lundi 7 avril 2014

MARY POPPINS (film de Walt Disney, 1964)

Mary Poppins (1964)

Malgré son âge canonique, ce film est encore un véritable enchantement de fantaisie et d'humour dû aux studios Disney. Il est adapté d'un roman pour la jeunesse de l’écrivaine australienne Pamela Lyndon Travers, publié en 1934. Le film, réalisé par Robert Stevenson et les studios Disney, est sorti en 1964. Il mêle comédie musicale et danse en mettant en œuvre une technique mixte, relativement peu utilisée au cinéma, superposant prises de vues réelles et images d'animation. 

Synopsis

L’action est censée se passer à Londres, En 1910. Dans un des parcs de Londres fréquenté par la bonne société, Bert (Dick Van Dyke), homme-orchestre et ramoneur, divertit les passants.

La famille Banks fait partie de ce que les anglais qualifient de « upper middle class ». M. Banks est un employé de banque plutôt aisé et aux idées conservatrice. Sa femme en revanche engagée dans le mouvement des « suffragettes » qui milite pour le vote des femmes (Rappelons pour mémoire que les anglaises obtinrent le droit de vote en Grande-Bretagne en 1918 alors qu’il fallut attendre 1945 en France !) Ils vivent dans une villa coquette d’un quartier cossu de Londres et disposent de  deux servantes et d’une nounou pour s’occuper de leurs turbulents enfants, Michaël et Jane. Chacun des parents est trop pris pour consacrer du à ses enfants et temps et les bambins accumulent les bêtises et ont déjà fait fuir plusieurs nurses.

Lorsque le film commence, la dernière en nounou date, Katie Nounou, a fait sa valise et s’apprête à quitter la maison après que Jane et Michaël lui aient fait faux bond dans le parc. Peu après son départ, alors que le père est en train d’alerter le commissariat pour retrouver ses enfants, c’est un « bobby » (policier de Londres) qui les lui ramène. M. Banks, qui avait jusque-là laissé sa femme sélectionner les nurses, décide de prendre les choses en main et de s'occuper lui-même de recruter la nouvelle nounou. Il dicte à sa femme une annonce pour le Times dans laquelle il établit la liste  de ses interminables exigences. Parallèlement, Jane et Michaël ont établi leur propre liste qui, on s'en doute, ne correspond en rien  à celle de leur père. Après que ceux-ci aient regagné leur chambre, M. Banks déchire la liste écrite par ses enfants et la jette dans  la cheminée.

Mais, du haut de son nuage, armée de son grand sac et de son parapluie à tête d’aigle, Mary Poppins  (Julie Andrews) veille...

Le lendemain matin, dès 8 h, alors qu'une cohorte de nurses, toutes plus antipathiques les unes que les autres, fait la queue devant la maison des Banks, une tornade aussi soudaine qu'inattendue les emporte dans de grands tourbillons de jupons et de parapluies retournés ... C'est alors que, descendant de son nuage, se présente Mary Poppins. Elle tient dans la main la liste rédigée par les enfants et, devant son sourire et son charme, M. Banks en oublie toutes ses exigences. Mary Poppins conquiert aussi bien entendu immédiatement le cœur des enfants.

Sa première tâche est de leur faire ranger leur chambre mais, comme elle s'aide de la magie, ils le font de bon cœur. Puis elle les entraîne au parc où Bert, qui est un de ses amis, les emmène dans l’un des mondes imaginaires qu’il dessine à la craie de couleurs sur le trottoir. Ce n'est que le début des nombreuses et drolatiques aventures dans lesquelles Mary Poppins entraîne Jane et Michaël.
Mais, au fur et à mesure que les enfants, à son au contact, s'épanouissent, leur père perd de sa superbe. Ses affaires se gâtent et il est licencié. Il côtoie la misère et se rend compte que, jusque-là, il vivait sans voir le monde qui l'entourait. Il s’humanise et se rapproche de sa famille dont l'amour et la joie de vivre l'aident à surmonter les coups du sort.

Quant à Mary Poppins, sa tâche accomplie, elle remonte sur son nuage.

Mon opinion sur ce film

Outre sa réussite sur le plan cinématographique, ses couleurs acidulées, son ton joyeux et ses trouvailles en forme de feu d'artifice, ce film apporte aussi une réflexion sur ce qu'est réellement le bonheur. On voit que la réussite sociale et financière est fragile alors que l'amour des siens et la joie de vivre et d'être ensemble sont des biens impérissables.

Malheureusement, à part pour Julie Andrews qui a fait une carrière cinématographique tout à fait enviable et Dick Van Dyke, qui interprète Bert, et a pu exercer son métier, les autres interprètes n'ont pas eu autant de chance. Jane a abandonné très vite le cinéma après ce premier film. Quant à Matthew Garber, qui joue le rôle de Michaël, il aurait pu, avec sa bouille amusante, intéresser d'autres metteurs en scène. Mais, comme pour d'autres "enfants-stars", il n'a pas su se reconvertir et sa carrière s'est très vite arrêtée. Après avoir tâté de la drogue, il est mort à l'âge de 21 ans. 

Mais tous ceux qui ont vu le film lorsqu'ils étaient enfants (et l'ont revu à l'âge adulte, parfois plusieurs fois - c'est mon cas !) n'oublieront jamais ses savoureuses inventions, comme le fameux et si imprononçable "Supercalifragilisticexpialidocious" (ce que les Anglais appellent un "nonsense word"), le parapluie à la poignée en tête d’aigle de Mary Poppins, son sac sans fond dont se sont inspirés sans vergogne les scénaristes de notre "Joséphine, ange gardien" (interprété par Mimie Mathy) et la danse des pingouins, à se tordre de rire, pour ne citer que les plus marquantes...

Récemment  (avril 2014) est sorti le film Dans l'ombre de Mary qui raconte les invraisemblables tractations entre Walt Disney et l'auteur de Mary Poppins, Pamela L. Travers,  pour l'achat des droits d'adaptation.

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