vendredi 31 janvier 2014

PHILOMENA de Stephen Frears (GB-2013)


Philomena est un drame britannico-américano-français produit, coécrit et interprété par Steve Coogan et réalisé par Stephen Frears et sorti en 2013. Le film est adapté de l'histoire vraie de Philomena Lee, rapportée par le journaliste britannique Martin Sixsmith. Avec Judi Dench dans le rôle de Philomena. 

Synopsis

Philomena, une infirmière à la retraite d'origine irlandaise ayant accouché adolescente dans un couvent s'est vu retirer son petit garçon dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles. Elle n'a jamais cessé d'y penser et le jour des 50 ans de la naissance de son fils, en 2002, elle confie pour la première fois son secret à sa fille. Avec un journaliste, Martin Sixsmith, elle part à la recherche de son fils.

Résumé


Le journaliste Martin Sixsmith, employé en tant que porte-parole d’un ministre du gouvernement Blair, vient d’être licencié. A 50 ans, il se retrouve sans aucune perspective professionnelle si ce n’est celle d’écrire un livre sur l'histoire de la Russie. Pendant ce temps, Philomena Lee confie à sa fille que, 50 ans plus tôt, elle avait accouché d'un garçon prénommé Anthony à Roscrea, un couvent tenu par des soeurs irlandaises et que cet enfant lui a été retiré contre sa volonté pour être adopté. 

Quelques jours après, lors d’une réception, la fille de Philomena rencontre Martin et l’approche pour qu’il écrive l’histoire de sa mère. Dans un premier temps, prétextant qu’il est journaliste politique et "ne fait pas dans le social", il l'éconduit. Mais, en parlant de l'affaire avec sa femme et aussi parce qu'il n'a pas d'autre projet, il accepte de rencontrer Philomena.

Lors de leur premier rendez-vous, il est séduit par cette femme simple mais entière, qui, envers et contre tout ce que lui ont fait subir les religieuses, est restée sincèrement croyante. Pressentant que l'histoire cache un lourd secret, il décide d'aider Philomena à retrouver son fils. Leur enquête les amène en Irlande où les religieuses se refusent à leur dire quoique ce soit sur Anthony. Martin est d'autant plus exaspéré par cette attitude qu'il est libre penseur et il décide de poursuivre l'enquête et convainc Philomena de venir avec lui aux Etats-Unis où il pense qu'Anthony a été adopté. Grâce aux fichiers américains de l'immigration, Martin retrouve bien la trace d'Anthony. Celui-ci, devenu Michael après son adoption, a fait une brillante carrière dans la haute administration américaine. Mais il est hélas décédé du sida et qu'il a été enterré en Irlande, dans le cimetière du couvent où il est né. Martin et Philomena, revenus en Irlande, essaient d'obtenir l'aveu que les soeurs se sont livrées pendant des années, sous couvert d'adoption, à un trafic d'enfants. Devant leur intransigeance et leur mauvaise foi, ils décident de révéler le scandale au grand jour. 

Mon opinion sur ce film

Ce film rappelle beaucoup un autre film, The Magdalene Sisters, réalisé par Peter Mullan en 2002. The Magdalene Sisters décrit le destin de jeunes filles enfermées dans de véritables maisons de correction tenues par des institutions religieuses (aussi bien catholiques que protestantes) pour les punir d'avoir "fauté". Elles y étaient soumises à des conditions de vie éprouvantes et étaint exploitées dans des buanderies. Le dernier établissement de ce genre ferma en Angleterre en 1966 mais il fallut attendre 1996 pour que ce soit aussi le cas en Irlande ! Mais là où The Magdalene Sisters adoptait une approche plutôt documentaire, Philomena adopte une démarche plus intimiste, à travers la personne de son héroïne, admirablement incarnée par la grande actrice Judi Dench. 

La mise en scène de Stephen Frears, parfaitement maîtrisée, souligne encore davantage l'émotion qui traverse tout le film. Par certains côtés, nous pensons à certaines scènes de The Queen, autre très grand film du réalisateur et, curieusement aussi, à The Ghost Writer, l'excellent film de Roman Polanski, pour l'atmosphère de secret et de mensonge toujours sous-jacent tout au long des deux heures de projection. 

Un film à ne rater sous aucun prétexte et à voir, "of course", impérativement en VO. Merci à Dasola de m'avoir indiqué ce film.

jeudi 30 janvier 2014

YVES SAINT LAURENT (FR-2014)


Yves Saint Laurent

Film français de Jalil Lespert (2014) avec Pierre Niney (Saint Laurent), Guillaume Galienne (Pierre Bergé), Charlotte Le Bon (Victoire), Laura Smet (Loulou de la Falaise), Marianne Basler (Mme. Saint-Laurent), etc. Un autre film, intitulé Saint Laurent, réalisé par Bertrand Bonello, est sorti quelques mois plus tard (voir notre critique ICI). 

Synopsis

Nous sommes en 1957 , à la veille de la guerre d’Algérie.  Yves Mathieu Saint Laurent est en visite dans sa famille à Oran. Il a été récemment engagé et travaille chez Christian Dior qui va décéder peu après. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent va être appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie.

Peu après, Yves Saint Laurent, appelé pour combattre en Algérie, entre dans une profonde dépression nerveuse et est hospitalisé au Val de Grâce. A sa sortie de l’hôpital, en 1960, la maison Dior le licencie et le remplace par Pierre Bohan. Son compagnon, le financier Pierre Bergé, qui l’a constamment soutenu pendant sa maladie, attaque la maison Dior aux Prud’hommes  pour licenciement abusif et, contre toute attente, gagne le procès. Avec les indemnités obtenues et l’aide d’un financier américain qui croyait en Saint Laurent, les deux hommes s’associent pour créer une société au nom d’Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses névroses, Yves va devenir l’un des plus grands créateurs français de mode. Sa première collection haute couture sera présentée en 1962 ; elle sera suivie de la robe Mondrian ou la collection « Pop Art » qui l'imposeront d'abord aux Etats-Unis puis dans le monde entier, le nom Yves Saint Laurent devenant dès lors synonyme de bon goût à la française…

Le film ne nous cache rien de la personnalité complexe et torturée de ce surdoué du dessin, d'une timidité maladive et toujours insatisfait de lui-même et de ce qu'il réalisait. Malgré la présence constante, aimante (mais aussi souvent tyrannique) de Pierre Bergé, Yves Saint Laurent était incapable de résister à ceux qu'il croyait être ses amis et se laissa entraîner dans la drogue, l’alcool et le sexe. Malgré tous ces errements, le créateur de mode ne cessa de créer jusqu’en  2002, date où il arrêta définitivement de dessiner des collections. La maison qu’il avait créée ne lui appartenait plus depuis 1993, date à laquelle elle était devenue une marque commerciale entre les mains de financiers. Il mourut 6 ans plus tard, en 2008, d’un cancer du cerveau.

Le film fait l’impasse sur les dernières années de Saint Laurent et s’arrête en 1976, lors de la présentation de la collection « Ballets Russes », l’un des grands succès de Saint Laurent. 

