vendredi 27 février 2015

FALLING SKIES série TV de science-fiction (2011-...)




Falling Skies est une série télévisée de science-fiction post-apocalyptique américaine créée par Robert Rodat (le scénariste du film "Il faut sauver le soldat Ryan"), produite par Steven Spielberg via Dreamworks Televisions.

J’ai vu les trois premiers épisodes à la télévision. La série, toujours en production, compte à ce jour quatre saisons répartie 42 épisodes de 42 minutes. En 2015, une 5ème saison est en cours de tournage.

Les 3 premières saisons sont disponibles en DVD en France.

Synopsis

La série commence assez abruptement alors que la Terre (plus exactement les Etats-Unis) a été envahie depuis six mois par des extra-terrestres. On apprend que l’invasion s’est faite sans que les armées aient pu réagir. 90 % de l'humanité a été tuée. Les survivants fuient les envahisseurs, répartis en trois espèces différentes, des entités mécaniques, les "Mechs" ("Mecas" dans la version française) des sortes de robots géants bipèdes dotés d'armes redoutables, les "Skitters" ("Rampants" en français), d'horribles monstres verts insectiformes, et une 3ème espèce, humanoïde, les "overlords" ("les maîtres"), dont on sait très peu de choses, mais qui semblent être à l'origine de l'invasion, les autres n'étant que leurs exécutants, voire leurs esclaves.

Les survivants ont fui les villes et s'organisent comme ils peuvent, en cherchant de la nourriture et des armes, afin de se défendre contre les envahisseurs qui, malgré leur puissance, ne sont pas indestructibles.

Les aliens tuent systématiquement les humains qu’ils rencontrent, épargnant seulement les enfants et les adolescents âgés de 8 à 18 ans dans le but de les asservir afin de les forcer à réaliser des tâches manuelles dont on ne comprend pas le but. Pour ce faire, ils leur en leur implantent sur le dos des harnais bioniques qui, au bout d’un certain temps, ne font plus qu’un avec le corps humain et annihilent toute volonté propre. Il semble aussi impossible de retirer cet artefact du corps de l'humain implanté sans le tuer.

Le héros de l'histoire est Tom Mason (interprété par Noah Wyle, connu pour avoir incarné le sympathique Dr. Carter de la série Urgences). C’est un intellectuel qui, jusqu’à l’invasion, ne s’était jamais battu et était professeur d’histoire à l’Université. Il est père de trois garçons, Hal (Drew Roy), 16 ans, Ben (Connor Jessup), 14 ans et le cadet, Matt (Maxim Knight), 8 ans. Sa femme a été tuée alors qu’elle était sortie chercher des provisions, le jour de l’invasion. Depuis, ils ont quitté leur maison et ont rejoint un groupe de civils encadrés par quelques militaires rescapés. 

Le groupe de fugitifs est dirigé par le capitaine (puis colonel) Dean Weaver (Will Patton), un militaire de carrière qui a combattu pendant la guerre du Golfe et a perdu sa famille lors de l’invasion. En tant qu'universitaire cultivé et pacifiste, Tom Mason défend les droits des civils contre l'attitude presque dictatoriale de Weaver. Tom trouve un allié dans le colonel à la retraite (puis général) Jim Porter (Dale Dye), plus courtois et humain que Weaver. 

Ben ayant été enlevé par les extra-terrestres et "implanté", Tom, accompagné de son fils aîné Hal, et contre l'avis de Weaver, a monté une opération de secours pour libérer l'adolescent.    

Au début, à couteaux tirés avec Weaver, Tom Mason deviendra le second de Weaver au cours du développement de la série. La troisième personnage incontournable de ce trio est le Dr. Anne Glass (Moon Bloodgood) qui, aidée d’une jeune fille, Lourdes Delgado (Seychelle Gabriel), tente de soigner au mieux les malades et les blessés qui affluent au camp. Au cours de la 2ème saison, Tom et Anne deviendront amants. 

Mon jugement sur cette série

N'ayant pu résister à l'attente, j'ai acheté es trois premières saisons au fur et à mesure de leur parution en DVD. Ayant raté le 1er épisode lors de la diffusion télé, je pensais que je trouverais un pilote ou, à défaut, un résumé des débuts de la série mais je n’ai rien trouvé car celle-ci commence brusquement 6 mois après l’invasion.

On ne connaît ni la raison, ni l'étendue de celle-ci et on vit au jour le jour avec les héros, survivants de l'holocauste qui, eux-mêmes, glanent des bribes d’information au fur et à mesure des épisodes. Curieusement, seuls les humains ont été tués. Les infrastructures sont intactes, sauf celles prises sous l'impact des explosions ET qui ne semblent pas être d'origine nucléaire. Les DVD m'ont laissé sur ma faim d'autant que les commentaires audio constituant le bonus sont exclusivement en anglais non sous-titré.
Ma première réaction avait été une réaction de rejet car je regrette qu'une fois de plus les aliens soient décrits comme les méchants envahisseurs dont le seul but semble être la destruction de l'humanité. Impression d'autant plus négative que les "Mechs" sont quasiment la copie-conforme des terrifiants Cylons mécaniques de l'excellente série Battlestar galactica. Quant aux aliens insectiformes, ils sont verts, répugnants, et aussi repoussants que des araignées géantes (et gluantes)... Reste les "overlords" dont je ne sais pas ce qu'ils nous réservent. Pourquoi faut-il que les scénaristes manquent à ce point d'imagination. Les extraterrestres de V, les visiteurs, du moins sous leur forme humaine, ou ceux de The Event me paraissent beaucoup plus menaçants que ceux, caricaturaux, que nous montre Falling skies.

Mais l’intérêt de la série est ailleurs : il est dans le contexte qui entoure les survivants, dans la complexité de la personnalité des héros et surtout des multiples questions sans réponses : pourquoi cette invasion ? Quels buts poursuivent les aliens ? Pourquoi transforment-ils les jeunes humains qu'ils capturent en zombies ? Que font-ils du métal qu'ils récupèrent ? C'est cela qui me fera regarder les prochains épisodes. L’évolution des personnages est aussi passionnante : Tom, le personnage principal qui va se faire violence pour abandonner sa modestie naturelle pour défendre ses fils et ses concitoyens, à ses fils, que l’on verra se transformer d’adolescents insouciants en combattants aguerris, jusqu’au personnage ambigu de Pope (Colin Cunningham) qui, du bandit sans foi ni loi qu’il était au début, devient un des piliers de la Rébellion et l'un des alliés les plus fidèles de Tom Mason.
  
