vendredi 19 juillet 2013

THE FIFTH ESTATE (LE CINQUIEME POUVOIR) - Film attendu


Le cinquième pouvoir de Bill Condon (décembre 2013)

Le cinquième pouvoir (The Fifth Estate en anglais) est un terme, inventé par le journaliste-penseur  Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde diplomatique et fondateur d’Attac, qui tente une continuation à la série des trois pouvoirs énumérés par Montesquieu et le quatrième pouvoir, représenté par les médias en y ajoutant un « cinquième pouvoir »  qui désigne le pouvoir de l’opinion qui s’exprime à travers les nouveaux moyens d’informations que sont les réseaux sociaux (Internet, Facebook, Twitter et les pétitions et actions en ligne).

Synopsis

Inspiré de la vie de Julian Assange, qui divulgua des documents classés "secret défense" sur son site internet Wikileaks, Le Cinquième pouvoir est réalisé par Bill Condon (Twilight chapitre 5, Dreamgirls) et sortira en France le 4 décembre prochain. 

C’est Benedict Cumberbatch (surtout connu pour incarner Sherlock Holmes dans la série britannique actuellement diffusée Sherlock), qui jouera le rôle de Julian Assange. Mais le film se place du point de vue de son ex-plus proche collaborateur et porte-parole, Daniel Domscheit-Berg, qui sera incarné par Daniel Brühl.
Le film n’est pas une « défense et illustration » de l’action de Julian Assange, bien au contraire, ce qui explique que loin de plaire à l’intéressé, il a cherché à s’opposer à son tournage.

Il n’empêche que, tout en sachant cela, ayant moi-même suivi l’affaire  Wikileaks d’assez près et maintenant l’affaire Snowden qui en est une sorte de continuation, j’attends ce film, prévu pour décembre, avec beaucoup d’intérêt. Généralement, je n'aime pas trop Benedict Cumberbatch et je n’ai pas du tout accroché avec la série Sherlock mais je dois reconnaître qu'il est bluffant dans la peau de Julian Assange. Par contre, Daniel Brühl, étant  un acteur que j'adore,  j’irai voir ce film ne serait-ce que pour lui.

jeudi 18 juillet 2013

LONDON RIVER FILM DE RACHID BOUCHAREB (FR-2009)


Film franco-anglais de Rachid Bouchareb, 2009.

Synopsis

London River se passe à Londres au moment des attentats terroristes dans les bus et le métro en 2005.

Une femme, anglaise, agricultrice sur l'île de Guernesey (Brenda Blethyn), apprend la nouvelle des attentats par la télévision. Sa fille vivant à Londres, où elle fait des études universitaires, elle s'inquiète et lui téléphone. Comme elle ne parvient pas à la joindre ni à obtenir de ses nouvelles et au comble de l'inquiétude, elle prend le ferry pour aller voir ce qui se passe sur place. Lorsqu'elle arrive à Londres, elle est surprise que sa fille habite un des quartiers les plus populaires de Londres, principalement occupé par des immigrés musulmans.

Parallèlement, on voit un homme africain et musulman (Sotigui Kouyate), qui part de France à la recherche de son fils qui vit lui aussi à Londres mais qu'il n'a pas vu depuis l'enfance. Tous deux sont inquiets pour le sort de leur enfant respectif.

Leur recherche les amènera à se rencontrer car le hasard fait que les deux jeunes gens se connaissent et sont en couple. La rencontre entre les deux adultes est très tendue car la femme anglaise ne peut se défaire d'un sentiment de racisme ordinaire en découvrant le quartier où vit sa fille et cet homme noir, très grand et décharné, qui est si différent d'elle. En découvrant en outre qu'il est de religion musulmane et très pratiquant, elle s'imagine que son fils ne peut qu'être un extrémiste et qu'il est impliqué dans les attentats.

Le père du jeune homme, de son côté, reste très digne, très poli envers cette femme dont il a très bien compris qu'elle était raciste au plus profond d'elle-même, même si elle fait tout pour ne pas le montrer. Peu à peu cependant, ils font un pas l'un vers l'autre et se mettent à rechercher ensemble leurs enfants. Ils découvrent ensemble l'horrible vérité : loin d'être impliqués dans les attentats, ils en ont été les victimes.