Mon opinion su ce film

Tout en sachant que la vie de Saint Laurent n'avait pas été "un long fleuve tranquille", je n'imaginais pas qu'elle avait été aussi chahutée et aussi tumultueuse. Je savais, comme tout le monde, qu'il était homosexuel et vivait avec Pierre Bergé mais je ne savais rien de leurs relations ni de l'enfer que semble avoir vécu son mentor pour défendre Saint Laurent de ses démons, et ce, bien qu'ils aient cessé la vie commune, jusqu'à ses derniers jours. On ne connaît généralement, de Saint Laurent, que ses réussites et on ne voit que le côté glamour de son existence. Ce film nous montre que, comme tous les génies, Yves passa sa vie à hésiter entre la lumière et les ténèbres et que seul son art (et le garde-fou que représenta toujours pour lui Pierre Bergé) permit de ne pas entièrement basculer dans la folie.

J'ai bien entendu trouvé la prestation de Pierre Niney époustouflante. Il est tellement Saint Laurent qu'on finit par oublier qu'il s'agit d'un film. Quant à Guillaume Galienne, il fait un très honnête Pierre Bergé, dont il n'hésite d'ailleurs pas - et c'est tout à son honneur - de se démarquer juste ce qu'il faut pour ne pas tomber dans l'imitation grossière.

Excellent biopic qui nous apprend beaucoup sur l'un des plus grands créateurs de mode de tous les temps, sur une personnalité hors du commun, que l'on ne savait pas aussi torturée et complexe. Les personnages secondaires (Charlotte Le Bon, en particulier, dans le rôle de Victoire et Marianne Basler, dans celui de la mère) sont aussi excellents.

Je ne vous engage cependant pas à voir l'autre biopic réalisé la même année par Bertrand Bonello, intitulé Saint Laurent.
  
    

mardi 21 janvier 2014

GREEN ZONE de Paul Greengrass (USA-2010)


Film d'action américain écrit par Brian Helgeland,et réalisé par Paul Greengrass qui avait déjà réalisé deux épisodes de The Bourne identity (La mort dans la peau et La vengeance dans la peau) avec Matt Damon que j'apprécie beaucoup depuis son rôle face à Jude Law dans Le talentueux Mister Ripley.

Synopsis

Le film se passe lors de l'intervention américaine en Irak en 2003. Le commandant Roy Miller (MattDamon) a reçu pour mission de trouver des armes de destruction massive (A.D.M.) censées être stockées en différents endroits du pays. Après plusieurs échecs sur des sites indiqués par les agences gouvernementales comme étant des sites "sûrs", le commandant Miller commence à se poser des questions sur les informations qui leur ont été communiquées. Mis sur la piste par un agent de la CIA qui, pour une fois, a le beau rôle, Miller se rend compte que ces fameuses "informations" sont truquées et qu’elles avaient pour seul but de donner au gouvernement américain de George Bush un prétexte pour intervenir en Irak.

Mon opinion 

J'attendais beaucoup mieux de ce film bâti sur un scénario de Brian Helgeland, dont j'avais beaucoup apprécié le magnifique et totalement jouissif Chevalier avec Heath Ledger. Il est vrai que ce n'est pas ce dernier qui était aux commandes de The green zone mais Paul Greengrass dont les mises en scène des deux adaptations de la saga Bourne m'avaient relativement déçu, alors que j'avais adoré les bouquins. Ici, nous avons affaire à la même mise en scène confuse que dans ses adaptations de La mort dans la peau et La vengeance dans la peau où, à la différence des livres, le réalisateur privilégie l'action et la violence à la psychologie des personnages. Cela s'arrange un peu dans la 2ème moitié du film mais on est très loin d'un film comme Lions et agneaux, La guerre selon Charlie Wilson ou Blood diamond qui touchent aux mêmes sujets.

samedi 11 janvier 2014

AVIATOR de Martin SCORSESE (2004)


Aviator est un biopic americano-allemand inspiré de la vie du milliardaire américain Howard Hugues. Réalisé par Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal, le film est sorti en 2004.

Synopsis

Le film s'inspire surtout de la 1ère partie de la vie d'Howard Hugues, héritier de l'entreprise créée par son père, inventeur d'une technique révolutionnaire pour forer des puits de pétrole, qui l’a rendu richissime. Le rêve du jeune Howard est d'inventer des avions. Mettant toute la fortune de son père au service de ses idées, prenant des risques personnels énormes pour réaliser ses projets, risquant à plusieurs reprises sa propre vie, il parviendra à mettre sur pied Hugues Aircraft, une entreprise géante qui, des années après la mort de son fondateur, reste l’une des plus puissantes et des plus innovantes sociétés aéronautiques du monde, fournisseur attitré de la Nasa et de l'armée américaine.

Tout aussi passionné par le cinéma que par l’aéronautique, Howard Hugues deviendra aussi le réalisateur de films d'un coût exorbitant, mettant à profit son inventivité pour mettre au point une caméra révolutionnaire.

Ce fut aussi un grand séducteur (toutes les plus grandes stars de l'Hollywood des années 1900, de Katherine Hepburn à  Ava Gardner en passant par Elizabeth Taylor ont été ses amantes).

A la tête d'une immense fortune, mais devenu complètement paranoïaque, il finit sa vie complètement isolé au dernier étage d'un hôtel de Las Vegas, dans un état de détresse physique et morale invraisemblable. 

Mégalomane, extravagant et certainement gravement déséquilibré, il n’en continua pas moins, jusqu’à ses derniers jours, à imposer ses vues à l’armée, aux présidents américains et même à la mafia et à diriger son empire d’une main de fer, par l’entremise des hommes de confiance dont il s’était entouré.  

Mon opinion sur ce film 

Ce film est un chef d’œuvre, parvenant à raconter, au cours de 3 H qu'on ne voit pas passer, l'incroyable épopée d’un personnage hors du commun. Une fois de plus, la performance d’acteur de Leonardo DiCaprio est époustouflante et mérite tous les éloges.


Si vous avez aimé ce film, je vous conseille aussi :

vendredi 10 janvier 2014

REAL HUMANS - SAISON 1 : 1ers épisodes (2012-...)


Real humans est une série télévisée suédoise créée par Lars Lundström et diffusée en Suède depuis Janvier 2012. En France, elle a été diffusée sur Arte à partir du 4 avril 2013. Une 2ème saison est en cours de tournage, elle devrait être proposée en France en 2014. 

Synopsis

L'histoire se déroule en Suède dans une société où les robots (nommés "hubots") feraient partie de la vie quotidienne des habitants. D'apparence humaine, ils sont utilisés comme personnes de compagnie et aide-ménagère pour les personnes âgées, comme travailleurs dans les usines, etc. Dotés d'intelligence, certains développent aussi des sentiments. On les achète, comme on le ferait d'une voiture ou d'un bien de consommation quelconque, dans un "Hubot Market", sorte de supermarché de robots.

Un groupe de "hubots" fugitifs, emmenés par un humain, Leo, fait intrusion chez un groupe de personnes âgées pour se recharger. Les choses tournent mal et, au cours de l'affrontement, l'une des androïdes est tuée et son corps volé par des trafiquants. Pendant que Leo part à sa recherche, le reste de la troupe, conduite par une androïde, assassine les deux humains et continue sa route vers un refuge, celui d'une église dirigée par une femme pasteur qui, en partie parce qu'elle y est obligée, en partie par conviction, leur vient en aide et les cache dans son grenier.

Parallèlement, d'autres histoires se développent.

- Odi, le "hubot" à tout faire du vieux Lennart, étant tombé en panne, son gendre Hans le décide à acheter à la place un autre robot, plus adapté, selon lui. Il s'agira d'un robot-gouvernante, Vera. Mais Lennart, habitué à Odi, admet difficilement que Vera se mêle de sa vie, contrôle sa nourriture et ses occupations, comme le ferait une épouse revêche et plus très jeune. Par ailleurs, Lennart a secrètement conservé Odi,  auquel le rattache un sentiment quasi-filial, dans son garage car il a l'espoir de pouvoir le réparer et le faire repartir.

