jeudi 31 octobre 2013

GENERATION RX de Arie Posin (USA-2008)


Film américano-allemand de Arie Posin, sorti en 2008, avec Jamie Bell, Glenn Close, Ralph Fiennes, Justin Chatwin, etc.

Synopsis

Le titre original de ce film, The Chumscrubber, fait référence à un jeu vidéo américain dans lequel le héros (qui a plusieurs têtes de rechange) aide ses amis à survivre dans un monde post-apocalyptique. L'histoire se déroule dans une banlieue fictive du nom de Hillside, censée être située dans le sud de la Californie. Il s'agit de ce type de banlieue huppée où tout le monde semble vivre a priori une existence idéale, comme c'est le cas dans les premières saisons de la géniale série Weeds.

Lorsque Dean (Jamie Bell) découvre son meilleur ami Troy pendu dans sa chambre alors que ses parents, ne s'étant rendus compte de rien, continuent à donner leur réception autour de la piscine, il ne dit rien pour ne pas faire de vagues, Troy était le fournisseur de drogues "légales" (des médicaments détournés) attitré du lycée.

Sa disparition ne passe cependant pas inaperçue. Trois de ses "clients" décident de récupérer les drogues qu'il a planquées. Pensant enlever le jeune frère de Dean, Charlie Stiffle (Rory Culkin), ils enlèvent Charlie Bratley, et réalisent trop tard qu'ils se sont trompés d'otage... Mais ses propres parents ne s'aperçoivent même pas de son absence !

Mon opinion sur ce film

J'ai vu ce film car le casting (Jamie Bell, en particulier, que j'avais trouvé génial dans des films comme Billy Elliot ou My name is Hallam Foe, mais aussi des pointures comme Glenn Close ou Ralph Fiennes) m'avait paru intéressant. De plus, le film avait eu les honneurs du Festival de Sundance, ce qui est généralement un gage de qualité. J'aurais dû savoir que, malgré cela, ce film avait été un double échec, public et commercial.

C'est une fable, certes, qui se veut une comédie grinçante sur les apparences qui doivent être préservées à tout prix dans une banlieue américaine chic. Les enfants se droguent, pas avec des drogues dures, vendues par de petits malfrats de banlieue, mais avec des "médicaments" officiels qu'ils se procurent dans la pharmacie de leurs parents ou sur prescription médicale. Tout ce qu'il y a de plus légal! Les familles de Dean et Troy sont riches et vivent dans de belles maisons. Leurs enfants vont au lycée et ne manquent de rien. Mais, à part ça, leurs parents sont absents et ne s'occupent pas de ce qu'ils font. C'est hélas, un des leit-motives qui revient en permanence dans les films sur la jeunesse de nos pays dits "développés", qu'elle soit britannique (Skins, Paranoïd Park, Like minds), américaine (Brick, Mean Creak, Paranoiak ) ou, désormais, française (Hellphone) : une démission quasi générale des adultes, qu'ils soient parents, enseignants ou représentants de l'autorité en général. Trop occupés à gérer leur propre "ingérabilité, ils font preuve, vis-à-vis de leur progéniture, d'une totale inconscience. Leur perte d'autorité (ou leur aveuglement coupable) conduit leurs gamins sans repères solides à tomber dans la drogue, la délinquance ou le meurtre.

Le film aurait pu être intéressant s'il n'avait hésité à ce point entre drame et comédie. A part les premiers moments (la découverte du corps sans vie de Troy, le silence de Dean...), la mise en scène dérape complètement. Le film n'est sauvé que par la présence de Jamie Bell et de jeunes acteurs épatants, comme Justin Chatwin - que je ne connaissais alors (il apparaît dans la série Weeds), sans oublier l'excellente BO composée par James Horner (Titanic, Braveheart, etc.) Il sont bien meilleurs que des artistes "confirmés" comme Glenn Close ou Ralph Fiennes dont on se demande ce qu'ils font là, si ce n'est pour toucher leur cachet, ni pourquoi il ont accepté d'être à ce point ridiculisés. Bref, un film qui se voudrait ambitieux mais qui n'arrive pas à la cheville des films ou séries cités plus haut, malgré leur valeur aussi très inégale.

