retiendrons aussi :



L'ODYSSEE DE PI film d'aventure de Ang Lee (USA-2012)


L'Odyssée de Pi (Life of Pi) est un film d'aventure américain produit et réalisé par Ang Lee en 2012 et adapté du roman à succès Histoire de Pi de Yann Martel.

Il a été nommé à onze Oscars dont celui du meilleur film en 2013. L’Odyssée de Pi a été le film le plus récompensé et a obtenu quatre Oscars dont celui du meilleur réalisateur pour Ang Lee.

Synopsis

Pi Patel est né en Inde. Son père était propriétaire d’un zoo à Pondichéry. Alors que Pi a 16 ans (Suraj Sharma), sa famille décide de déménager à Montréal, au Canada, en emmenant tous les animaux. Lors de la traversée, le cargo transportant la famille de Pi est pris dans une terrible tempête et coule. Tous des passagers sont noyés, à part Pi, qui se retrouve à partager un canot de sauvetage sur une mer démontée avec un zèbre blessé, une hyène, un orang-outan et... un tigre du Bengale. Le tigre règle très vite leur compte aux autres animaux et Pi doit apprendre à cohabiter avec cet animal sauvage et dangereux, du nom de Richard Parker.

Mon opinion sur ce film

On ne doit pas se laisser abuser par la présentation du film qui pourrait laisser penser qu'il est visible par de jeunes enfants. C'est sans doute un conte mais certaines images sont d'une rare violence, amplifiées par l'effet 3 D qui seul permet par ailleurs d'apprécier la splendeur du spectacle.

Mon classement

Très beau film (à voir impérativement en 3 D). Ne pas y emmener des enfants impressionnables.

HOMMAGE A MICHAEL CLARKE DUNCAN


Michael Clarke Duncan, ce nom ne vous dira peut-être rien mais, si l'on vous dit qu'il était l'acteur qui incarnait le condamné à mort de La ligne verte, vous saurez immédiatement de qui il s'agit.
L'acteur, qui avait un physique hors du commun (il mesurait 1,96 m et pesait 140 kg), est décédé le 3 septembre 2012 suite à un arrêt cardiaque.

Né le 10 décembre 1958 à Chicago, dans un milieu pauvre, il avait toujours rêvé d'être acteur mais ses origines modestes l'obligèrent à enchaîner les boulots subalternes (il fut  démolisseur, videur de boîtes de nuit, strip-teaseur, agent de sécurité, garde du corps, etc.) C'est alors qu'il était garde du corps de Will Smith à Hollywood qu'il approcha le milieu du cinéma. Il décrocha son premier rôle important en 1998 dans le film de Michael Bay, Armageddon.

Un an plus tard, en 1999, face à Tom Hanks, il incarnait le rôle de John Coffey, un condamné à mort dans les années 30 dans le film La ligne verte, tiré d'un roman de Stephen King. Sa présence, dans le rôle d'un géant infantile et débonnaire, accusé à tort d'un meurtre dont il est innocent, et doué de pouvoirs de guérison, le fit connaître au monde entier et lui valut une nomination à l'Oscar du meilleur second rôle.

C'est aussi lui qui incarnait le colosse qui, en pleine anesthésie, s'échappe de la table d'opération alors qu'on lui prélève des organes dans le terrifiant film de science-fiction The island, au côté d'Ewan McGregor et Scarlett Johansson.

Depuis son premier film, il a eu une carrière impressionnante, avec pas moins d'une 50e de films et presqu'autant d'apparitions plus ou moins importantes dans des séries ou des téléfilms.   
Le 13 juillet dernier, il était victime d'un infarctus du myocarde et, malgré l'intervention immédiate des services de secours, il devait décéder, ce lundi 3 septembre, à l'hôpital Cedar-Sinaï de los Angeles où il avait été transporté.   

LA LIGNE VERTE film de Frank Darabont (USA-1999)


La ligne verte (Titre original : The green Mile) est un drame fantastique américain réalisé par Frank Darabont sorti en 1999. Il est adapté d'un roman homonyme de Stephen King.

Synopsis

L'histoire a lieu en 1935. Paul Edgecomb (Tom Hanks) est gardien-chef à la prison de Cold Mountain (Louisiane), au bloc E, surnommé "La ligne verte", où sont gardés les condamnés à mort destinés à être exécutés. Lorsque John Coffey (Michael Clarke Duncan), un impressionnant colosse noir condamné pour le viol et le meurtre de deux sœurs jumelles, est incarcéré, tous sont surpris par sa douceur qui contraste avec son physique. A part le gardien Percy Wetmore (Doug Hutchison) qui prend un plaisir pervers à humilier les détenus, en particulier John, tout le personnel de la prison doute de sa culpabilité.

A plusieurs reprises, John fait usage de pouvoirs de guérison qu'il a depuis l'enfance. Au fil du temps, les gardiens, devenus ses amis et convaincus de sa totale innocence dans l’assassinat des fillettes, font tout pour obtenir sa libération mais John refuse, disant que seule la mort le délivrera du mal qui règne chez ses semblables et qu'il ressent en lui comme une insoutenable torture physique permanente. Pour y mettre fin, c’est lui qui demande à être exécuté.

Mon opinion sur ce film

Ce film ne peut laisser indifférent car il traite d'amour et d'humanité dans un milieu où l'arbitraire, l'injustice et la cruauté règnent en maîtres. La réussite du film doit plus à la qualité d'interprétation de Tom Hanksmais surtout à l'extraordinaire prestation de Michael Clarke Duncan (malheureusement décédé depuis), qu'au scénario. En effet, je pense que si les "miracles" réalisés par John avaient été traités de manière moins spectaculaire, le film en aurait paradoxalement gagné en crédibilité mais c'est peut-être un peu trop demander à un réalisateur américain qui a toujours tendance, quelles que soient par ailleurs ses qualités, à "en faire trop".

Je ne suivrai pas cependant le critique de Télérama qui a reproché au film de ne  jamais avoir mis en cause, dans son propos, la peine de mort. A mon sens, cette critique est particulièrement infondée car, s'il est vrai que la peine de mort n'est pas formellement remise en question dans le film, celui-ci démontre brillamment combien, dans le cas de John, dont l'innocence est flagrante pour le spectateur, cette sentence est injuste, et d'autre part combien son exécution est inhumaine et indigne d'une nation développée.

Mon classement : Un film exceptionnel.

Dans le même esprit, vous pouvez voir :