- Lorsqu'ils ont acheté Vera, le vendeur a offert à Hans, comme "geste commercial", une jolie « robotte » qu'ils nomment Anita. Or, Hans mais aussi son fils, un adolescent que les hormones travaillent, ne sont pas insensibles à la perfection physique d'Anita.

- Leurs voisins, Roger et Thérèse, ont aussi un hubot mâle, du nom de Rick. Suite à une crise de jalousie de Roger, Thérèse quitte son mari, en emmenant avec elle Rick et leur fils adolescent Kevin.

Mon opinion sur cette série

Connaissant mon goût pour la science-fiction, les lecteurs qui me suivent sur ce blog ne seront pas étonnés que j'aie été assidu devant cette nouvelle série. Ma première impression est mitigée. Le sujet est passionnant et préfigure un futur qui pourrait être beaucoup plus proche qu'on ne le pense. Les robots existent déjà et nous vivons avec mais, pour l'instant, ceux que nous côtoyons ne sont (heureusement) pas dotés de capacités cognitives ni d'intelligence. Or, une génération de robots humanoïdes qui intégrera ces facultés, si elle est pour l'immédiat confinée aux labos et relève encore de la science-fiction, fera bientôt partie de notre quotidien et nous devrons l'accepter. Les questions philosophiques ébauchées par la série se poseront alors avec acuité.

Ces deux premiers épisodes m'ont mis mal à l'aise, comme m'avait mis mal à l'aise le film de Spielberg, Intelligence artificielle ou, à moindre titre, Wall-E. L'être humain étant ce qu'il est, et traitant les autres règnes de la création avec le monstrueux mépris qui est le sien, surtout lorsque ses intérêts financiers priment sur tout le reste, nous avons intérêt à sérieusement réfléchir et imposer des règles d'éthique draconiennes en ce qui concerne l'utilisation des robots, si nous ne voulons pas nous voir confrontés à des dérives morales terribles comme celles qui sont abordées dans Real Humans. Si nous sautions cette étape, nous pourrions bien nous voir confrontés à l'un des scénarios adoptés dans plusieurs films de science-fiction, parmi lesquels les plus troublantes visions sont les versions évolutives des "terminator" de la terrifiante trilogie du même nom et de son passionnant prequel Les chroniques de Sarah Connor ou encore des Cylons mutants de Battlestar Galactica qui ont juré l'élimination de leurs "créateurs", les humains.    

Au-delà du thème, je voudrais aussi parler de l'étrange esthétique de cette série, avec ses tons pastels, son caractère anachronique, son choix délibéré d'une image où les contrastes ont été presque gommés, qui fait que l'on se demande en permanence qui sont les "real humans" et qui sont les robots.

En conclusion, malgré une réalisation bancale et des scenarii assez mal fagotés, des anachronismes (peut-être voulus) et une esthétique improbable, la série Real Humans mérite d'être suivie, surtout en raison des questions philosophiques qu'elle pose et devrait intéresser un public beaucoup plus large que celui qui s'intéresse généralement à la science-fiction.  


Distribution

Première saison

Ces personnages sont introduits dans la première saison. Plusieurs reprennent leur rôle dans la deuxième saison.

 Famille Engman

  • Pia Halvorsen (VF : Rafaèle Moutier) : Inger Engman, avocate du cabinet Jarméus & Schildt
  • Johan Paulsen (sv) (VF : Pierre Tessier) : Hans Engman
  • Kåre Hedebrant (en) (VF : Yoann Sover) : Tobias Engman (surnommé « Tobbe »), le fils puîné
  • Natalie Minnevik (sv) (VF : Karine Foviau) : Matilda Engman, la fille aînée
  • Aline Palmstierna (VF : Isabelle Volpe) : Sofia Engman, la benjamine
  • Sten Elfström (en) (VF : Vincent Violette) : Lennart Sollberg, le père d'Inger
  • Alexander Stocks (sv) (VF : Paolo Domingo) : Odi, hubot défectueux de Lennart
  • Anki Larsson (sv) (VF : Florence Huige) : Vera, hubot gériatrique de Lennart

>   Enfants de David

  • Andreas Wilson (VF : Thomas Roditi) : Leo Eischer
  • Lisette Pagler (VF : Cécile Marmorat) : Mimi, également appelée Anita à son arrivée dans la famille Engman, clone de Jun Moon
  • Marie Robertson (VF : Laurence Sacquet) : Beatrice (appelée familièrement « Bea ») Novak, femme policière. Clone de Beatrice Eischer, l'épouse de David et la mère de Leo
  • Eva Röse (VF : Gaëlle Savary) : Niska
  • David Lenneman (VF : Raphaël Cohen) : Fred
  • André Sjöberg (en) (VF : Jérôme Berthoud) : Gordon, modèle masculin d'Hubotron 400 twinX de la marque Miyakki (gamme "nanny-technologie")
  • Josephine Alhanko (VF : Fily Keita) : Flash / Florentine Adam, modèle féminin d'Hubotron 400 twinX de la marque Miyakki (gamme "nanny-technologie")
  • Christopher Wagelin (VF : Adrien Solis) : Max
  • Saunet Sparell (sv) (VF : Alice Taurand) : Marylyn
  • Romeo Altera : Leo à 10 ans

>  100 % Humains
  • Leif Andrée (VF : Paul Borne) : Roger Larsson, voisin des Engman
  • Jimmy Lindström (sv) (VF : Guillaume Lebon) : Malte Koljonen, le postier ami de Roger
  • Fredrik Silbersky (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé) : Kevin, fils adoptif de Roger

Personnages récurrents

  • Camilla Larsson (sv) (VF : Marie-Laure Dougnac) : Therese, mère de Kevin
  • Johannes Bah Kuhnke (sv) (VF : Jonathan Amram) : Rick, hubot de Therese
  • Peter Carlberg (en) : Carl Liljesten, membre de l'agence de renseignements
  • Thomas W. Gabrielsson (en) (VF : Bernard Bollet) : David Eischer, père de Leo
  • Ola Wahlström (VF : Philippe Catoire) : Ove Holm, le policier coéquipier de Bea
  • Anna Sise (sv) (VF : Laurence Dourlens) : Pilar, amie de Therese
  • Shebly Niavarani (en) (VF : Éric Legrand) : Henning Schildt, supérieur hiérarchique d’Inger
  • Måns Nathanaelson (en) (VF : Jérôme Rebbot) : Jonas Boberg, directeur du Hubot Market. Puis dans la 2e saison, propriétaire d'Hub Battle Land
  • Peter Viitanen (sv) (VF : Sébastien Desjours) : Silas, trafiquant de hubots et souteneur
  • Jonas Malmsjö (en) (VF : Jérôme Rebbot) : Luther, hubot et bras droit de Silas



THE GHOST WRITER de Roman POLANSKI (2010)


The Ghost Writer est un film franco-germano-britannique de Roman Polanski, sorti en France le 3 mars 2010. C'est l'adaptation du roman L'Homme de l'ombre de Robert Harris, l'auteur de "Fatherland", bien antérieur à l'affaire Tony Blair (2007) mais la coïncidence relève presque de la prémonition.