Dans le même esprit, vous pouvez voir :  
         
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DEAD ZONE série fantastico-policière (USA 2002-2007)


Dead Zone (The Dead Zone) est une série télévisée fantastique américano-canadienne en 80 épisodes de 42 minutes (en 6 saisons, de 2002 à 2007) créée par Michael et Shawn Piller, d'après les personnages du roman homonyme de Stephen King. Ce roman avait précédemment inspiré un film du même nom Dead Zone à David Cronenberg en 1983. Le rôle de Johnny Smith y était tenu par Christopher Walken, celui de Sarah par Brooke Adams et celui de Greg Stillson par Martin Sheen. En France, la série a été diffusée à partir du 27 décembre 2003 dans La Trilogie du Samedi sur M6. Les 6 saisons sont disponibles en DVD.   

Résumé

Alors qu’il est âgé de six ans, le petit Johnny Smith patine sur un étang lorsqu'il est heurté par un joueur de hockey et tombe, se cognant la tête contre la glace. À cet instant, Johnny a un « flash » : la glace de l'étang se brise et un garçon passe au travers. Quelques instants plus tard, la vision se réalise sous ses yeux. Heureusement, le jeune joueur de hockey est sauvé des eaux par l'intervention de son entraîneur et des autres joueurs.

Vingt ans plus tard, Johnny (Anthony Michael Hall) est professeur de biologie au lycée de Cleaves Mills, sa ville natale, dans le Maine. En cette fin de journée, il se rend avec sa fiancée Sarah (Nicole de Boer) à la fête foraine. Johnny joue à la roue de la fortune et gagne plusieurs fois d'affilée. Il s'arrête de jouer juste avant que le zéro ne sorte. Mais cette joyeuse soirée se termine mal : après avoir raccompagné Sarah chez elle, Johnny est victime d'un terrible accident. Sa voiture est percutée par un camion qui dérape sur le verglas et il se retrouve dans le coma. Il y restera 6 ans, partiellement paralysé. À son réveil, tout a changé, comme le dit lui-même Johnny dans le monologue qui ouvre tous les épisodes :

« J’avais une vie parfaite jusqu'à ce que je me retrouve dans le coma pendant six ans. Quand je me suis réveillé, j’ai découvert que ma fiancée était mariée à un autre homme. Mon fils ignore qui je suis. Tout a changé, y compris moi. Un seul contact et je vois des choses, des choses qui se sont passées, des choses qui vont se passer. Vous devriez voir ce que je vois ! »

En effet, Sarah, qui était enceinte de lui lors de l’accident de Johnny, l’a veillé pendant un certain temps puis, pensant qu’il ne se réveillerait pas et bien qu'elle l'aime toujours, elle s’est mariée au shérif Walter 'Walt' Bannerman (Chris Bruno) pour donner un père à son fils, qu’elle nomme Johnny « Junior » (Spencer Achtymichuk de la saison 1 à la 5 puis Connor Price, pour la saison 6).

Lorsqu’il sort du coma, Johnny est devenu médium. Les médecins attribuent ses visions à une « zone morte » (« dead zone » en anglais, d'où le nom de la série) précédemment inutilisée de son cerveau, qui essaierait de compenser les dommages cérébraux survenus lors de son accident.

Avec l'aide de Sarah, du mari de celle-ci, le shérif Walt Bannerman, et de Bruce, son kinésithérapeute qui devient son ami, Johnny va mettre ses capacités hors du commun au service de la résolution d'affaires policières. Néanmoins, sa volonté d'agir pour le bien se heurtera parfois à des obstacles, particulièrement après sa rencontre fortuite avec Greg Stillson (Sean Patrick Flannery), candidat à la Maison-Blanche : en le touchant, Johnny a une vision. Si Greg accède au poste suprême, l’avenir sera apocalyptique. Johnny  se débat alors avec un dilemme moral : certain qu'il faut empêcher Gref de devenir président, doit-il aller jusqu'à l'éliminer pour empêcher Armaggedon ? Et quels sont les liens de Stillson avec le Révérend Purdy (David Ogden Stiers), un homme insaisissable et manipulateur qui ne recule devant aucun compromis pour satisfaire sa soif de pouvoir et d’argent ?

Au cours des 6 saisons, le gentil scénario du début où, au cours des épisodes, Johnny aide la police à résoudre des énigmes, aide à arrêter les meurtriers et innocenter les innocents, se complexifie énormément jusqu’à nous projeter dans une vision apocalyptique de l'avenir.   

Malheureusement, comme de nombreuses autres séries, Dark zone a été interrompue brutalement avant sa conclusion après le 13e épisode de la saison 6 improprement intitulée Renaissance en français (titre original : Denoument, c’est-à-dire dénouement). 

Générique

Il faut aussi signaler le générique très réussi, soutenu par l'émouvante voix de Jeff Buckley interprétant New Year's Prayerque, dans les saisons 1 à 3, remplacée, pour les saisons suivantes par Dead zone epic de Blues Saraceno. 

Mon opinion

J’ai aimé cette série dès les premiers épisodes, vus dans l’excellente Trilogie du Samedi sur M6 (hélas disparue), à tel point que j’ai acheté tous les DVD. J’ai été très intéressé par le don de Johnny Smith qui se révèle à sa sortie du coma et j’ai été ému par son histoire d’amour contrariée avec Sarah. Les cinq premières saisons ont été passionnantes, bien qu’un relâchement dans la qualité des scenarii se soit fait sentir à partir de la saison 3, mais le coup de grâce a été donné au début de la saison 6, avec la mort de Bannerman et surtout par le remplacement de John-Junior, interprété jusque-là par le très charismatique Spencer Achtymichuk par le bien peu sympathique Connor Price. Personnellement, je déteste cette incroyable désinvolture des producteurs anglo-saxons qui se permettent de remplacer sans tambour ni trompettes un acteur par un autre.