Mon opinion sur ce film

Une intense émotion traverse ce film de bout en bout. On en retire une belle leçon d'humanité et de fraternité. 

Le film, qui n'est pas sorti au cinéma, n'a été diffusé que sur Arte, à sa sortie, et de nouveau, récemment, en 2012.

Il est heureusement disponible en DVD (Français-anglais).



mardi 16 juillet 2013

FALLEN -SERIE FANTASTIQUE (USA-2006-2007)


Fallen est une mini-série fantastique en une saison de trois épisodes de 82 minutes, créée par Mikael Salomon et Kevin Kerslake d'après un roman de Thomas E. Sniegoski . Elle a été diffusée en 2006-2007 sur ABC Family.
En France, elle a été diffusée en 2009 sur Sci Fi puis sur NRJ 12 et enfin, en juin 2013 sur NT1 où je l’ai vue partiellement.

Synopsis

Le jour de ses 18 ans, Aaron Corbett (Paul Wesley) découvre qu'il est un Nephilim, c'est-à-dire le fruit de l'union d'un ange (Lucifer) et d'une humaine. Adopté par un jeune couple, Lori et Tom Corbett, parents d’un enfant autiste, Stevie.

Aaron a été un enfant normal jusqu’à son 18ème anniversaire. Le matin, il se réveille avec une terrible migraine après avoir fait un cauchemar dans lequel, alors qu’il  revient  chez lui, il se trouve piégé dans la maison déserte. Il entend aussi des sons stridents et comprend ce que lui dit son chien, un superbe labrador du nom de Gabriel ‘Gabe’.

Il va néanmoins au lycée où la migraine de la lâche pas de la journée. A bout de nerfs, ne supportant pas les provocations de Peter, il se bat avec lui.  Inquiet sur ce qui  lui arrive, il va consulter son psychiatre qui se rend compte qu’il comprend et parle d’autres langues. Lorsqu’il lui révèle qu’il peut aussi comprendre son chien, le psychiatre craignant qu’Aaron ne soit victime d’une tumeur lui prend rendez-vous auprès d’un ami neurologue à l’Université de Stanford.  Sur le chemin du retour, Aaron est apostrophé par un SDF,  Ezechiel ‘Zech’ (Tom Skerritt),  qui lui annonce qu’il court une grande menace car il est un « Nephilim ». Dans un premier temps, Aaron prend le SDF pour un cinglé, d’autant qu’il lui dit qu’il est un ange déchu. Aaron fait des recherches sur les Nephilim : il apprend qu’ils sont  les enfants  d’un ange et d’une mortelle.
Nous faisons aussi la connaissance des Puissances, des « anges » bien peu catholiques, qui se sont fait une spécialité de traquer les Nephilim qu’ils considèrent comme des abominations et de les tuer.

Mais Aaron n’est pas n’importe quel Nephilim, il est « le » rédempteur, celui qui a le don de racheter (to redeem) les anges déchus et leur permettre de rejoindre le ciel. Dans son combat contre les Puissances qui le pourchassent, Aaron va trouver un allié en la personne de Camael qui, à la fin du premier épisode, va l’entraîner à sa suite pour réaliser son destin.
Dans les deux épisodes suivants, Aaron  a quitté sa famille adoptive pour suivre Camael, passant son temps à racheter les anges déchus tout en fuyant les Puissances qui continuent à le poursuivre autour du monde.

Mon opinion sur cette série


En découvrant par hasard cette série, je me suis trouvé dans mon élément, moi qui suis passionné, depuis très longtemps, par les anges. Bien que le mot Nephilim ne me soit pas inconnu, j’aurais cependant été incapable de dire ce qu’il représentait. Après quelques recherches, j’ai découvert que la meilleure définition que l’on puisse donner de ce mot est « ceux qui sont tombés », autrement dit « ange déchu ». Je ne pouvais qu’être intrigué par le pitch et,  après avoir vu le premier épisode, je n’ai pas été déçu. Il me reste à voir les deux épisodes suivants pour me faire une opinion sue cette série.  


lundi 15 juillet 2013

CLUEDO, NOUVELLE GENERATION (MINI-SERIE TV USA-2011)


"Cluedo, nouvelle génération" est une série pour la jeunesse empruntant son nom au célèbre jeu de société, créé en 1949 en Grande-Bretagne par les frères Parker. 