Synopsis

En anglais, un "ghost writer" (mot à mot : écrivain fantôme) - souvent abrévié simplement en "ghost" (fantôme) - est ce que nous appelons, en français, un "nègre". Ewan McGregor, "nègre" à succès, est engagé pour écrire les mémoires de l'ancien premier ministre britannique, Adam Lang (joué par Pierce Brosnan).

Le ton est donné dès les premières images, tournées sur un ferry qui va accoster sur l'île de Martha's Vineyard, au large de la Nouvelle Angleterre (Etats-Unis). Tous les passagers débarquent, sauf une voiture qui reste sur le ferry... et pour cause. Son conducteur est mort noyé pendant la traversée et son corps ne sera repêché que plusieurs jours plus tard sur une plage de l'île. Le noyé avait pour nom Mike McMara. C'était le plus proche collaborateur et le "nègre" attitré d'Adam Lang. Il travaillait sur les mémoires de l'ancien premier ministre. Comme dans beaucoup de films de Roman Polanski, on ressent, dès le début, un malaise. On a peine à croire que le noyé, ivre, ait glissé sur le pont et soit tombé à l'eau sans que personne ne s'en rende compte. Un suicide, peut-être ? C'est la thèse officielle mais on en doute aussitôt...

A Londres, dans les luxueux bureaux d'une société d'éditeurs londoniens, un nouveau "nègre" (Ewan McGregor), est embauché pour poursuivre le travail interrompu. Il doit se rendre dans la villa d'Adam Lang sur une île, isolée au large de Boston (comme dans Shutter Island). C'est là que se trouvent le manuscrit et les notes de son prédécesseur. Ewan s'embarque donc pour les Etats-Unis pour se rendre sur l'île. Le premier contact est en soi menaçant : la maison avec ses formes massives de béton brut et de verre, isolée sur une lande encerclée par la mer et balayée par le vent et la pluie, entourée de clôtures électrifiées et surveillée par des gardes aussi aimables que des gardiens de prison, ressemble plus à un bunker militaire qu'à une accueillante villa de vacances.

L'intérieur hyper-design est à peine plus chaleureux que l'extérieur et ses occupants, depuis Ruth (Olivia Williams) l'épouse de Lang, jusqu'à sa collaboratice (et maîtresse), Amelia (Kim Cattrall), lisse et glacée, ainsi que le personnel qui s'occupe de la maison, sont aussi  accueillants que le reste de l'environnement. Dans cet univers hostile, tout est inquiétant : les images, la couleur d'abord. Tout est filmé dans toutes les gammes de tons froids : bleu, gris, noir. La maison, malgré son luxe intérieur, fait penser à un bunker de la 2ème Guerre mondiale, et son design intérieur fait plus penser à un musée d'art moderne qu'à une maison où l'on a envie d'habiter. Comme le "ghost" -  à qui on dénie toute identité (il n'a pas de nom) -, on se sent dès la première image pris au piège de la maison, de l'île, de cette histoire à laquelle on ne comprend rien, si ce n'est qu'elle recèle de lourds et dangereux secrets... On a de la peine pour Ewan car il nous paraît si sympathique et totalement désarmé face à des fauves d'autant plus dangereux qu'ils sont policés.

Ici, il s'agit d'un complot encore plus complexe. L'ancien premier ministre, Adam Lang est accusé par la Cour Internationale de La Haye d'avoir livré des terroristes présumés d'Al Quaida à la CIA qui les a fait torturer et s'est débarrassé de leur corps en les jetant depuis un avion dans l'Océan. On ne peut s'empêcher de penser à Tony Blair (Adam Lang est lui même Travailliste) et aux accusations de collusion avec la CIA pendant la guerre d'Irak qui ont été portées contre lui et qui ont précipité sa chute et celle des Travaillistes.

Excellent thriller qui m'a rappelé un autre film tout aussi haletant, La firme, où Tom Cruise, un jeune avocat aux dents longues, s'aperçoit trop tard qu'il travaille pour redoutable organisation mafieuse et qu'une fois engagé, il ne peut plus faire marche arrière ou, malgré sa fin grotesque, à L'associé du diable avec Keanu Reeves. 

Il est aussi curieux de penser que Roman Polanski a été arrêté en Suisse à la demande des Etats-Unis sous le prétexte d'une affaire de moeurs vieille de 30 ans, alors qu'il était en pleine postproduction d'un film qui mettait en cause la CIA, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Peu après, nous avons connu l'affaire Wikileaks, bâtie à peu près sur le même modèle, dont le fondateur, Julian Assange, a - toujours sous le prétexte d'affaires de moeurs non prouvées - été mis sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Plus près de nous encore, nous avons l'affaire DSK, toujours sous le même prétexte... La CIA manque donc-t-elle à ce point d'imagination ??? ou a-t-elle systématiquement recours aux dérives sexuelles, réelles ou supposées, pour monter ses mauvais coups ? 

Dans le cas de Polanski, qui a la double nationalité française et polonaise, les circonstances auraient pu empêcher ce film de sortir. Heureusement pour lui (et pour nous), le film est sorti malgré son arrestation et sa mise en résidence surveillée en Suisse.

Le film, qui est une co-production franco-germano-britannique n'a d'ailleurs été tourné ni aux Etats-Unis ni en Grande Bretagne mais en Allemagne et au Danemark.

Mon opinion sur ce film

Ce film est une pure merveille et, à mon avis, le meilleur, avec Le pianiste (dans un tout autre genre) de toute la fiklmographie de Roman Polanski. Sa mise en scène ciselée au scalpel a d'ailleurs été fort justement récompensée par  l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin.

A part la qualité de la mise en scène et de la photo, j'ai aussi beaucoup apprécié l'humour subtil (et très anglais) des dialogues décalés qui donnent à ce film une touche supplémentaire de raffinement. Les acteurs sont aussi excellents (Ewan McGregor, bien sûr, Pierce Brosnan, parfait en politicien roué et beau parleur qui paraît jusqu'au bout plus victime que coupable), mais aussi Olivia Williams (Ruth Lang, apparemment fragile et désespérée mais qui est en réalité une manipulatrice hors pair). La plus surprenante est Kim Cattrall (la secrétaire-maîtresse d'Adam Lang) que l'on connaît plutôt pour son rôle de Samantha dans "Sex and the city". Elle parvient, ici, à donner l'impression d'une femme parfaitement glaciale. Dans ce jeu de rôle, personne n'est ce qu'il prétend être, à part le "ghost writer", victime expiatoire de ce jeu de dupes superbement orchestré par un Roman Polanski au sommet de son art.

Ce film est celui d'un grand réalisateur à la maîtrise exceptionnelle. On y retrouve tous les leit-motivs de l'univers paranoïaque de Polanski au premier chef desquels le huis clos et l'enfermement, la menace voilée et non clairement désignée, le complot, l'ambiguïté, la duplicité...

Un des meilleurs films de cette fin 2009 début 2010 qui mérite amplement toutes les récompenses qu'il a obtenues.

Dans le même esprit :

IA, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DE Steven SPIELBERG (2001)


Intelligence artificielle, est un film américain de science-fiction réalisé par Steven Spielberg et sorti en 2001. Ce film est adapté d'une nouvelle de l'auteur américain de science-fiction de Brian Aldiss : "Les supertoys durent tout l'été" (Supertoys Last All Summer Long) Dans les années 70 déjà, Stanley Kubrick avait envisagé de réaliser un film sur ce sujet et avait même commencé à travailler sur un scénario.

Synopsis

Dans un monde futuriste, les humains ont créé des robots, non seulement pour les aider dans les tâches ménagères ou dangereuses, mais aussi (et c'est là que le bât blesse), pour satisfaire à tous leurs besoins ou plutôt à leurs caprices.