Le fait aussi que le dernier épisode de la saison 6 soit annoncé comme une fin, alors que ce n’en est pas une, m’a fortement déçu comme les milliers de spectateurs dans le monde. Comme dans le cas d’autres séries injustement interrompues, une pétition a été lancée et elle a eu beau recueillir des milliers de signatures, elle n’a pas pour autant convaincu les producteurs de tourner une saison 7, nous laissant tous mécontents et frustrés.   
    

jeudi 26 février 2015

CHARLIE BARTLETT comédie de Jon Poll (USA-2008)



Charlie Bartlett est une comédie américaine réalisée par Jon Poll, sorti le 22 février 2008. Le scenario a été  écrit par Gustin Nash.

Le film a été présenté en avant-première au Tribeca Film Festival en mai 2007, et fut aussi projeté au marché du film de Cannes, au Maui Film Festival, et au Cambridge Film Festival avant d’être distribué dans les salles aux Etats-Unis et au  Canada en août 2007. Il est disponible en DVD (VF) depuis 2009.

Résumé

L’histoire  met en scène un adolescent riche et doué, Charlie Bartlett (Anton Yelchin) qui rêve d’être populaire.  Lorsque le film commence, après avoir déjà été renvoyé de plusieurs écoles huppées, il se fait renvoyer de sa dernière parce qu’il s’y est fait la spécialité de fournir des faux permis de conduire à ses camarades. Il ne lui reste plus qu’à intégrer un lycée public.

Dès son premier jour dans ce nouveau lycée, il se fait remarquer en arrivant en costume et avec un attaché-case en guise de sac à dos. Il devient donc immédiatement le souffre-douleur de la brute de service du lycée, un certain Murphey (Tyler Hilton) et de son lèche-bottes.

Mais, grâce à son intelligence, il a vite fait de mettre Murphey dans sa poche et  il en fait son associé pour donner des consultations psychiatriques gratuites dans les toilettes de l’école, revendant ensuite aux lycéens les médicaments qu’il s’est fait prescrire par ses propres thérapeutes, pour ses soi-disant troubles de la personnalité. Grâce à ce stratagème,  il devient ce dont il avait rêvé : la vedette du lycée…

Sauf que les choses tournent mal lorsque l’un des élèves psychologiquement très fragile, Kip (Mike Rendall) tente de se suicider en avalant tout un flacon d’anxiolytiques procurés par Charlie.  

Celui-ci décide alors de se ranger, d’autant qu’il est tombé amoureux de la belle Susan Gardner (Kat Dennings), la fille du principal, mais les choses sont allées trop loin et lui échappent, manquant de peu de se terminer en catastrophe.

Mon opinion

Certes, le film traite d'un sujet qui a déjà souvent été traité au cinéma avec plus ou moins de bonheur, le mal-être et les dérives d’une jeunesse en quête de repères (Generation RX, Brick, Elephant, Paranoid Park,  etc...) mais sans la charge dramatique et anxiogène de la majorité de ces films. Ici, sans nier tout ce qui fait que la jeunesse des sociétés développées est mal dans sa peau (superficialité, consumérisme, désœuvrement et consommation abusive de drogues en tout genre),  le réalisateur s’est attaché à nous montrer que l’un des objectifs majeurs de ces jeunes est la quête de leur propre identité. Le film doit beaucoup à la remarquable prestation d'Anton Yelchin qui sait nous rendre sympathique un personnage que l’on devrait, a priori, détester.

Je citerai ici une critique découverte sur Allociné car j’aurais pu l’écrire à un ou deux mots près :

« Sous une apparence légère et superficielle, ce teen-movie émouvant nous présente une image profondément réfléchie des adolescents et de leurs tourments, de leurs angoisses, de leurs peurs, de leur quête d'identité et d'indépendance, de leur relation avec leurs parents. Sans tomber dans les clichés, le réalisateur Jon Poll nous offre une magnifique palette de jeunes se livrant sans pudeur à Charlie Bartlett (joué par le fantastique Anton Yelchin qui donne à son personnage toute la consistance à travers la détresse et les émotions de ce jeune adolescent), jouant le rôle de "confident" dans les toilettes du lycée, façon mi-confession ecclésiastique, mi-thérapie médicamenteuse, dans une recherche désespérée d'amour (qu'il ne trouve pas dans sa famille …). Le casting est véritablement le point fort de ce film (…) » [Critique de schutschut sur Allociné.fr]

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LE JOUR OU JE L'AI RENCONTREE film de Gavin Wiesen (USA-2011)


Le jour où je l'ai rencontrée (titre original : The Art of Getting By) est une comédie romantique américaine de Gavin Wiesen sortie en 2011. Le film a été présenté en avant-première sous le titre Homework (« Travail à la maison ») au Sundance Film Festival en 2011.
Le DVD est sorti en France le 5 septembre 20121.

Résumé

George (Freddie Highmore), un adolescent sensible et solitaire de terminale a perdu tout intérêt aux cours et, n’ayant rendu aucun de ses devoirs scolaires pendant l’année, il risque de rater son examen de fin d’année. Au lieu de cela, il passe son temps à dessiner avec un certain talent sur ses cahiers et ses livres mais, paradoxalement,  il ne fait rien non plus en arts plastiques au grand désespoir de son professeur qui encourage ses élèves à s’exprimer en toute liberté. Ni ses professeurs, qui l’estiment car il est d’une intelligence supérieure à la moyenne, ni ses parents,  qui semblent former un couple uni et l’aiment, ne comprennent pourquoi il agit ainsi. A plusieurs reprises, ils lui donnent l’opportunité de se reprendre mais rien n’y fait et il va droit à l’échec.

Un jour, alors qu’il se rend sur le toit de l’école pour être seul, il rencontre Sally (Emma Roberts), venue elle, pour fumer en cachette. Surpris par l’un de leurs professeurs, il se dénonce pour la protéger. Sally, qui est à son opposé, une fille très populaire et bonne élève, lui en est reconnaissante  et un étrange lien d’amitié va se nouer entre eux car George, loin de saisir sa chance, reste sur sa réserve sans toutefois la décourager.

Lors de la « journée des métiers », George est intéressé par ce que dit aux élèves Dustin (Michael Angarano), un jeune artiste venu parler de son art. Sally et lui décident de rendre visite à Dustin dans son atelier et quelque chose se passe entre Sally et Dustin mais, ce dernier, ayant remarqué que George  est amoureux de Sally et conscient de la fragilité de l’adolescent, il ne fait pas d’avances à la jeune fille.