Un film intitulé "Cluedo" (ou Clue) avait déjà été réalisé aux en 1985 par Jonathan Lynn. Le film, plus proche du polar, était directement inspiré du jeu et mettait en scène six adultes devant résoudre un meurtre dans une étrange maison dans laquelle ils étaient invités.

La série,  créée par Raven Metzner, a été diffusée aux Etats-Unis en 2011 et en France sur Gulli en 2012 et 2013. Si la nouvelle mini-série s'intitule "Cluedo, nouvelle génération", c'est qu'au lieu d'adultes, elle implique six adolescents qui sont entraînés dans des aventures où ils doivent protéger les inventions secrètes du grand savant Nikola Tesla, le père de l'électricité, des visées néfastes d'une organisation criminelle intitulée l'Ordre Noir. Comme eux-mêmes sont, sans le savoir, des représentants des différentes "Maisons" désignées par une couleur et un symbole, ils doivent endosser le rôle des personnages du fameux jeu de déduction.   

Synopsis du 1er épisode : La chambre 33

Alors qu'ils assistent à une soirée de bienfaisance qui se déroule dans un grand hôtel, les six adolescents assistent à un meurtre. Comme la police, appelée sur place, ne trouve rien, on les croit responsables d'avoir monté un canular et ils sont exclus de leur lycée. Cependant, sûrs de ce qu'ils ont vu, ils mènent leur propre enquête et sont entraînés dans des aventures où deux factions rivales et l'une de leur camarade se disputent un générateur électrique sans fil inventé par Nikola Tesla. 

Mon opinion sur cette série

Les programmes télé étant particulièrement indigents en ce moment, j'ai zappé par hasard sur Gulli et j'ai été intrigué par cette série. 

"Cluedo nouvelle génération" ne compte pour l'instant qu'une seule saison de 5 épisodes de 22' et s'arrête au 5ème épisode ("Enter the Order of Black"/titre français : "La boîte de Pandore") au  moment où les jeunes détectives, confrontés à leurs véritables ennemis, sont sur le point de découvrir des secrets d'envergure. La série rappelle un peu Warehouse 13 mais elle est nettement destinée à un public adolescent. J'espère que cette première saison, prometteuse et sympathique, aura une suite et ne nous laissera pas sur notre faim. 

Distribution 



jeudi 11 juillet 2013

DIVA de Jean-Jacques BEINEIX (FR-1981)


Ce film, réalisé en 1980 et sorti en 1981, a été le premier film de Jean-Jacques Beineix.

Synopsis

Jules (Frédéric Andréi) est un jeune facteur de 18 ans, fou d'opéra, qui voue une admiration sans bornes à la grande chanteuse lyrique Cynthia Hawkins (Wilhelmenia Wiggins Fernandez). Lors d'un concert qu'elle donne à l'opéra Garnier à Paris, il réalise un enregistrement pirate de sa prestation. Après le concert, il s'introduit dans sa loge pour lui voler l'une de ses robes de scène. Deux Taïwanais sont également là et ils poursuivent Jules pour lui voler son enregistrement et le commercialiser dans le monde entier car  la cantatrice, perfectionniste jusqu'au bout des ongles, s'est, jusque là, toujours refusée à autoriser tout enregistrement de sa voix.

Une autre histoire se mêle à la première : juste avant d'être assassinée devant la gare Saint-Lazare, une jeune femme, Nadya Kalenski, glisse sans qu'il s'en aperçoive, dans la sacoche de la mobylette de Jules, une cassette qui dénonce la responsabilité du commissaire Saporta en tant que chef d'un réseau de prostituées. 

Après une course poursuite époustouflante à mobylette à travers Paris, Jules, poursuivi à la fois par les asiatiques qui veulent s'approprier l'enregistrement de la cantatrice et les malfrats aux ordres du commissaire véreux,  finit par échapper à ses poursuivants en se réfugiant dans le loft où vit Serge Gorodish (Richard Bohringer) et sa troublante amie Alba (Thuy An Luu) qui le débarasseront de ses annemis en les retournant les uns contre les autres.