C'est ainsi que le couple Swintonen, en attendant que leur vrai fils de 10 ans, Martin, placé en coma artificiel dans l'attente d'un traitement pour la maladie dont il souffre, leur soit rendu, adoptent David (Haley Joel Osment), un fils de remplacement robotique. David, robot prototype, a été doté par ses créateurs, la société Cybertronics, d'intelligence et de sentiments et, tout en sachant qu'il est un robot, David se considère comme un petit garçon.

Lorsque Martin, guéri, revient dans sa famille, il n'accepte pas de partager avec David l'amour de ses parents et il fait tout pour les convaincre que David est dangereux pour lui. Ceux-ci décident alors de se séparer de David en l'abandonnant dans la forêt comme ils le feraient pour un chien acheté en animalerie dont on se serait lassé.

Là se passe l'épisode le plus pénible du film : David et son ours en peluche, Teddy, un robot lui aussi, sont capturés pour être jetés dans une sorte d'arène digne des jeux du cirque de la décadence romaine où des spectateurs humains prennent plaisir à voir détruire des robots. On a beau savoir qu'il s'agit de machines, le spectacle de la barbarie déchaînée est insupportable. David, de par son extraordinaire ressemblance avec un enfant humain, et grâce à un émouvant plaidoyer qui nous tire les larmes, est épargné par ses tortionnaires et parvient à s'enfuir. Il est aidé dans sa fuite par Gigolo Joe (Jude Law), un robot adulte programmé pour être un prostitué homme. Une fois que Gigolo Joe a été arrêté par la police, David se retrouve seul à nouveau.

Mon opinion sur ce film 

Si je parle de ce film, c'est parce qu'il est repassé plusieurs fois à la télévision mais, l'ayant vu, je ne souhaitais surtout pas le revoir tant il m'avait traumatisé.

Au-delà d'un film de science-fiction, ce film dérangeant va bien au-delà en abordant la cruauté dont sont capables les êtres humains par égoïsme et le racisme qui naît toujours de la bêtise et de l'incompréhension entre les êtres.

Je déconseillerais ce film à toute âme sensible car il m'a personnellement laissé un sentiment très négatif par l'absolu désespoir qu'il dégage y compris, à la fin où David, ayant survécu à l'humanité, mais toujours à la recherche de l'amour de sa mère adoptive, obtient qu'elle revienne brièvement à la vie pour revivre avec elle la plus belle journée de sa vie.

On comprendra mieux en visionnant l'interview de Brian Aldiss, l'auteur anglais de SF dont est tiré le film, pourquoi cette réalisation n'est pas une complète réussite.  

Je ne mettrai pas de note à ce film, non parce qu'il est mauvais (bien au contraire) mais parce que j'en suis incapable. Spielberg n'est pas un débutant et, avec ce film, il tape fort et réussit son pari : nous toucher et nous émouvoir. Par certains côtés, ce film rappelle E.T., alors que là, il ne s'agit pas d'un extraterrestre égaré dans notre monde et confronté à la bêtise et à la peur des humains, mais à un robot créé par les humains et qui, rejeté par eux, n'a nulle part où aller. On retrouve aussi cette idée dans Wall-E, le dessin animé Pixar, dans lequel un petit robot nettoyeur, dernier de son espèce, est abandonné sur Terre. Plus récemment, Arte nous a donné à voir une fiction encore plus dérangeante où les robots humanoïdes vivent parmi les hommes avec toutes les dérives que cela entraîne. 

Film intéressant mais très dérangeant. A ne (surtout) pas regarder avec un public de jeunes enfants.


dimanche 5 janvier 2014

DEAR JOHN de Lasse Hallstöm (USA-2010)



Cher John de Lasse Hallström (2010)

Cher John (Dear John) est un film romantique américain de Lasse Hallström, sorti en 2010. Le film est une adaptation du roman « Cher John » de Nicholas Sparks. Il fut savoir qu’en anglais, une « Dear John letter » est une lettre de rupture.

Synopsis

John Tyree (Channing Tatum) est un soldat des Forces spéciales américaines en poste en Allemagne en permission. Il profite d'une permission aux USA pour voir son père et faire du surf. Savannah Curtis (Amanda Seyfried) est étudiante et ils se rencontrent par hasard sur la plage.  C'est le coup de foudre immédiat entre les deux jeunes gens. Bien qu'appartenant à deux mondes différents (John a été élevé par son père autiste qui n'a qu'un but dans la vie, collectionner les pièces de monnaie, et Savannah est d’une famille aisée), une passion absolue les réunit pendant deux semaines. Mais John doit repartir et, suite aux attentats du 11 septembre, il est envoyé en Afghanistan. Quant à Savannah, elle doit retourner à l’Université. Pendant plusieurs mois, John et Savannah s'écrivent des lettres enflammées. Savannah, chaque jour plus inquiète pour la sécurité de son bien-aimé, s'interroge. Alors que désirs et responsabilités s'opposent toujours plus, le couple lutte pour maintenir ses engagements. Puis, patatras, John reçoit au plus mauvais moment (il vient d'être gravement blessé en Afghanistan) une lettre de rupture sans autre explication. Il est détruit et ne comprend pas ce qui lui arrive. Lorsqu'il retourne en Amérique pour l'enterrement de son père, il revoie Savannah. Celle-ci s’est mariée. La jeune fille n'a pas cédé à un caprice ni aux ordres de sa famille : si, en l’absence de John, elle a choisi d'épouser Tim (Henry Thomas) qu'elle connaît depuis l'enfance, c'est parce que celui-ci est atteint d'un cancer et que quelqu'un doit s'occuper de son fils Alan, un attachant enfant, lui aussi autiste. Même si le générique de fin intervient avant le dénouement, on comprend qu'après la mort de Tim, John et Savannah pourront s'aimer et élever ensemble Alan, dans le respect de la mémoire de son père.

Mon opinion sur ce film

Très beau film, émouvant sans jamais tomber dans la mièvrerie, belle lumière et beaux acteurs. En ces temps de sinistrose, et bien que le sujet ne soit pas des plus gais, curieusement ce film fait du bien. Une mention spéciale à l'acteur qui joue le rôle du père de John, Richard Jenkins, pour sa très juste interprétation d'un être qui n'arrive pas à communiquer, en particulier dans la touchante scène de l'adieu dans l'hôpital. Découverte aussi de Channing Tatum, que je ne connaissais jusque-là que comme un gros bras un peu "bas du plafond". Dans ce film, il arrive à faire passer beaucoup d'émotion et de sensibilité dans un rôle presque mutique. L'image et la lumière sont aussi remarquablement soignées. 

Mon classement : 4,5/5

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samedi 4 janvier 2014

LES TEMOINS d'André TECHINE (FR-2007)



Film dramatique français d'André Téchiné (2007)

Synopsis

L'histoire se déroule en 1984. Manu (Johan Libéreau), jeune gay de 20 ans, qui assume joyeusement son homosexualité, débarque de ses Pyrénées natales à Paris, pour y trouver du travail. Il est hébergé par sa sœur Julie (Julie Depardieu), apprentie soprano, qui loge dans un hôtel modeste situé dans un quartier chaud de Paris. Lors d'une soirée dans une boîte, Manu  fera la connaissance d'Adrien (Michel Blanc), un médecin homosexuel quinquagénaire très cultivé à la recherche plus de l'amour que de l'aventure d'un soir. Manu ne couche pas avec lui et Adrien ne tente rien : tout en espérant secrètement, sans se faire d'illusion, que Manu finira dans son lit, il accepte comme un don du ciel cette amitié chaste et joyeuse, se satisfaisant d'avoir su plaire à ce beau jeune homme plein d'énergie et de vie, sans chercher à en obtenir davantage.