Lors d’une soirée où Sally a invite George, celui-ci, qui n’a pas l’habitude de boire, se saoule et Sally le ramène chez elle où elle le met au lit mais il ne se passe rien entre eux. Peu à peu, leur amitié se renforce et George devient plus assidu à l’école mais George restant toujours fuyant vis-à-vis de leur histoire, Sally se croit libre de sortir avec Dustin. Entre temps, George a découvert que son beau-père, qui a perdu son travail, ment à sa mère. Lors d’une discussion où son beau-père lui reproche de ne pas travailler à l’école, George explose et ils se battent. Ce qui n’arrange rien c’est lorsque George, ayant enfin décidé de déclarer sa flamme à Sally, il découvre que c’est trop tard car elle est avec Dustin. Furieux et meurtri, il s’enfuit.

Le lendemain, George trouve sa mère dans le parc cet ils se confient l’un à l’autre. Elle lui annonce qu’elle va divorcer et George se décide à accepter la main tendue de son directeur et de ses professeurs en s’engageant à rattraper tout son retard scolaire. Quant à son professeur d’arts plastiques, lorsqu’il exige de lui qu’il peigne un seul tableau, mais qu’il y mette tout son cœur.
Celle-ci lui a fixé rendez-vous dans un bar pour lui annoncer qu’elle a accepté l’invitation de Dustin de l’accompagner en Europe pour faire la tournée des musées mais, au moment de prendre l’avion, elle renonce à ce projet et vient retrouver George pour la remise des diplômes.  

Le film se termine dans la salle d’arts plastiques où George montre à Sally le tableau qu’il a réalisé pour son diplôme de fin d’année : c’est un portrait très réussi de la jeune fille.

Mon opinion

Dans ce film, que j'ai voulu voir pour Freddie Highmore, ce dernier joue un personnage très proche de celui de Norman Bates, dans Bates Motel, sans toutefois en avoir les aspects morbidesTrès joli film sur les difficultés de l'adolescence, le mal-être de quelqu'un qui a du mal à trouver sa place dans la société. 


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mercredi 25 février 2015

LA COMPAGNIE DES GLACES série de SF (FR-CA 2007)


La Compagnie des glaces est une mini-série de télévision adaptée des romans de G.-J. Arnaud. Ceux-ci, publiés de 1980 à 1992 puis de 2001 à 2005, sont au nombre de 98 et  représentent l’œuvre littéraire la plus longue de l’histoire de science-fiction écrite par un seul et même auteur. Les deux autres séries qui pourraient lui être comparées pour la longueur et pour le style, mêlant science-fiction, polar, roman noir, roman d'espionnage et roman de gare, pourrait être les sagas des Perry Rhodan (qui est cependant l'œuvre de plusieurs auteurs) et des Bob Morane (qui ne peuvent toutefois être considérés comme de la pure science-fiction).

La série de télévision est une coproduction franco-canadienne, belge et anglaise de 26 épisodes. Elle  a été tournée de mars à juillet 2006. Elle reprend la trame générale du roman mais se permet de grandes variations : dans la série télévisée, le héros, qui était un adulte dans les romans, est un adolescent du nom de Cal Ragg (Tyler Johnston).

La compagnie des glaces a aussi été adaptée en bande-dessinée par le studio Jotim sous l’égide du scénariste Philippe Bonifay (Dargaud, 15 volumes) mais son univers a aussi inspiré le jeu vidéo Transarctica (1992) et, plus récemment, le film Snowpiercer : le transperceneige (2013)

Résumé

Nous sommes en 2350. Les humains sont contraints de vivre dans de grandes gares transformées en villes artificielles depuis qu’une explosion nucléaire ayant eu lieu sur la lune aurait détruit le soleil et transformé la Terre en boule de glace. Les stations sont reliées entre elles par des trains qui ne s’arrêtent jamais et les survivants sont obligés de se plier au bon vouloir des gouverneurs de chaque station et de leur force armée, les Aiguilleurs. Un adolescent, Cal Ragg (Tyler Johnston), qui a des raisons de penser que le soleil brille toujours et que le gouverneur Palador (Joe Sheridan) leur ment pour garder le pouvoir, convainc ses deux meilleurs amis, Kurt (Kyle Labine) et Suki (Tammy Hui), de l’aider à prouver ce qu’il avance. Avec l’aide de ses amis, Cal  va défier l’ordre établi et l’obscurantisme des dirigeants de la société du Rail.

L'acteur principal canadien est Tyler Johnston. Né en 1987, il a joué des rôles secondaires dans The L Word et Supernatural. La série est diffusée à partir du 22 décembre 2007 sur France 2 dans l'émission KD2A.

Autour de la série

La série fut tournée sur huit plateaux, installés dans l'ancien site minier de la Fosse Arenberg de la Compagnie des mines d'Anzin à Wallers dans les alentours de Valenciennes.

Mon jugement

Cette série, destinée aux adolescents, souffre d’un manque de budget évident : costumes et décors minimalistes, scénario terriblement répétitif et peu crédible. C’est d’autant plus dommage que l’univers de glace dans lequel se déroule La compagnie des glaces aurait pu se prêter à de passionnants rebondissements.

mardi 24 février 2015

ALPHAS série TV fantastique (2011-2012)


Alphas est une série fantastique américaine créée par Michael Karnow et Zak Penn diffusée depuis juillet 2011 sur SyFy Universal et diffusée en France en 2012 sur la chaîne câble et satellite SyFy de Universal. Autant dire que si vous souhaitez la voir, procurez-vous les DVD (2 saisons disponibles).

Synopsis

Les Alphas sont des personnes dotées de facultés décuplées qu'ils ne savent pas maîtriser dans la vie normale et qui en font des monstres ou du moins des inadaptés mais aussi la cible d'organisations terroristes ou gouvernementales qui voudraient en faire des armes à leur service.