Mon classement : 3/5


dimanche 13 octobre 2013

N'OUBLIE JAMAIS (THE NOTEBOOK)


Film dramatique américain réalisé par Nick Cassavetes, sorti en 2004. Ce film est l'adaptation du best-seller de Nicolas Sparks intitulé "The Notebook" (Le carnet), livre publié en français sous le titre très "eau de rose" "Les pages de notre amour."

Synopsis

L'histoire commence dans une maison de retraite où un vieil homme, Noah, fait la lecture à une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer, du nom d'Allie.

Peu avant la seconde guerre mondiale, Noah (Ryan Gosling) et Allie, alors jeunes gens, se sont rencontrés lors des vacances qu'Allie Hamilton dans la propriété que possèdent ses parents fortunés à Seabrook Island, en Caroline du sud. Pendant ce séjour, elle tombe amoureuse de Noah Calhoun, un jeune homme qui travaille dans une scierie. Les jeunes gens se jurent fidélité et décident de se marier. Noah l'emmène dans la maison abandonnée d'une ancienne plantation et lui promet de l'acheter et de la restaurer pour abriter leur amour.

Mais la décision des jeunes gens n'est pas du goût des parents d'Allie qui ne peuvent même imaginer qu'elle puisse épouser un simple ouvrier. Ils écourtent la fin de leurs vacances pour Charleston et envoient Allie à l'université à New York.

La guerre éclate et Noah part sur le front. Pendant un an, il ne cessera d'écrire une lettre par jour à Allie qui ne les recevra jamais car sa correspondance est interceptée par sa mère. Pendant la guerre, Allie est devenue infirmière et elle soigne un jeune officier grièvement blessé, Lon Hammond. La guerre terminée, Lon, qui est issu d'une riche famille de planteurs de coton, la demande en mariage. Quant à lui, Noah est aussi revenu et, grâce à la vente de la maison de son père, il a pu acheter la maison en ruine qu'il avait promise à Allie et commence à la restaurer.

Au moment d'essayer sa robe de mariée, Allie découvre, dans un journal, une photo de Noah posant devant la maison où il l'avait amenée et celle-ci a été restaurée.

Elle laisse tout et retourne à Seabrook où elle tombe dans ses bras. Quelques jours plus tard, la mère d'Allie vient essayer de la convaincre de rentrer avec elle à Charleston. Elle l'informe que Lon est venue la chercher et elle lui apporte aussi les lettres de Noah reçues pendant la guerre.

On retrouve Noah et Allie, âgés et on comprend qu'ils ont fini leur vie ensemble.

Mon opinion sur ce film

Ce film m'a rappelé d'autres drames romantiques dans lesquels l'amour de deux jeunes gens est contrarié par la famille (Légendes d'automne, Reviens-moi), les événements (Le secret de Charlie) ou la mort (PS I love you).... Je n'ai pas lu le roman dans lequel on doit trouver le procédé du carnet que Noah âgé lit et relit sans cesse à Allie atteinte de la maladie qui lui fait oublier les passages aussitôt lus. Peut-être que l'auteur s'en sort mieux que le réalisateur car, dans le film, le procédé paraît artificiel et ajoute une lourdeur dont on se serait bien passé. Dommage car l'histoire d'amour entre les deux personnages est belle, même si, en comparaison des films cités eu début de ce paragraphe, elle reste trop sage et manque de ressort mélodramatique. Ce sont les acteurs, Ryan Gosling en tête, dont c'était le 6ème rôle, ainsi que Gena Rowlands (la propre mère du réalisateur) qui incarne Allie âgée, qui sauvent le film, par ailleurs assez plat.
Quelques belles scènes cependant : celle dans la maison délabrée où Allie joue sur un piano désaccordé le prélude n°4 opus 28 de Chopin, celle où les deux jeunes amants sont en barque au milieu de centaines d'oies blanches en train de migrer...

Mon classement

Inégal, mais quelques beaux passages. A voir surtout pour Ryan Gosling dont on pressent qu'il deviendra la star qu'il est devenu avec ses trois derniers films. 
DVD : Film disponible en DVD.