Dans l'intervalle, Jules se présente à l'hôtel de Cynthia pour lui restituer sa robe. D'abord furieuse contre lui, elle est séduite par la fragilité du jeune homme qui l'emmène à sa suite découvrir Paris (la scène du parc est une scène de pure poésie). Cynthia pardonnera d'autant plus facilement à Jules que, lors de la dernière scène, alors qu'elle est en train de répéter sur la scène du Châtelet, il lui rendra aussi la cassette dont il aurait pu tirer une fortune s'il l'avait cédée aux taïwanais.

Mon opinion

Je considère ce film comme un pur chef d'oeuvre et je le classe parmi les coups de coeur de ma filmographie personnelle. Le film s'apparente, par son thème et sa construction, aux polars noirs américains, à la différence que la couleur y joue un rôle de premier plan. Son ambiance est volontairement étrange et fait penser à Raymond Chandler par son côté déjanté mais aussi aux peintres surréalistes ou hyperréalistes comme Edward Hopper. Le film annonçait aussi la naissance d'une nouvelle manière de tourner, mêlant onirisme et réalité, qui privilégient le décor, l'image, le détail, au détriment de la cohérence, en s'attachant davantage au pittoresque des personnages qu'à leur vraisemblance. N'oublions pas non plus que ce film révéla l'acteur Richard Bohringer, dans le rôle d'un esthète un peu cinglé vivant dans un immense loft aux tonalités de "Grand Bleu".

Par contre, le héros du film, Frédéric Andréi, qui jouait le rôle de Jules le facteur, n'a pas eu la carrière qu'il méritait. Bien qu'il soit resté dans le métier, il n'a, depuis, interprété que quelques petits rôles au théâtre et au cinéma. Il s'est aussi essayé, sans grands succès, à la réalisation.

Beineix et Hadopi

Beineix s'est positionné en faveur de la loi Hadopi. Si j'étais cohérent avec moi-même, je retirerais cette critique de mon blog comme je l'ai fait pour d'autres mais j'aime trop ce film pour ne pas en parler, même si son réalisateur m'a depuis énormément déçu et qu'à part deux ou trois films, sa filmographie n'ait plus jamais été à la hauteur de cette superbe réussite que fut ce premier chef d'oeuvre.

Lorsque son film est sorti,  je suis sûr qu'il aurait aimé qu'on parle de lui car Diva a eu plus de détracteurs que de soutiens, tant il était en décalage avec ce qui se faisait à l'époque.

En ce qui me concerne, c'est l'un des films qui m'a le plus marqué par son ambiance, par son esthétique, par sa musique surtout. La bande originale est de Vladimir Cosma mais elle incorpore aussi plusieurs extraits d'opéra "La Wally" de A. Catalani, superbement interprétés par la grande cantatrice Wilhelmenia Wiggins Fernandez, "Suite en Ré mineur" de Bach au violoncelle solo, etc.

Mon classement : 5/5  (Chef d'oeuvre)

Si vous avez aimé ce film, vous devriez aussi aimer : 
  •  Chéri de Stephen Frears
  • Les dames de Cornouailles (Ladies in lavender) de Charles Dance
  • Once de John Carney
  • Bagdad cafe de Percy Adlon

BE HAPPY de Mike LEIGH (GB-2008)


Comédie de Mike Leigh, GB (2008).

Synopsis  

Poppy (Sally Hawkins) est une jeune femme fantasque qui prend tout avec légèreté... Par moments, elle en est même insupportable et on se demande même parfois si elle est bien normale.

Elle est institutrice à Londres et elle adore son métier. Sa vie personnelle est nettement moins glamour. Elle vit en coloc avec Zoë, elle aussi institutrice. Toutes les deux  joignent difficilement les deux bouts mais elles s'éclatent en sortant "entre copines" pour boire un (et même plusieurs) verres. Bien entendu, il n'y a pas de mec dans leur vie (c'est d'ailleurs le principal sujet de conversation de ces dames avec quelques répliques pas piquées des hannetons à la clé - et en anglais, c'est vraiment nettement plus jouissif qu'en français).