Personnages principaux 

  • ·    Dr. Lee Rosen (David Stathaim) scientifique dirigeant le groupe des Alphas, directeur de l'agence gouvernementale formée pour mettre leurs pouvoirs en pratique)
  • ·         Gary Bell (Ryan Cartwright) un adolescent autiste qui a le pouvoir de "transducteur" (faculté d'intercepter et de décrypter toutes les radiations électromagnétiques, ondes radio, etc.)
  • ·         Cameron Hicks (Warren Christie) doté du pouvoir d'hyperkinésie
  • ·         Rachel Pirzad (Azita Ghanizada) qui est hypersensible
  • ·         Nina Theroux (Laura Mennell) dont le pouvoir s'apparente à une forme d'hypnose. Elle est capable de convaincre ses interlocuteurs de ce qu'elle leur dit et les amener à collaborer avec elle.
  • ·         Bill Harken (Malik Yoba) ex-agent du FBI qui peut, en cas de nécessité, développer une force surnaturelle, ce qui n'est pas sans danger pour son intégrité physique.

Mon opinion sur cette série 

Alphas se rapproche, en moins complexe, d’une série comme Fringe, avec des personnages que leurs pouvoirs de superhéros fragilisent ou qui connaissent des situations familiales difficiles, ce qui les rend attachants. On a une sympathie particulière pour Gary, qui est autiste et pour Rachel, qui souffre terriblement de son hypersensibilité.

Une bonne série de divertissement pour ceux qui, comme moi, aiment le fantastique et les frontières de la science.

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lundi 23 février 2015

CHRIS O'DONNELL (Acteur américain)


Chris O'Donnell est un acteur et producteur américain, né le 26 juin 1970 à Winnetka (Illinois).

Biographie

Chris O'Donnell est le cadet d'une famille de 7 enfants. Il grandit à Winnetka, dans l'Illinois. Il fait ses études à l'université de Boston, où il obtient un diplôme de Marketing. Son premier emploi a été responsable des ventes chez McDonald.

Il s'est marié le 19 avril 1997 à Caroline Fentress. Ils ont cinq enfants : Lily Anne (née le 6 septembre 1999 en Nouvelle-Zélande), Christopher Eugene Jr (né le 24 octobre 2000), Charles McHugh (Né le 11 juillet 2003 en Californie), Finley (né le 24 mars 2006 à Los Angeles) et Maeve Frances (née le 10 décembre 2007 à Los Angeles).

Vers 2002, Chris O'Donnell décide de passer plus de temps avec sa famille. Il devient père pour la troisième fois, d'un garçon Charles McHugh et joue au théâtre.

Carrière

Il est encore étudiant lorsqu'il décroche son premier rôle dans le film, Men Don't Leave où il interprète le fils de Jessica Lange.

Il se fait remarquer dans le rôle de l’étudiant souffre-douleur d’Al Pacino dans Le Temps d'un week-end, remake réussi de Parfum de femme de Dino Risi.

Puis il interprète D'Artagnan dans Les Trois Mousquetaires, de Stephen Herek, ou Robin dans le troisième et le quatrième Batman (Batman Forever de 1995 et Batman et Robin de 1997), aux côtés successivement de Val Kilmer et de George Clooney.

Il rejoint un casting hétéroclite pour Cookie's Fortune de Robert Altman. Des centaines de femmes le poursuivent de leurs assiduités dans Le Célibataire (1999) de Gary Sinyor, remake de Les Fiancées en folie (1925), un film réalisé et interprété par Buster Keaton. Après ce détour vers la comédie romantique, il revient aux films d'action et policier avec Vertical Limit (2000) de Martin Campbell et 29 Palms de Leonardo Ricagni (2002) inédit en France.

En 2004, il fait son retour sur les plateaux de cinéma. Dans Dr Kinsey, il joue l'un des assistants du scientifique, interprété par Liam Neeson. Et dans Sisters, l'adaptation hollywoodienne de la pièce de Tchekhov, qui sera présentée au Festival du film de TriBeCa en mars 2005.

Début 2006, Chris O’Donnell intègre le casting de la série Grey's Anatomy pour 10 épisodes lors des deuxième et troisième saisons, où il joue le petit copain de Meredith (Ellen Pompeo) face au Dr Shepherd (Patrick Dempsey). Mais il ne perd pas de vue ses projets de cinéma se concrétisant.


En 2009, il apparaît dans le rôle de l'agent spécial G. Callen, chef du Bureau des projets spéciaux (Office of Special Projects) de Los Angeles dans NCIS : Enquêtes spéciales pour deux épisodes de la sixième saison (épisodes 22 et 23 intitulés Légende, 1re et 2e partie) et reprend ce rôle dans le spin-off de la série intitulée NCIS : Los Angeles.

LE TEMPS D'UN WEEK-END, film de Martin Brest (USA-1992)


Le Temps d'un week-end (Scent of a Woman) est un film américain de Martin Brest, sorti en 1992. Le film est le remake du film italien Parfum de femme (Profumo di donna) de Dino Risi, l’un des chefs-d’œuvre du cinéma italien des années 70, avec Vittorio Gassman, d'après le roman de Giovanni Arpino, Il Buio e il miele.

Résumé

L’histoire commence dans l'est des États-Unis. Charles Simms (ChrisO’Donnell, un étudiant pauvre et timide de 17 ans, originaire de l'Oregon, est boursier dans le prestigieux Baird College, qui prépare les fils de famille de l'establishment à entrer à Harvard.

Un soir, aux environs de Noël, alors qu’il quitte la bibliothèque où il travaillait tard en compagnie d’un de ses condisciples friqués, George Willis (Philip Seymour Hoffman), il est témoin de la préparation d’un coup foireux que mijotent trois des têtes-brûlées de l'école. Le lendemain matin, la voiture de luxe du directeur, M. Trask, est saccagée, et le directeur, humilié, à la grande joie de l’ensemble des élèves qui le détestent.

Les seuls témoignages qui pourraient identifier les fautifs sont ceux de Charles et de George. Mais, si George ne risque pas grand-chose, son père étant l’un des principaux donateurs de l’école, Charles est confronté à un dilemme : s’il dénonce ses camarades, sa vie à l’école deviendra un enfer et il pourra définitivement dire adieu à un avenir prestigieux. S’il ne le fait pas, il perdra sa bourse et sera exclu de l’école. Dans les deux cas, il en sortira perdant.