RYAN GOSLING



Ryan Gosling est un acteur canadien né en 1980 dans l'Ontario. Il a été élevé dans une communauté mormonne et se destine d'abord à une carrière de danseur avant d'être embauché, à l'âge de 11 ans, sur le programme de Disney Channel, The All new Mickey Mouse Club, où il fait ses débuts aux côtés de Britney Spears et de Justin Timberlake. 
A cette époque, il dit lui-même qu'il n'a aucun talent, qu'il ne sait ni chanter ni danser. 

Il enchaîne ensuite les rôles dans des séries télévisées puis endosse le rôle d'Hercule dans la série Young Hercule (Hercule contre Arès) de 1998 à 1999. 

En 2001, il joue le rôle d'un jeune joueur de football américain dans le film Le plus beau des combats (Remember the Titans) puis celui d'un néo-nazi juif dans Danny Balint (The Believer) de Henry Bean couronné par le Grand Prix du Jury au Festival de Sundance.


Sa carrière s'est poursuivie depuis avec pas moins de 18 films entre 1993 et 2013 mais le film qui l'a réllement propulsé au rang des stars fut Drive de Nicolas Winding Refn (2011) où il joue le rôle du chauffeur.

Je l'ai personnallement découvert par hasard dans le film N'oublie jamais (The notebook), de Nick Cassavettes (2004) que j'ai vu en DVD. Je l'avais remarqué pour son jeu tout en finesse, extrêmement touchant. 

Depuis Drive (2011), il est devenu une star avec deux autres films The place beyond pines (2012) et Only God forgives (2013) et, désormais, les réalisateurs se l'arrachent. Il était très attendu au dernier festival de Cannes cette année et Telerama lui a consacré sa couverture de mai 2013.

Films que je recommande avec Ryan Gosling 


Engagement citoyen

J'ai en outre appris que Ryan Gosling militait pour Peta (association très engagée contre la maltraitance animale, ce qui me le rend encore plus sympathique). 

samedi 12 octobre 2013

LE PIANISTE de Roman Polanski (2002)



"Le pianiste" est un film adapté de l'autobiographie du pianiste juif-polonais Wladyslaw Szpilman. Le film, réalisé par Roman Polanski en 2002 est une coproduction entre la France (où il a été monté), la Pologne, l'Allemagne où il a été tourné, et la Grande Bretagne. 

Wladyslaw Szpilman est magnifiquement incarné par le talentueux acteur américain  Adrien Brody

Synopsis

Le film commence lors de l'invasion de la Pologne par les Allemands, le 1er Septembre 1939. Szpilman est en train d'interpréter au piano une Nocturne de Chopin lorsque le studio de la radio de Varsovie est bombardé. Il revient dans sa famille pour apprendre que la France et l'Angleterre ont déclaré la guerre à l'Allemagne et tous se réjouissent, pensant naïvement que la guerre ne durera pas et que l'Allemagne se retirera de la Pologne. Malheureusement, non seulement, elle dure, mais chaque jour apporte avec lui une nouvelle escalade dans l'horreur. Comme en France et dans les autres pays occupés par l'Allemagne nazie, les Juifs sont les premiers à être persécutés : on les oblige d'abord à porter un brassard marqué de l'étoile jaune. Ceux qui s'y refusent sont punis et ceux qui le portent sont soumis aux pires vexations de la part des nazis. Chaque jour les choses empirent. Les Juifs, n'ont plus le droit d'exercer un métier, ils doivent céder leur place sur le trottoir aux Allemands, ont des places à part dans les trams. Bientôt, quelle que soit leur condition, ils sont contraints d'abandonner leur appartement et de rejoindre une zone vidée de ses habitants polonais, que les nazis ont transformée en ghetto. Le ghetto est aussitôt muré. Les Juifs qui y sont enfermés sont affamés et la répression la plus barbare s'abat  sur eux. Leur quotidien est un enfer; les rafles et les assassinats gratuits se succèdent. Dans un premier temps, la famille Szpilman essaie de reconstituer, dans l'appartement qui leur a été attribué, un semblant du confort bourgeois qu'ils ont connu et veulent croire à une libération proche. Wladyslaw continue à jouer du piano dans un bar tenu par des Juifs et fréquenté par d'autres Juifs aisés dans le ghetto. Mais très vite, cet aspect relativement policé des choses va être balayé par la barbarie nazie qui déferle sur le ghetto, n'épargnant plus personne.