Au cours d'un week-end sur la côte, Adrien présentera Manu à ses amis Sarah (Emmanuelle Béart), écrivain de livres pour enfants en mal d'inspiration et jeune maman qui assume mal sa maternité et Mehdi, son mari, inspecteur à la police des mœurs (Sami Bouajila). Une passion amoureuse imprévue va naître entre Mehdi (qui, jusque-là, se croyait 100 % hétéro) et Manu. Ce sont, hélas, les années où le sida fait son apparition. L'épidémie est alors perçue dans les médias et l'imaginaire collectif comme une peste moderne et honteuse qui ne touche que les homosexuels.

Manu tombe malade. Adrien, tout en reprochant à Mehdi de lui avoir "volé" Manu, prend le jeune homme chez lui, le soigne avec une abnégation digne de respect, cachant à tous sa dégradation physique, tout en s'engageant corps et âme dans la lutte contre une maladie qu'à l'époque on ne maîtrise pas du tout.


Mon opinion sur ce film

Vous avez dû remarquer qu'on trouve peu de films français dans ma filmographie. J'ai vu ce film qui était projeté sur France 2 à l'occasion du Sidaction et je l'ai bien aimé. Le sujet difficile du sida y est traité avec beaucoup de tact et de finesse. Les acteurs sont remarquables, à commencer par Michel Blanc, y sont stupéfiants de justesse et de sobriété. Une découverte : Johan Libéreau, un jeune acteur de 26 ans,  éclatant de vie, de naturel et d'une belle énergie.

Distribution

  • Michel Blanc (Adrien)
  • Emmanuelle Béart  (Sarah)
  • Sami Bouajila  (Mehdi)
  • Julie Depardieu  (Julie)
  • Johan Libéreau  (Manu)
Musique

J'ai aussi beaucoup aimé la bande son assez éclectique du film : cela va des Rita Mitsuko ("Marcia Baila"') à Vivaldi ainsi qu'une chanson, "Docteur Miracle", interprétée par l'acteur Johan Libéreau lui-même.

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WANTED : CHOISIS TON DESTIN de Timur BEKMANBETOV (USA-2008)

Wanted est un film américain réalisé par Timur Bekmanbetov sorti en 2008. C'est l'adaptation de la série de comics Wanted écrite par Mark Millar et dessinée par J.G. Jones, publiée par Top Cow et publiée en France par Delcourt.

Synopsis

Wesley Gibson (James McAvoy) est un employé de bureau terne et sans envergure ; se percevant lui-même comme un loser, il accepte sans se rebiffer les infidélités de sa petite amie et les humiliations de sa chef de service, un personnage particulièrement antipathique. Lorsque son père meurt, Wesley découvre que celui-ci était un redoutable tueur à gages au service de « La Confrérie », une organisation criminelle secrète. A sa grande surprise, Wesley est recruté par Fox (Angelina Jolie), qui devient son énigmatique mentor, pour remplacer son père au sein de la Confrérie.

Wesley découvre - mais trop tard - que Cross, la cible qu'il doit éliminer (Thomas Kretschmann qui joue le rôle de Nikopol dans "Immortel, ad vitam" d'Enki Bilal)  est en fait son véritable père. La Confrérie ne l'a engagé que pour parvenir à ses fins. Quant à Sloan (Morgan Freeman), le chef de l'organisation, on apprend qu'ayant découvert qu'il avait été désigné par le Métier comme figurant sur la liste des personnes à éliminer, il avait dissimulé cela à la Confrérie, et choisi lui-même les victimes suivantes. Lorsque Wesley comprend le subterfuge, il se jure de détruire la Confrérie et Sloan, son chef dévoyé.

Mon opinion sur ce film

J'étais intrigué de découvrir James McAvoy, que j'avais découvert dans le rôle du "gentil" faune Tumnus des Chroniques de Narnia 1 - L'armoire magique,le lion et la sorcière blanche, dans un film d'action à connotation ésotérique aux côtés de pointures comme Angelina Jolie, Morgan Freeman ou Terence Stamp.

Mon jugement sur ce film

Ceux qui me suivent savent que je ne suis pas un grand fan des films d'action où les scènes spectaculaires s'enchaînent sans laisser le spectateur reprendre son souffle. Mais j'ai bien aimé le ton décalé et l'humour permanent dont font preuve les personnages (la scène où Wesley se rebelle contre son horrible chef de service est véritablement jubilatoire). Le film m'a aussi intéressé pour ses clins d'œil à la mythologie (la Confrérie n'est pas une simple organisation criminelle, les cibles sont désignées par un métier à tisser qui détermine, selon un système crypté, qui doit être tué.)

Mais, malgré la présence d'excellents acteurs, le scénario,  hésite constamment entre film d'action et fantastique, ne parvient pas à trouver sa vitesse de croisière. 

Mon classement : 3,5/5 (A voir si l'on ne recherche pas autre chose qu'un bon divertissement)

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SHUTTER ISLAND de Martin SCORSESE (USA-2010)


Thriller américain de Martin Scorsese sorti en février 2010, ce film est l'adaptation du roman éponyme de Dennis Lehane.

Synopsis

L'histoire se place en 1954. Edward 'Teddy' Daniels (Leonardo DiCaprio) est un marshall fédéral (policier fédéral). Accompagné d'un collègue, Chuck Aule  (Mark Ruffalo), ils se rendent sur Shutter island, une île isolée dans la baie de Boston, où s'élève un hôpital psychiatrique réservé aux malades qui ont commis des crimes particulièrement horribles. Les deux policiers viennent enquêter sur la disparition mystérieuse d'une patiente-détenue, Rachel Solando, incarcérée pour avoir noyé ses trois enfants.
Très vite, on se rend compte que l'histoire est biaisée. Teddy a fait partie des GI qui ont découvert les horreurs du camp nazi de Dachau. Les images qu'il  y a vues le hantent toujours. Mais il y a eu un autre drame dans sa vie. Sa femme Dolorès est morte dans l’incendie de leur maison allumé par un pyromane meurtrier du nom d'Andrew Laeddis. La visite dans cet endroit sinistre, qui s'apparente à un camp de concentration, n'est pas faite pour l'aider à retrouver la sérénité.
Au fur et à mesure que le film se développe, des évènements étranges se produisent. Manipulation mentale ou réalité, d'enquêteur venu sur l’île en tant que policier, Teddy perd ses fragiles repères et  se retrouve dans le rôle du patient, livré pieds et poings liés à des médecins pour le moins inquiétants. On a l’impression d’être dans un cauchemar où tout peut se passer. Même le spectateur ne sait plus quoi penser : d’abord du côté de Teddy, il glisse insensiblement dans le camp de ceux qui le croient coupable (ou du moins fou) : c'est peut-être bien lui qui aurait assassiné sa femme, Rachel, la meurtrière de leurs trois enfants...  Terrible dilemme pour le spectateur qui ne sait plus que penser, qui croire, ni où est la vérité et où est la folie ?
Unité de temps, unité de lieu. Dans ce film, Scorsese fait du Polanski et du meilleur comme on peut le mesurer dans son dernier film, The Ghost Writer. Ses héros sont prisonniers dans un double champ clos : l'île, doublement coupée du monde car c'est le propre des îles, et en outre parce qu'une terrible tempête se déchaîne, empêchant qui que ce soit de rejoindre la terre ferme et l'hôpital psychiatrique, que l'on appelle aussi asile d'aliénés, les "aliénés" étant, par définition "coupés de la société".
Pendant que la tempête s'abat sur Shutter Island, les choses commencent à se déglinguer pour Teddy et son collègue. Sont-ils tombés dans un traquenard ourdi par les services spéciaux dont dépend l'île ? (on est en pleine Guerre froide). Les patients sont-ils les cobayes de médecins déments qui testent de nouvelles techniques sur eux (Max Von Sydow est terrifiant dans le rôle d’un médecin dans lequel Teddy pense reconnaître un ancien nazi mais Ben Kingsley est tout aussi terrifiant en psychiatre soi-disant "humaniste" qui est peut-être encore pire, sous ses airs policés, que son confrère)? Que se passe-t-il dans le bloc C... et pire..., dans le phare désaffecté ?