Bref, Poppy vit sa vie de célibataire et, malgré son aspect écervelé, elle s'occupe très bien de ses élèves. L'un des enfants dont elle a la charge montrant un caractère parfois inexplicablement violent alors que, par ailleurs, il peut être un vrai petit ange, elle s'en inquiète et confie son problème à sa directrice, très sympa et ouverte. Entre elles, il y a plus de relations d'amitié que de subordination. Toutes les deux prennent ensemble des cours de... flamenco avec une espagnole plus espagnole que nature qui estropie l'anglais avec conviction pour notre plus grande joie. 

Un "aide social" vient à l'école. Il est beau (enfin, pour un anglais, c'est-à-dire qu'il tient plutôt du vainqueur d'un Grand prix d'Epsom que d'une gravure de mode !) :  il est grand (en fait il doit bien mesurer dans les deux mètres) et il est surtout très doux. C'est le coup de foudre entre Poppy et lui.

Rien à voir avec le moniteur d'auto-école avec lequel Poppy prend des leçons de conduite : hargneux, coincé, parano, raciste, et même complètement disjoncté (plus qu'elle, mais dans un sens nettement moins sympathique !).

Mon opinion sur ce film

J'ai adoré cette comédie "typically British". "Be happy" ("Happy-go-Lucky" dans son titre original) signifie "Soyez  (ou soyons) heureux !" En effet, ce film fait partie de ce que nos voisins d'Outre-Manche qualifient de "Feel good movie". Je dois être un peu anglais sur les bords car c'est un humour qui me parle et auquel je suis sensible alors que je déteste le "comique à la française" qui ne me fait pas rire. Parmi les acteurs français réputés comiques que je déteste le plus, je pourrais citer Louis de Funès, dont les tics formatés ont plutôt l'effet inverse sur mon humeur, sans parler d'acteurs contemporains comme un Christian Clavier ou un Frank Dubosc qui représentent pour moi le summum de la "beaufitude" et du mauvais goût.

Certes, Be happy n'est peut-être pas un "grand" film, mais, en tout cas, moi, je me suis bien marré (et je n'étais pas le seul, dans une salle, pour une fois, à peu près pleine !).

Par ailleurs, et c'est ce qui fait la force de ce film : ce n'est pas qu'un film drôle. On vit la vie des Anglais actuels, avec leurs difficultés devant les restrictions budgétaires, celles que connaissent les Anglais post-Thatchériens pour joindre les deux bouts (même lorsqu'on a un travail), pour se loger (le logement est hors de prix en Grande-Bretagne), les problèmes sociaux, etc. Et même si Poppy est déjantée, elle ne peut que nous paraître sympathique pour l'humanité qu'elle montre, pour l'amitié qui la lie à ses copines, etc.

Je vous recommande ce film comme je vous recommanderais des pilules anti-morosité (et Dieu sait qu'actuellement, nous en avons bien besoin ! - moi en tout cas). En plus, cela se passe à Londres, ville que, ceux qui me suivent un peu sur mes autres blogs (Au delàdes rêves entre autres) savent déjà que j'adore. 

Et la dernière scène de canotage sur la Serpentine, la rivière qui traverse Hyde Park est pleine de poésie.

Allez voir ce petit film sympa et "Be happy !" ("Soyez heureux") !

Mon classement 4,5/5 ( Excellente comédie "So British")



lundi 8 juillet 2013

GRACE IS GONE de J.C. STROUSE (2008)

Grace Is Gone  est un film américain sorti le 28 mai 2008 en France, réalisé par James C. Strouse, avec John Cusack.

Synopsis

Stanley Phillips (John Cusack), est militaire, marié à une femme elle aussi militaire en poste en Irak. Le couple a deux filles, Heidi et Dawn, la plus âgée ayant 12 ans. Lorsqu'il apprend la mort de leur mère, Stanley est anéanti et ne sait pas comment annoncer la terrible nouvelle à ses filles. Sans explication, il les emmène avec lui pour une traversée des Etats-Unis qui doit les conduire dans un parc d'attraction de Floride. Bien entendu, si la petite ne se doute de rien, la grande se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond. Ce n'est que reculer pour mieux (ou plus mal) sauter car, au retour, il sera bien obligé d'avouer la vérité à ses enfants et leur révéler que leur mère est morte : la douleur ne sera que plus violente.