Grâce à la complicité de Polonais non-Juifs, qui ont admiré son talent et qui vivent à l'extérieur du Ghetto, Wladyslaw réussit, dans un premier temps à échapper à la déportation pour le camp d'extermination de Treblinka dont est victime toute sa famille. Dès lors, il vit une vie de fugitif dans la Varsovie occupée jusqu'à ce que la ville soit prise et détruite par les nazis en représailles contre la résistance polonaise. Wladyslaw abandonné de tous, malade et épuisé par la faim, se réfugie dans le grenier d'une maison bourgeoise abandonnée et délabrée dans laquelle se trouve un piano. Alors qu'il essaie désespérément d'ouvrir une boîte de conserve avec un tisonnier, apparaît devant lui un officier SS (Thomas Kretschmann, magnifique !) On se dit que s'en est fini pour Wladyslaw et que le nazi va l'exécuter d'une balle dans la tête. Mais lorsque l'officier lui demande quel est son métier et que Wladyslaw lui répond "pianiste", celui-ci l'oblige à jouer. La scène est d'une extrême émotion car on se demande, en voyant l'impassibilité du nazi, s'il s'agit d'une ultime cruauté gratuite ou d'un réel intérêt pour la musique. Heureusement, c'est la deuxième hypothèse qui s'avère être la bonne. L'officier part sans un mot et revient avec toute son escouade de militaires : il transforme la maison en QG. Après s'être installé, il monte au grenier avec un paquet sous le bras et, sans un mot, il le lance à Wladyslaw comme on le ferait pour un chien : le paquet contient une miche de pain et de la confiture. La scène se reproduit une ou deux fois.

Quelques jours après, la ville tombe aux mains des Russes. Avant de partir, l'allemand donne son manteau au Juif qui grelotte de froid. Sans le savoir, il lui a fait un cadeau empoisonné car la première réaction des Russes (ou des résistants Polonais) qui libèrent la ville, en le voyant venir au devant d'eux dans cet uniforme ennemi, lui tirent dessus et manquent de le tuer. Mais il se fait reconnaître in extremis et il est sauvé.

Plus tard, la guerre terminée, on le revoie en train de jouer devant une salle comble de l'Opéra de Varsovie la Grande Polonaise brillante, op. 22 de Chopin. Il est alors abordé par un de ses anciens amis musiciens, revenu vivant des camps, qui a croisé l'officier allemand  auquel Wladyslaw doit la vie, alors qu'il était dans un camp de prisonnier gardé par les Russes. Il lui transmet un message de sa part. Le pianiste se met aussitôt à la recherche de l'Allemand mais, lorsqu'il arrive au camp, celui-ci est vide. On apprendra par le générique que le Hauptmann Wilm Hosenfeld, à son tour déporté par les Russes dans un camp de prisonniers allemands, mourut en 1952 et que sa mémoire fut réhabilitée à titre posthume.

Mon opinion sur ce film 

Un grand film, le meilleur de Polanski. Admirable, avec des scènes terribles qu'on ne pourra pas effacer de sa mémoire. "Le pianiste" valut à son réalisateur la Palme d'Or au Festival de Cannes 2002 et plus de 14 prix et autant de nominations amplement mérités.

Signalons que Polanski a certainement mis beaucoup de lui-même dans cette œuvre magistrale car il connut, à l'âge de 9 ans, les affres du ghetto de Cracovie, dont il s'échappa après la mort de sa mère. Il se réfugia dans une ferme de la campagne polonaise où il resta jusqu'à son adolescence. Il s'enfuit ensuite de Pologne et arriva en Angleterre à l'âge de 19 ans, sans un sou en poche, mais avide de faire du cinéma.
Quant à l'acteur Thomas Kretschmann, je l'avais découvert dans le film d'Enki Bilal, Immortel, ad vitam, à mon avis injustement boudé par la critique et le public, il y incarne le personnage de Nikopol (qui est un avatar de Bilal). J'ai eu plaisir à le retrouver dans le rôle très difficile de cet officier allemand qui aurait dû lui valoir un prix de meilleur second rôle. Sans être aussi tragique que celles de Szpilman et de Polanski sa vie fut aussi difficile : né en 1962 en Allemagne de l'Est, il s'enfuit à l'âge de 19 ans avec 100 $ en poche et son seul passeport et franchit 5 frontières avant de pouvoir trouver asile à l'Ouest. Lors de ce périple d'un mois, il perdit les phalanges d'un doigt.   