Mon jugement sur ce film

Difficile de classer ce film dans un genre particulier : c'est certes un policier, puisque nous avons affaire à des policiers et des criminels, mais c'est aussi un thriller. C’est aussi et surtout un film fantastique où les repères des uns et des autres, des personnages, comme des spectateurs, sont comme vus dans une glace déformante.
Shutter island est un film inclassable et terrifiant car, lorsque le générique de fin s'inscrit sur l'écran, on a perdu, comme son héros, toutes les certitudes qu'on croyait avoir au début. Qui est fou ? Qui est sain d'esprit ? Et pire, où est la vérité ? Où est le mensonge et la manipulation ? La mise en scène de Scorsese est terriblement efficace bien que, par moments peut-être, un peu trop grandiloquente et ses ficelles un peu grosses, ce qui est malheureusement un des défauts majeurs du cinéma américain. Quant à la musique de Robbie Robertson, tonitruante et superfétatoire, elle aurait mieux fait de se faire oublier car, en réalité, le moment le plus glaçant du film est bien celui où l'on entend la délicate et envoûtante suite n°3 de Bach dans un salon confortable, avec tapis et cheminée, havre de paix à l'abri de la folie et de la tempête qui règne tout autour, alors que c'est sans doute là que le destin des héros (ou des otages ?) se noue et qu'ils sont le plus en danger.
Je reviens un instant sur le jeu de  Leonardo DiCaprio qui, de film en film, me paraît meilleur. Ici, il n'a plus rien à voir avec le môme au visage de bébé joufflu qu'il avait dans Titanic. Dans ce film, il apparaît empâté, son teint est gris, il semble abîmé, vieilli mais il est tout bonnement stupéfiant de justesse, passant de la certitude absolue du début au doute intégral de la fin, il nous ferait presque croire à sa folie au risque de nous y entraîner avec lui. Impressionnant numéro d’acteur auquel on finirait par croire tellement il est bluffant !  J'ai aussi découvert un acteur que je ne connaissais pas encore : Mark Ruffalo qui incarne avec brio l'ami et le collaborateur de Teddy et dont le double visage, par un retournement inattendu de situation, apparaît à la fin.  

Mon classement  4,5/5 Un thriller glaçant et parfaitement réussi.

Je vous recommande aussi :
  • ·         Paranoiak de D.J. Caruso (2007)
  • ·         The Ghost Writer de Roman Polanski (2010)
  • ·         Memento de Christopher Nolan 2000)
  • ·        La défense Lincoln de Brad Furman (2011)
  • ·        La firme de Sydney Pollack (1993)

vendredi 3 janvier 2014

LA SAGA DES TERMINATOR 1 à 5 et LES CHRONIQUES DE SARAH CONNOR (1984-2015)


Terminator

La saga des Terminator se compose à ce jour de 4 films et d’une série réalisée par Josh Freeman pour la télévision, Les chroniques de Sarah Connor.
- Le 1er film, intitulé Terminator, réalisé par James Cameron est sorti en 1984;
- Le 2nd, intitulé Terminator, The Judgment Day (Le Jugement dernier), aussi réalisé par James Cameron, sorti en 1991;
- le 3ème Terminator, Rise of the Machines (Le soulèvement des machines), réalisé par Jonathan Mostow, sorti en 2003;     
- le 4ème volet, Terminator : Renaissance, réalisé par McG (Joseph McGinty Nichol) est sorti en 2009;
- La série se complète d’une série « prequel » pour la télévision et intitulée : Terminator, les Chroniques de Sarah Connor.  
- Un 5ème film, intitulé Terminator Genisys, réalisé par Alan Taylor, est sorti en juillet 2015.

Mon approche de la saga

Bien que passionné de science-fiction, je n’avais jamais vu les films Terminator, pensant qu’ils se réduisaient à des échanges de coups entre héros bodybuildés au crâne aussi vide qu'un ballon de foot. Or, comme on le verra, le synopsis est beaucoup plus complexe que cela.

Je suis donc venu aux Terminator après avoir vu, par le plus parfait hasard, un épisode des Chroniques de Sarah Connor, diffusé sur TF1. Dans un premier temps, je n'ai pas fait la relation avec les films Terminator. Si je l’avais faite, je ne me serais même pas laissé aller à regardé cet épisode, et j’aurais eu tort. Car, si les Chroniques de Sarah Connor sont bel et bien dérivées de la série des Terminator, en particulier des deux premiers films, elles leur apportent un éclairage indispensable. Mais, curieusement, cette série n'a pas eu le succès escompté auprès du public et fait partie des nombreuses séries sacrifiées par les chaînes (dans ce cas, la Fox) sur l'autel de la rentabilité à court terme.

En fouinant sur Wikipedia, j'ai découvert que la série des Terminator avait été réalisée par un certain... James Cameronle réalisateur du chef d'oeuvre planétaire Titanic et, plus récemment d'Avatar que, personnellement, j'ai beaucoup aimé). Du coup, je me suis procuré les quatre films en DVD de Terminator et j'ai constaté, à ma grande honte, que j'avais fait preuve de préjugés envers eux car, même s'ils dataient, en particulier par leurs effets spéciaux (le 1er Terminator remonte tout de même à 1984 !), n'étaient pas dénués d'intérêt et surtout qu'on ne pouvait comprendre la saga qu'en regardant les films dans l'ordre, ce qui m'avait complètement échappé. Par certains côtés, on est confronté avec la série des Terminator, au même principe qu'avec la saga Starwars.  

Synopsis

Résumer la saga des Terminator n'est pas une tâche aisée. Tout commence avec le Dr. Miles Bennett Dyson, un chercheur travaillant pour l'entreprise de technologie de pointe Cyberdine Systems qui met au point un microprocesseur révolutionnaire qui conduira au développement de Skynet. Skynet est, une sorte d'Internet avant la lettre (rappelons que le 1er film date de 1984 et que l'accès à Internet pour le grand public remonte seulement au début des années 2000).

Pour éviter que, dans le futur, les machines ayant pris le pouvoir grâce au développement de Skynet, ne détruisent l'humanité, Sarah Connor tue Miles Dyson en essayant d'empêcher que son invention, dévoyée, ne devienne trop puissante. Ce qui n'empêchera cependant pas, hélas, pas la guerre des machines mais conduira Sarah Connor dans un asile psychiatrique, l'obligeant à abandonner son fils, John. Plus tard, John deviendra  le chef de la résistance contre les machines.