Mon opinion

Je suis généralement assez bon public mais, lorsqu'un film est mauvais, je le dis. Je ne connaissais pas le réalisateur James C. Strouse, dont, il est vrai, c'est le premier film. On peut donc lui pardonner certaines maladresses. Mais ce film m'a paru plus que maladroit. Il est lent et long, sans ressort et on n'y ressent même pas l'émotion qui aurait dû normalement se dégager d'un tel sujet. Le réalisateur aurait pu se rattraper sur les paysages, la musique (de Clint Eastwood !), les dialogues... Rien.

Seules le jeu des deux enfants (la plus jeune en particulier, Gracie Bednarczyk - Dawn - et sa grande sœur Shélan O'Keefe - Heidi) est à saluer. Mention spéciale aussi pour Alessandro Nivola qui joue le rôle du frère de Stanley, mais zéro pointé pour John Cusack que l'on avait connu meilleur. Mais il est vrai que, même l'acteur le plus talentueux ne peut rattraper un mauvais scénario ou une réalisation indigente.   

Mon classement

 2/5 Malgré un prix au Festival de Sundance, un film très decevant.


PAR EFFRACTION D'ANTHONY MINGHELLA (2006)


Par effraction film d’Anthony Minghella (2006)

Par effraction (Breaking and Entering) est un film anglo-américain d'Anthony Minghella réalisé en 2006. AvecJude Law, Juliette Binoche, Robin Wright-Penn et Rafi Gavron.

Synopsis

L'action se déroule à Londres. Le couple de Will, un jeune architecte en vogue (Jude Law) et de sa compagne Liv (Robin Wright-Penn), est sur le point d’exploser en raison des difficultés de plus en plus grande qu’ils rencontrent avec leur fille de 13 ans, Bea (Popy Rogers), qui est autiste.
Avec son associé, Sandy (Martin Freeman), Will vient d’installer son cabinet dans des locaux industriels désaffectés dans le quartier difficile de King's Cross à Londres. Leurs luxueux locaux attirent une bande de jeunes voleurs, dirigés par une mafia serbo-bosniaque. Après plusieurs cambriolages effectués par les toits, Will décide à surveiller les locaux : il prend en filature un des jeunes voleurs jusque chez lui où le jeune homme, Miro, vit avec sa mère, Amira (Juliette Binoche), une réfugiée bosniaque qui  fait des travaux de couture pour subvenir à leurs besoins.
Afin d'en apprendre plus sur le gang, Will sympathise avec Amira mais, les problèmes de son couple aidant, il en tombe amoureux et remet tout son univers en question.

Mon opinion 

J’ai voulu voir ce film pour son réalisateur, Anthony Minghella, dont j’avais apprécié Le patient anglais (1996), Le talentueux Mr. Ripley (1997) et Retour à Cold Mountain (2003). Ce film n’est pas, malgré la présence de Juliette Binoche et surtout de Jude Law, que je considère comme un très grand acteur, à la hauteur des précédents.
L’histoire est intéressante : une situation difficile engendrée dans un couple qui s’aime par une enfant autiste, des relations humaines complexes, mais, malgré la présence charismatique de Jude Law et celle, convaincante de Juliette Binoche,  la tentative du réalisateur n’est pas totalement réussie. Quelques points positifs rendent cependant ce film attachant : l’amour et la patience que Will porte à Bea (dont il n’est pas le père biologique), la facétieuse prostituée, et surtout le jeu tout en retenue du jeune Rafi Gavron justement distingué comme « Meilleur espoir ». Malgré cela, le film n’a obtenu que 34 % d’opinions favorables sur Rotten Tomatoes.


Ma note : 3/5 


mardi 2 juillet 2013

Daniel BRÜHL (Acteur germano-espagnol)


Daniel Brühl (acteur germano-espagnol)

Daniel Brühl, de son nom complet Daniel Cesar Martin Brühl Gonzalez Domingo, né le 16 juin 1978 à Barcelone, est un acteur germano-espagnol. Il parle couramment espagnol, allemand, anglais et  français et il a de solides notions en catalan.