La bande son de ce film est aussi en tout point magnifique. Le film commence avec l'interprétation de la superbe Nocturne de Chopin, puis lorsque le pianiste se cache dans un appartement de Varsovie, on entend la Mazurka, op. 17 du même Chopin; dans la planque du grenier de la maison en ruine, il s'agit de la Sonate au clair de lune de Beethoven. L'un des moments les plus poignants du film est lorsqu'il interprète la Ballade au clair de lune de Beethoven. L'un des moments les plus poignants du film est lorsqu'il interprète la Ballade n°1, Op. 23, de Frédéric Chopin devant l'officier allemand dont on ne sait trop quel coup tordu il lui réserve. Il y a aussi, vers le milieu du film, joué par la femme qui l'a recueilli, l'émouvant Prélude pour violoncelle n°1 de Bach. Enfin, après la fin de la guerre, de retour à l'Opéra de Varsovie, le pianiste, accompagné d'un grand orchestre symphonique, interprète  la Grande Polonaise Brillante, Op. 22, toujours de Chopin. C'est le pianiste polonais Janusz Olejniczak qui a enregistré toutes les pièces au piano mais, pour être parfaitement crédible, l'acteur Adrian Brody se prépara longuement à jouer du piano pendant plusieurs mois avant et pendant tout le tournage du film.   

Mon classement 5/5 Chef d'oeuvre

lundi 7 octobre 2013

ONCE de John Carney (IR-2007)



Film irlandais, réalisé par John Carney, sorti en 2007.

Voilà un film peu connu mais qui mériterait de mieux l’être. Le réalisateur est irlandais et s’appelle John Carney.

Synopsis
            L’action se passe presqu’entièrement à Dublin. Un musicien de rue (Guy = le gars) et  une jeune immigrée d’Europe de l’Est (Girl  = la fille) un peu paumée, se rencontrent autour de la musique...

La fille que Guy aimait est partie travailler à Londres. Lui végète en écrivant des chansons pour elle et en les chantant dans les rues de Dublin tout en donnant la main à son vieux père, qui tient une petite boutique où l’on répare des aspirateurs. 

La rencontre de Guy (le musicien Glen Hansard) avec "la fille" (une actrice inconnue, dénommée Marketa Irglova) va changer son destin. Bien que, pour survivre, elle vende des fleurs et des revues dans les rues de Dublin, elle est pianiste classique (l'actrice est réellement musicienne dans la vie) et elle va aider Guy à réaliser son rêve : enregistrer un disque. 

John Carney, le réalisateur, faisait partie du groupe "The Frames", groupe dont le leader n'est autre que Glen Hansard, celui qui incarne le héros du film.

Mon opinion sur ce film

Ce film, peu connu, et visiblement fait avec très peu de moyens, mériterait de mieux l’être car  c'est une pure merveille : émouvant, plein de tendresse, fin, subtil, où la (bonne) musique tient autant de place que les sentiments.  Le film a eu les honneurs du Festival de Sundance, ce qui est généralement un gage de qualité (mais pas toujours, hélas). 

 Mon classement 4,5/5

 Excellent. A voir absolument.

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :

samedi 5 octobre 2013

LE CONCERT de Radu Mihaileanu (FR-IT-B-RU/2009)



Titre : Le Concert
Réalisation : Radu Mihaileanu
Scénario : Radu Mihaileanu et Alain-Michel Blanc.
Dialogues : Radu Mihaileanu.
Collaboration : Matthew Robbins. D'après une histoire originale de Héctor Cabello Reyes, avec Thierry Degrandi.
Musique originale : Armand Amar
Photographie : Laurent Dailland
Décors: Stanislas Reydellet, Christian Nicolescu
Montage : Ludo Troch
Date de sortie : 4 novembre 2009 en France
Durée : 119 minutes

Synopsis 

Lé début du film se déroule à Moscou. À l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre de l'Union soviétique et il dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, et surtout de sa soliste Léa, il a été interrompu en plein concert, avant le final d'un concerto de Tchaikovsky, et licencié au faîte de sa gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais il a été rétrogradé en tant qu'homme de ménage. 