Terminator n°1 (1984)

Le premier film, réalisé en 1984, est censé se dérouler en 2029, alors que les machines révoltées ont déclenché une guerre nucléaire en vue d'annihiler l'humanité. Deux êtres sont envoyés dans le passé (en 1984), pour tenter de modifier le futur. L'un est un Terminator, un assassin cybernétique interprété par Arnold Schwarzenegger, pour tuer Sarah Connor. L'autre est un humain du nom de Kyle Reese qui est envoyé par John Connor, devenu chef de la résistance, pour protéger sa mère.

Il est impossible de résumer les événements qui se produisent dans Terminator 2-3 et 4. Disons seulement qu'au fur et à mesure du déroulement des films, les Terminator évoluent puisque les machines pensantes devenant chaque fois plus intelligentes en synthétisant les éléments d'information rassemblés, complexifient la structure de leurs êtres cybernétiques, les rendant chaque fois un peu plus redoutables pour les Humains dont elles finissent par anticiper la pensée.

Terminator n°2 : le jugement dernier (1991)

Deuxième dans l'ordre des "Terminator", lui aussi réalisé par James Cameron près de 10 ans après le 1er opus, je n'ai pas trouvé ce film tellement plus réussi que le 1er. Certes, les effets spéciaux se sont améliorés (mais on sait ce que je pense de la dérive des images de synthèse que l'on utilise à mon goût un peu à tort et à travers) mais la mise en scène est à peine moins indigeste que dans l'opus original. La seule qualité que j'ai trouvée à ce film est dans les relations entre John Connor, ado rebelle en quête de son père biologique, Kyle Reese (dont les scènes ont été coupées au montage, on se demande pourquoi) et le terminator, interprété par Arnold Schwarzenegger, qui est passé cette fois du "côté lumineux de la force", le méchant étant "interprété" ici par un certain Robert Patrick, aussi expressif (il est vrai qu'il "joue" le rôle d'un cyborg) qu'une planche à repasser ou qu'un réfrigérateur, ce qui fait paradoxalement de Schwarzy un acteur... shakespearien. C'est tout dire !!! Quelques répliques et dialogues empreints d'une touche d'humour et de références aux autres films rendent le film un rien moins indigeste (mais je n'irais pas jusqu'à dire "digeste"). Mais, même s'il est un cran meilleur que Terminator 1, Terminator 2 : Le jugement dernier n'est pas du niveau de Terminator 3 : Le soulèvement des machines ou du Terminator 4 : Renaissance, beaucoup plus complexe et à mon avis le meilleur de la saga. 

A mon humble avis, l'ensemble n'arrive cependant pas à la cheville de Terminator : Les chroniques de Sarah Connor qui, décidément, quand on a vu les productions antérieures (ce qui est, pour moi, le cas maintenant), reste, malgré ses imperfections, la meilleure surprise de l'ensemble (mais il faut dire aussi que c'est la réalisation la plus récente et qu'elle a donc bénéficié des dernières techniques d'images de synthèse).

Les Chroniques de Sarah Connor (2008-2009)

Chronologiquement, même si elle est sortie en dernier, elle s'intercale dans la saga immédiatement après Terminator 2, le jugement dernier et donc avant Terminator 3 et 4. Cette série est donc la clé de l'ensemble des Terminator. Elle se déroule dans notre présent et nous montre Sarah et son fils de 15 ans, John fuyant les assassins envoyés du futur pour les éliminer. 

J'ai de beaucoup préféré la série Les chroniques de Sarah Connor aux films initiaux qui ont beaucoup vieilli, non seulement pour des raisons techniques mais surtout parce qu'ils sont avant tout (et presque uniquement) des films d'action qui ne laissent pas beaucoup de place à la réflexion ni aux implications psychologiques qui font en réalité, du moins à mes yeux, tout l'intérêt de la série. Celle-ci m'a paru beaucoup plus riche et ambitieuse en ce qui concernait la personnalité de Sarah et de son fils, John. On regrette d'autant plus que les producteurs aient jugé bon d'arrêter cette nouvelle relecture de la saga. 

Il ne nous reste plus qu'à espérer que les prochains Terminator, que l'on nous annonçait pour 2011 et 2012 (mais dont on n'a pas, fin 2013, la moindre confirmation*) rachèteront les premiers films qui ne méritent pas l'honneur qu'on leur a fait, sauf à avoir posé les bases d'un monde imaginaire qui pourrait malgré tout bien préfigurer le futur que nous promettent le développement de multinationales échappant à tout contrôle comme Google, Facebook ou Apple.

[* En juillet 2015 est sorti le film Terminator Genisys réalisé par Alan Taylor qui exploite une autre boucle temporelle de la saga et serait, selon les producteurs, le premier d'une nouvelle trilogie dont les autres films sont annoncés pour 2017 et 2018 (mais nous n'en sommes pas encore là!)]

QUARTET de Dustin HOFFMAN (GB-2013)


Quartet (ou Le Quatuor) est une comédie dramatique britannique réalisée par Dustin Hoffman, sortie en 2012. Il sort le 3 avril 2013 en France.

[Il existe aussi un film intitulé Le Quatuor avec Philip Seymour-Hoffman, sorti en 2012.]

Synopsis

Quartet est l’adaptation d’une pièce de théâtre à succès de Ronald Harwood, qui est aussi le scénariste du film. Le dramaturge s’était lui-même inspiré d’un documentaire suisse des années 80 décrivant le quotidien des résidents d’une maison de retraite pour musiciens âgés fondée par Giuseppe Verdi. 

A quelques jours du gala de bienfaisance destiné à rassembler des dons pour maintenir ouverte Beecham House, luxueuse maison au cœur de la campagne anglaise, qui accueille les musiciens âgés, l’annonce de l’arrivée imminente d’une grande cantatrice agite la petite communauté. Pour Wilf, Regginald (Reggie) et Cissy, le choc est encore plus grand que pour les autres résidents lorsqu’ils découvrent que la nouvelle venue est Jean Horton. En effet, tous les quatre ont fait partie, par le passé, du Quatuor, une mythique formation qui s'est dissoute en raison de l’ambition de Jean et de son ego de diva. En outre, Reginald, qui a été son mari, ne lui a jamais pardonné de l'avoir quitté. Malgré les vieilles blessures et les reproches, le Quatuor se reformera pour un dernier concert à l'occasion de l'anniversaire du grand Verdi.

Distribution

  • ·       Maggie Smith (Jean Horton)
  • ·         Tom Courtenay (Reggie Paget)
  • ·         Billy Connolly  (Wilf Bond)
  • ·         Pauline Collins (Cissy Robson)
  • ·         Michael Gambon (Cidric Levingston)


Lieu de tournage

Le film a été tourné à Hedsor House, dans le Buckinghamshire.

Réception

Quartet a reçu un accueil positif des professionnels et du public. Rotten Tomatoes lui a attribué 80% d’opinions favorable et Metacritic un score de 64/100. Mais, en France, une diffusion confidentielle l'a privé du succès qui l'aurait sans doute accueilli. 
  
Après avoir vu ce film, on ne ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec le film Indian Palace, dont il reprend un peu les ingrédients (la situation d'anglais âgés et relativement aisés confrontés à la solitude et aux difficultés financières).

Mon classement 4/5 (Bon film, mais un cran au-dessous d'Indian Palace dont il n'a pas la gaieté ni le dynamisme). La photographie de John de Borman est toutefois remarquable. Maggie Smith est toujours aussi épatante.    

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