Fils du comédien de théâtre Hanno Brühl et d'une professeure espagnole, Daniel Brühl passe son enfance aux côtés de son frère et de sa sœur à Cologne. Il vit actuellement à Berlin.

Il commence jeune une carrière dans le doublage grâce à son oncle et intervient dans de nombreuses séries télévisées allemandes. Il participe ensuite à des films allemands à petit budget comme Pour une poignée d'herbe ou Das weiße Rauschen. 

Il a déjà joué dans sept films et remporté le Prix Max Ophüls en 2001 quand il devient célèbre en Allemagne et dans plusieurs pays européens avec le rôle d'Alex dans Good bye, Lenin!  de Wolfgang Becker. Ce film à petit budget connaît un succès inattendu et sera vu par six millions de spectateurs à travers le monde. Daniel Brühl y joue le rôle d'un jeune Est-Allemand dont la mère passe huit mois dans le coma alors que l'Allemagne vit la chute du Mur de Berlin et la réunification. Avec la complicité de sa sœur et d'un ami, Alex  cache la vérité à sa mère, sympathisante idéaliste et naïve du régime communiste, en inventant toutes sortes de subterfuges aussi invraisemblables les uns que les autres. 

Brühl joue ensuite dans le film « The Edukators », qui contribue encore à sa notoriété et dans lequel il retrouve l'acteur Burghart Klaussner, qui jouait à ses côtés dans Goodbye, Lenin! 

Ces deux rôles lui ouvrent les portes d'une carrière internationale. Ils lui permettent ainsi en 2004 de jouer dans le magnifique film britannique de Charles Dance, « Les Dames deCornouailles », pour lequel il prend des cours de polonais et de violon, et dans Joyeux Noël, une coproduction européenne mêlant des acteurs français, allemands et écossais. Il est par la suite à l'affiche de Two Days in Paris et de la superproduction La vengeance dans la peau avec Matt Damon dans le rôle principal.

Il a confirmé depuis le tournant international pris par sa carrière en jouant dans le film Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino (2009) dans le film de Julie Delpy, « La Comtesse » ou encore dans le film espagnol « Salvador », biopic sur le militant anarchiste catalan Salvador Puig Antich (et non Salvador Dali !).

A 33 ans, il a déjà tourné un nombre impressionnant de films (29 en 2011). Je l’ai personnellement découvert dans « Ladies in lavender » (les dames de Cornouailles, 2004) où son jeu délicat m’a véritablement séduit et où il tient tête à deux grandes dames du cinéma anglais, Maggie Smith et Judi Dench, impayables en vieilles filles amoureuses. 

Il joue le rôle du lieutenant de Julian Assange dans le film Le cinquième pouvoir (2013).

Son dernier tournage : La femme au tableau de Simon Curtis (2015).

A voir aussi dans : Moi et Kaminski (2015)

ODYSSEUS (3ème PARTIE) : ON TOUCHE LE FOND !


Jeudi dernier, je me suis forcé à regarder la 3ème partie d'Odysseus. En ce qui me concerne, ce sera bien la dernière (même si la série continue).
D'épisode en épisode, on tombe de Charybde en Scylla, en s'éloignant, à chaque fois un peu plus, du texte original de l'Odyssée. Que l'on prenne des libertés avec un texte, pourquoi pas, mais pas en accumulant les anachronismes, les invraisemblances, les situations ridicules et surtout si peu conformes à l'histoire de la Grèce archaïque qui, même si elle recèle encore des incertitudes, nous est assez bien connue. Le dernier épisode que j'ai vu (3ème semaine) où Ulysse revenu à Ithaque se transforme en autocrate sanguinaire, faisant exécuter toutes les esclaves troyennes (ce qui n'est pas ni dans le texte ni dans la conception qu'avaient les Grecs de l'antiquité de l'esclavage - ce serait comme saccager gratuitement ses propres biens), est totalement invraisemblable. Cette "création" d'Arte est, pour moi, un échec complet, indigne de la chaîne culturelle.

Mon classement : 1/5 Très mauvais.