Un soir, alors qu'Andrei est resté plus tard que d'habitude pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé à la direction du Bolchoï : il s'agit d'une invitation faite au célèbre théâtre moscovite adressée par le Théâtre du Châtelet à Paris pour convier l'orchestre officiel du Bolchoï à venir jouer en France en raison d'un désistement de l'orchestre de Los Angeles. 

Andrei a une idée folle : pourquoi ne pas réunir ses anciens amis musiciens, qui vivotent aujourd'hui en exreçant de petits boulots, et les emmener à Paris, en se faisant passer pour le Bolchoï ? Dans sa réponse qu'il faxe au nom du Bolchoï, il exige la participation de la grande soliste Anne-Marie Jacquet. Andréi va enfin pouvoir prendre sa revanche sur ceux qui ont fait de lui un paria : il pourra non seulement achever son concerto interrompu peu avant la fin mais aussi  renouer les fils de son glorieux passé.

Distribution 

  • Aleksei Guskov : Andreï Semoinovitch Filipov
  • Mélanie Laurent : Anne-Marie Jacquet
  • Dmitri Nazarov : Aleksander Abramovitch 'Sacha' Grossman
  • Valeriy Barinov : Ivan Gavrilov
  • François Berléand : Olivier Morne Duplessis, le directeur du Théâtre du Châtelet
  • Miou-Miou : Guylène de La Rivière, l'agent d'Anne-Marie Jacquet
  • Lionel Abelanski : Jean-Paul Carrère, l'employé du Théâtre du Châtelet
  • Vasile Albinet : Tueur russe
  • Laurent Bateau : Bertrand
  • Ramzy Bedia : Ahmed, le patron du Trou Normand
  • Ovidiu Cuncea
  • Maria Dinulescu : Mashenka, la mariée
  • Roger Dumas : Maurice dit Momo
  • Guillaume Gallienne : Raymond Laudérac
  • Anna Kamenkova Pavlova : Irina Filipovna, la femme d'Andreï
  • Aleksandr Komissarov : Victor Vikitch
  • Ion Sapdaru
  • Valentin Teodosiu

 Commentaires

Lors de la diffusion du film au cinéma, l'introduction s'accompagnait d'un extrait de l'Allegro moderato du concerto pour violon en ré majeur, op. 35, de Tchaïkovski, où Filipov mime depuis le balcon le rôle du chef d'orchestre. Cet extrait fut changé lors de sa diffusion en DVD et remplacé par le Concerto pour piano n° 21 en ut majeur (K. 467) de Mozart, mouvement n°2, Andante. On retrouve l'ancien extrait dans la bande-annonce du film.

Le morceau joué lors de la scène finale est constitué d'extraits du concerto pour violon en ré majeur (Скрипичный концерт en russe), op. 35, de Tchaïkovski.

Pour apprendre à tenir l'instrument et à imiter les gestes d'un violoniste, Mélanie Laurent, qui est gauchère, a suivi des cours de violon avec Sarah Nemtanu, d'origine roumaine, premier violon solo de l'Orchestre National de France et interprète de la bande-son du concerto de la scène finale. Sarah Nemtanu a de qui tenir, car elle est la fille de Vladimir Nemtanu, soliste à l'ONBA de Bordeaux, et d'une mère cantatrice. Pendant six mois la violoniste a formé l'actrice pour que les mouvements de l'archet et de la main droite soient plus réalistes. Pour rendre les scènes où "joue" Mélanie Laurent plus crédibles, Radu Mihaileanu a eu recours à une doublure manuelle. C'est donc la main de Mathilde Borsarello (violoniste aussi à l'Orchestre National de France et 4e lauréate du concours Long-Thibaud 2010) que l'on voit sur les gros plans du film et non celle de Mélanie Laurent. 

Ma critique

J'ai beaucoup aimé ce film qui dénonce toute l'absurdité d'un régime totalitaire à travers des situations d'une cocasserie savoureuse. Le film contient aussi de beaux moments de pure émotion et démontre que la musique peut réconcilier l'inconcilable. Magnifique prestation d'Alexei Guskov  (le chef d'orchestre) et rôle  exceptionnel pour Mélanie Laurent.  

Mon classement : 4,5/5 Un enchantement.