Entre temps, ayant besoin d’argent pour rentrer dans sa famille dans l’Orégon pour les vacances, il répond à une petite annonce qui consiste à servir de babby-sitter, pour le week-end de Thanksgiving, à une personne handicapée. L’annonce a été passée par une famille qui veut échapper, le temps d’un week-end (d'où le titre, à mon avis raté) à la tyrannie d’un terrible oncle aveugle, sorte de Tatie Danielle au masculin, le lieutenant-colonel Slade (magnifiquement incarné pae Al Pacino). Le colonel Slade, mis à la retraite d'office suite à un accident qui l’a rendu aveugle, est un vieux cynique,  amer, qui en veut à tout le monde. Passablement cabotin, il joue un personnage et adore choquer son entourage. Il a connu son heure de gloire comme officier de commandos au Viêt Nam, puis comme agent des services secrets sous le président Lyndon Johnson, faits d’armes réels ou supposés, qu’il ressasse à longueur de temps, les entremêlant de propos orduriers et agressifs, jusqu’à saturer ses interlocuteurs, à commencer par sa propre famille qui ne peut plus le supporter.

Dès que la famille a tourné le dos, Slade révèle à Charles, médusé, son plan pour les fêtes de Thanksgiving. Ce dernier, qui comptait profiter de son week-end pour réviser, va se trouver embarqué  par celui qu'il est censé garder, dans une aventure qu'il ne sera pas près d'oublier.

Slade a commandé un taxi qui les amène à l’aéroport pour prendre un avion en 1ère classe pour New York. Charles, qui pensait passer le week-end sur place à surveiller une personne âgée dépendante, doit vite se rendre à l'évidence : Slade, malgré son handicap, n'est pas le vieillard diminué qu'il croit. C'est tout le contraire : un original ingérable qui n’en fait qu’à sa tête.

Mais la timidité de Charles et son habitude d’obéir devant plus fort que lui le font s’incliner et il accepte, contraint et forcé, d’accompagner le "colonel" à New-York. Pendant le vol, que ce dernier arrose de plusieurs verres de Jack Daniel’s, tout en tenant des propos salaces, Charles comprend qu'il a affaire à un « womanizer » (un « coureur de jupons ») et il célèbre "la femme" en une tirade obscène qui fait rougir de honte notre jeune et naïf étudiant.

Arrivé à New-York, Slade prend une suite au prestigieux Waldorf-Astoria où il semble avoir ses habitudes. Il se réserve la chambre et le lit king-size et envoie Charles coucher sur le canapé. Puis il convoque une couturière pour se faire confectionner un costume sur mesure (et dans la foulée en fait faire un aussi pour Charles qui n’a sur le dos que les vêtements avec lesquels il est parti), et commande une limousine. Il emmène ensuite Charles au luxueux restaurant du Plaza, l'Oak Room. Charles, qui n’a jamais mis les pieds dans un lieu pareil, est stupéfait en constatant qu’un hamburger-frites y coûte 24 $ (et nous sommes en 1992 !).

Le colonel aime les femmes raffinées, et faute de les voir, il les identifie au nez, qu'il a très fin (d'où le titre anglais, inspiré du film de Dino Risi « Scent of a Woman »). Pour Thanksgiving, il entraîne le pauvre Charles, de plus en plus gêné, dans la famille de son frère aîné qui ne l’attend pas et où, visiblement, il n'est pas le bienvenu. A coup de grossièretés, Slade se délecte à choquer les invités et transforme le repas, théoriquement placé sous le signe de la réconciliation, en un acerbe règlement de compte avec les membres de sa famille. Au cours du dîner, l’un des neveux, qui ne supporte pas les critiques de son oncle, se rebiffe et révèle pourquoi Slade est devenu aveugle. Charles apprend ainsi avec stupeur que cela ne s'est pas produit dans les circonstances glorieuses que voudrait faire croire le vieux militaire mais par un accident stupide dû à son esprit fanfaron et à l'emprise de l'alcool. En réaction, Slade, furieux et blessé dans son amour-propre, saute à la gorge de son neveu et menace de l’étrangler, mettant ainsi fin à la fausse courtoisie de ses hôtes qui le jettent dehors.

Pendant tout le week-end, le pauvre Charles, partagé entre l’exaspération, la nécessité de retourner à son collège et une affection qu’il commence à ressentir pour cet énergumène dont il perçoit la fragilité, supporte avec une patience infinie les excentricités de Slade. Cependant, après un ultime caprice, il découvre le colonel en pleine crise de dépression et celui-ci lui ordonne de le laisser seul afin qu’il puisse se suicider.

Charles ne peut s’y résoudre et il parvient à convaincre le colonel de sortir faire une balade. Malheureusement pour lui, celle-ci se transforme en une nouvelle épreuve car Slade n’a rien trouvé de mieux que d'emprunter une Ferrari d’une valeur inestimable et, estimant la conduite de Charles trop tranquille, il lui arrache le volant et se lance à tombeaux ouverts dans les rues (heureusement désertes) de Brooklyn. Charles est autant tétanisé par la peur d’endommager le véhicule que par celui de perdre la vie en percutant un mur. Heureusement, pour lui, une voiture de police met fin au jeu dangereux de Slade et intercepte le cabriolet. Charles se voit déjà en prison mais Slade use de son extraordinaire entregent pour donner fois de plus le change et tromper le policier qui ne s’aperçoit même pas qu’il a affaire à un aveugle et les laisse filer. 

Après ces exploits, Slade, épuisé, rentre à l'hôtel et, prétextant une migraine, envoie Charles lui acheter de l’aspirine et deux cigares. Arrivé dans le hall de l'hôtel, l’étudiant, mû par un pressentiment, remonte dans la chambre, et découvre Slade se préparant à mettre fin à ses jours. Malgré les menaces de Slade et avec une détermination dont on ne l’aurait pas cru capable, Charles parvient, au péril de sa vie, à désarmer le colonel et le convainc de rentrer avec lui.

Au retour à Baird, Charles et George sont convoqués devant le conseil de discipline et on leur ordonne de dénoncer les responsables de l’humiliation du directeur. Or, si George s’est fait accompagner de son père et prétexte sa myopie pour ne pas trahir ses condisciples, Charles est seul pour se défendre et le spectateur se résout à ce qu’il soit sacrifié. Mais c’était sans compter sur le terrible colonel qui, se ravisant, vient s’asseoir à côté de lui, bien décidé à assurer sa défense.

Grâce à un discours passionné qui est une vraie pièce d'anthologie dont les scénaristes américains sont les champions, Slade obtient l'acquittement de Charles. Sous les applaudissements de l’assistance, l’acquitté et son défenseur improvisé quittent triomphants le campus. Charles raccompagne Slade chez ses neveux qui vivent dans un minable lotissement où jouent deux jeunes enfants auxquels le colonel parle avec affection, montrant encore une facettes inattendue de sa personnalité.

Récompenses

Outre l’Oscar du meilleur acteur pour Al Pacino, le film a reçu trois autres Oscars : Best Adapted Screenplay et Best Motion Picture – Drama.

Mon jugement

Je ne connaissais pas ce film et j’ai failli ne pas le voir tant son titre français est insignifiant. Je regarde rarement les remakes dont les Américains sont spécialistes mais, je dois dire que j’ai été très vite accroché par la qualité du scénario, de la mise en scène et surtout des acteurs. Dans le rôle de Slade, Al Pacino réalise une éblouissante performance, justement saluée par un Oscar du meilleur acteur. Quant à Chris O’Donnell, on a du mal à croire qu’il avait 22 ans au moment du tournage tant son personnage respire la naïveté et la fraîcheur de l’adolescence. C’était alors son 4ème film après Beignets de tomates vertes et La différence (School Ties), un film que j’ai beaucoup aimé.

Je voudrais terminer en signalant que l'on entend, sur la scène de danse, une magnifique chanson de Leonard Cohen, Dance me to the end of love, dont j'ai aussi parlé au sujet d'un autre film, très différent, 100 % Cachemire, de et avec Valérie Lemercier.  

Martin Brest devait aussi réaliser, quelques années plus tard (1998) un autre très beau film, Rencontre avec Joe Black, avec Brad Pitt

Dans le même esprit, je vous recommande : 

dimanche 22 février 2015

James McAVOY (Acteur écossais)


James McAvoy est un acteur écossais. Il est né le 21 avril 1979 à Port Glasgow (Ecosse, Royaume-Uni). J'ai découvert cet acteur dans le rôle de Leto Atréïdes II dans la minisérie Les enfants de Dune (2003), puis dans celui de Mr. Tumnus, le faune, dans le 1er volet des Chroniques de Narnia : lelion, la sorcière blanche et l'armoire magique (2005). Je viens de le voir dans Reviens-moi (Atonement) de Joe Wright (2008), dans le rôle très émouvant de Robbie, où il donne la réplique à Keira Knightley. Entre temps, je l'avais vu dans un film d’action, Wanted, de Timur Bekmambetov (2008).

Biographie

Elevé en Ecosse par ses grands-parents maternels, en compagnie de sa petite sœur Joy, suite au divorce de ses parents, il n'a plus vu son père depuis l'enfance. Enfant, il a travaillé dans une boulangerie. Dès qu'il l'a pu, il s'est inscrit au PACE Youth Theater où il a connu Paolo Nutini puis à la Royal Scottish Academy of Music and Drama dont il est sorti diplômé en 2000. Il est marié à l'actrice Anne-Marie Duff depuis 2006. Ensemble, ils ont eu un fils, Brendan, né en 2010.

Carrière

Après des rôles au théâtre, il a joué son premier rôle au cinéma en 1995 dans le film The near room. Depuis, sa filmographie s'est augmentée d'une 30e de films dont tous n'ont, hélas, pas été distribués en France.

Pour en savoir plus sur cet acteur, consultez James McAvoy sur Wikipedia (en français) ou en anglais (article plus détaillé).     

Gabourey SIBIDE (Actrice américaine)


Gabourey Sidibe est une actrice américaine née le 6 mai 1983 à Brooklyn (USA). Elle a été révélée dans le rôle principal du film Precious (2010). Elevée par sa mère, chanteuse de gospel. Elle a fait ses études au City College of New-York, l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses universités publiques et gratuites des Etats-Unis.

Pour Precious, où elle incarne une jeune fille obèse, analphabète et quasiment mutique, elle a été retenue parmi une sélection de 400 autres candidates. Ce rôle, où elle est proprement extraordinaire, lui a valu de commencer une carrière dans le cinéma. A  ce jour, elle a tourné dans  8 films et 5 séries TV.

Cinéma

  • ·         2009 : Precious de Lee Daniels : Precious
  • ·         2010 : Yelling to the Sky de Victoria Mahoney
  • ·         2011 : Le Casse de Central Park (Tower Heist) de Brett Ratner : Odessa
  • ·         2012 : Sept psychopathes (Seven Psychopaths) de Martin McDonagh : Sharice
  • ·         2014 : White Bird (White Bird in a Blizzard) de Gregg Araki : Beth
  • ·         2014 : Life Partners de Susanna Fogel : Jen
  • ·         2015 : Gravy : Winketta
  • ·         2016 : Grimsby de Louis Leterrier

Série de télévision

  • ·         2010 : The Big C : Andrea Jackson (30 épisodes)
  • ·         2011 : American Dad! : voix
  • ·         2013 : American Horror Story: Coven : Queenie (saison 3, 12 épisodes)
  • ·         2014 : American Horror Story: FreakShow : Regina Ross (saison 4, 3 épisodes)
  • ·         2015 : Empire : Becky Williams (4 épisodes)

Récompenses

Bien que trois fois nommées pour son rôle dans Precious (Oscar de la meilleure actrice, Globe de la meilleure actrice, et BAFTA Awards de la meilleure actrice), elle n’a pas obtenu ces prestigieuses récompenses. Par contre, elle a reçu les prix suivants :  
  • ·         2009 : Satellite Award de la révélation de l'année pour Precious
  • ·         2010 : Film Independent's Spirit Award de la meilleure actrice dans Precious


samedi 21 février 2015

STEPHEN DALDRY (Réalisateur britannique)


Stephen Daldry est un réalisateur britannique né en 1961. Je considère son premier film Billy Elliot, réalisé en 1999, comme un chef-d’œuvre. Son 2ème film, The hours (2002), inspiré du roman de Michael Cunningham, m'a beaucoup déçu mais mon jugement n'est pas partagé par tous. Par contre, j'ai beaucoup aimé  The reader (2008) et surtout Extrêmement fort et incroyablement près (2011).
Stephen Daldry commença à l'âge de 18 ans une carrière théâtrale à l'Université de Sheffield. Puis il devint clown et de nouveau acteur à Londres de 1985 à 1988. Depuis 1988, il a mis en scène ou collaboré à plus d'une 20e de pièces et de comédies musicales, dont celle de Billy Elliot, the musical, à Londres et à Broadway.

De 1993 à 2009, il a obtenu 7 récompenses (dont deux Lawrence Olivier Award, le plus prestigieux prix britannique pour des mises en scène de théâtre).

TOUTE PREMIERE FOIS Comédie de N. Saglio et M. Govare (FR-2015)


Toute première fois est une comédie française réalisée par Noémie Saglio et Maxime Govare, sortie en 2015.

Résumé

Jérémie (Pio Marmaï), un jeune homme de 34 ans, est un homosexuel qui va se marier officiellement avec Antoine (Lannick Gautry).
Au moment où commence le film, il se réveille dans l’appartement d’Adna (Adranna Gradziel), avec qui il vient de passer la nuit.

Dans un premier temps, il se dit que sa nouvelle orientation sexuelle n’est qu’une passade et il la cache à Antoine qui ne se doute de rien et continue à préparer le mariage, à la grande joie des parents de Jérémie, d’ex-babas cool, qui ont intégré depuis longtemps le fait que leur fils était gay et vivait avec un autre homme.

Par ailleurs, Jérémie est associé et ami d’enfance avec Charles (Franck Gastambide), 100 % hétéro et insupportable grossier personnage qui couche avec toutes les filles qui passent.  

Mais Jérémie se rend compte que ce qu’il a pris pour une aventure sans conséquence est en fait un coup de foudre : il est vraiment tombé amoureux d’Adna.

Toutefois, ayant déjà lui-même tellement de mal à admettre qu’il puisse avoir « viré sa cuti », il ne peut se résoudre à révéler à Antoine qu’il est amoureux d’une femme ni à Adna qu’il vit depuis des années en concubinage avec un homme et s’apprête à l’épouser.

C’est ce cher Charles qui, avec ses sabots de gros macho misogyne percera l’abcès en occasionnant pas mal de dégâts) (rupture des futurs mariés, scandale dans la famille gay-friendly et envol précipité d’Adna pour la Suède). Mais, en bon copain, c’est toujours Charles qui accompagnera son pote tenter de récupérer sa belle aux limites du cercle polaire.

Mon opinion

Comédie bien en adéquation avec les préoccupations de notre époque où les situations classiques du vaudeville sont inversées puisqu’il s’agit, pour un gay, de faire, comme le dit justement un des personnages « son coming-out à l’envers ».

Tout cependant, reste très soft et très sain et il n’y a (à part peut-être la scène où Charles, voulant tester son copain, l’emmène au bordel) aucune situation choquante ni ambiguë.

Il ne faut cependant pas attendre de ce film autre chose qu’un agréable divertissement et quelques éclats de rire mais pas plus.


On doit cependant reconnaître que Pio Marmaï joue avec une subtilité, une fraîcheur et une sincérité bienvenue, le personnage de Jérémie, quand il découvre avec perplexité la nouvelle situation qui se présente à lui,  Nous l’avions déjà remarqué dans le film Dans la cour, au côté de Catherine Deneuve, où il jouait avec décontraction le rôle du jeune junkie vivant d’expédients. Sans aucun doute, il tient là son premier grand rôle. Il a d'ailleurs décroché le prix d'interprétation au 18e Festival du film de comédie de l'Alpe d'Huez, qui a couronné du grand prix ce film auquel on souhaite le succès qu'il mérite.

Dans le même esprit :


mercredi 18 février 2015

STAND BY ME thriller de Rob Steiner (USA-1986)

Stand by me. Thriller américain adapté de la nouvelle de Stephen King "The body" (Le corps) a été réalisé en 1986 par Rob Steiner. Les principaux protagonistes sont quatre jeunes garçons de 12 ans, dont certains sont par la suite devenus célèbres.  

Synopsis

L'histoire se déroule pendant l'été, dans une petite ville de l'Oregon, Castle rock. Gordie (Will Wheaton), Chris (River Phoenix), Teddy (Corey Feldman) et Vern (Jerry O'Connell) sont quatre copains inséparables d'une douzaine d'années. Ils se retrouvent dans une cabane construite dans un arbre où ils fument, lisent des comics, boivent des sodas. Dans la ville, un enfant de leur âge a disparu depuis plusieurs jours et l'un des gamins apprend par hasard l'endroit où se trouve le corps. En cachette de leurs parents, et sous le prétexte de partir camper, les quatre enfants décident de partir voir le corps (c'est d'ailleurs le titre original) dans l'idée de connaître leur heure de gloire lorsqu'ils annonceront la nouvelle à toute la ville.

Mon opinion sur ce film

J'ai une affection particulière pour les films dont les protagonistes sont des enfants. Je trouve qu'en général, ils jouent merveilleusement, avec une intensité et une spontanéité dont ne sont pas toujours capables les adultes. Malheureusement, même le meilleur acteur du monde, s'il a affaire à un scénario inexistant et une direction nulle ne peut pas faire de miracles. Or, c'est le cas ici. Ce film ne soutient pas la comparaison avec d'autres films sur l'enfance ou dont les acteurs sont des enfants, dont j'ai fait la critique dans ce blog (je pense en particulier à Huckleberry Fynn, A chacun sa guerre, Extrêmementfort et incroyablement près, Le client, Le jardin secret, Hugo Cabret, etc.) Ce film est sans suspense, sans consistance, sans rythme et au fond, la seule victime en est le spectateur. J'ai du mal à comprendre pourquoi il est considéré par certains comme un chef-d’œuvre alors que je n'y ai trouvé qu'un ennui profond et un amateurisme sans borne. Parmi les acteurs, le seul à tirer son épingle du jeu est River Phoenix dont on devine qu'il deviendra un grand acteur, hélas disparu trop jeune.

Mon conseil :  A éviter !

Si vous voulez voir de bons films sur l'enfance ou dont les protagonistes sont des enfants, outre ceux que j'ai cités ci-dessus, je vous recommande plutôt :