vendredi 31 mai 2013

Shia LABEOUF (Acteur américain)


Shia LaBeouf (se prononce /ˈʃaɪ.ə ləˈbʌf / Shaye LeBœuf autant en anglais qu'en français), est un acteur américain, né le 11 juin 1986 à Los Angeles en Californie (États-Unis).

Biographie

Shia LaBeouf est le fils unique de Jeffrey LaBeouf et de Shayna LaBeouf (LaBeouf est sans doute une déformation du patronyme français LeBœuf). Il a des origines juives par sa mère et cajun par son père. Il se décrit lui-même comme issu de cinq générations d'artistes "ratés". Son père, vétéran de la guerre du Viêt Nam, était un clown professionnel, qui a cumulé les petits métiers (artiste, vendeur de glaces, etc.). Sa mère était une ballerine hippie, sa grand-mère paternelle était une poète beatnik et son grand-père maternel, avec qui il partage le même prénom, était un humoriste.

Malgré une relation difficile avec ses parents durant son enfance, Shia reste très proche d'eux. Pendant les périodes d'hiver, son père reste souvent avec lui ; pendant les périodes d'été, il vit dans un tipi au Montana. Grâce à ses cachets, Shia a pu acheter une maison pour sa mère qui vit près de chez lui, à Sunland-Tujunga, Los Angeles, en Californie. Il commente, « Ils ne travaillent pas. Je m'occupe d'eux ». Lorsqu'il n'avait que dix-neuf ans et logeait à Studio City, Shia s'est rendu, avec un ami et armé d'un couteau, demander des comptes à un voisin qui avait insulté sa mère.

À l'âge de dix ans, il rencontre Shawn Toovey, un jeune acteur de la série Docteur Quinn, femme médecin et décide de devenir acteur pour apporter de l'argent à sa famille. Il commence à se produire pour des spectacles de stand-up à Pasadena. L'année suivante, il engage un agent en choisissant un numéro au hasard dans les pages jaunes.

Carrière

Shia débute sa carrière d'acteur à l'âge de dix ans. Un temps humoriste de stand-up, il est devenu populaire auprès du jeune public grâce à la série télévisée diffusée auparavant sur Disney Channel, La Guerre des Stevens, également adapté en trois téléfilms. En 2003, Shia fait aussi ses débuts sur grand écran dans Charlie's Angels 2 : Les anges se déchaînent ! et dans La Morsure du lézard.

En 1999, après quelques apparitions dans des séries télévisées américaines, il est engagé par Disney Channel pour le rôle principal de la série La Guerre des Stevens, qu'il tient dans 66 épisodes et un téléfilm (intitulé Drôles de vacances), jusqu'en 2003, et pour lequel il obtient un Daytime Emmy Award. Parallèlement, il joue dans deux Disney Channel Original Movies, Hounded (2001) et Bienvenue chez Trudy (2002).
En 2003, il est à l'affiche dans le film La Morsure du lézard, une adaptation du livre de Louis Sachar, avec Sigourney Weaver et Jon Voight. Grâce à ce dernier, il comprend que le métier d'acteur ne se résume pas à un salaire.

Entre 2003 et 2005, il effectue quelques participations dans des blockbusters hollywoodiens (Charlie's Angels 2 : Les anges se déchaînent !, I, Robot, Constantine), double le personnage d'Asbel dans le film d'animation Nausicaä de la vallée du vent (distribué par Disney) et cosigne un court métrage de six minutes, Let's Love Hate.
En 2006, pour donner une autre dimension à sa carrière, il accepte de tourner, pour un petit salaire, dans Bobby et A Guide To recognizing Your Saints, dans lequel il joue un personnage qui essaie de se rapprocher d'un père distant.

Grâce à Steven Spielberg qui l'avait remarqué dans La Morsure du lézard, il tourne ensuite pour deux films des studios Dreamworks, Paranoïak et Transformers, qui sortent en 2007. Le succès-surprise de Paranoïak (classé à sa sortie numéro 1 au box-office américain) en fait alors une des coqueluches d'Hollywood. Il est aussi choisi pour jouer dans le quatrième film, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, de la franchise Indiana Jones, participe au Saturday Night Live et fait la couverture du magazine Vanity Fair, qui en fait l'une des étoiles montantes du cinéma (avec Zac Efron, Michael Pitt…) et le définit comme un potentiel nouveau Tom Hanks.

En 2009, il reprend son rôle de Sam Witwicky dans le deuxième film de Transformers, Transformers 2 : La Revanche, et apparaît dans New York, I Love You, avant d'apparaître aux côtés de Michael Douglas dans Wall Street : L'argent ne dort jamais (2010).

La même année, Shia décide également d'être le coproducteur du clip du groupe Linkin Park pour leur chanson intitulée New Divide. Il a aussi produit l'un des clips du rappeur Cage, I Never Knew You.
En 2010, Shia est considéré comme l'acteur le plus rentable (« bankable ») d'Hollywood.
Quelques mois après, il reprend son rôle de Sam Witwicky dans le troisième film Transformers 3 : La Face cachée de la Lune.

En 2012, Shia LaBeouf est à l'affiche du film Des hommes sans loi avec Tom Hardy et Gary Oldman. 

Filmographie
  • 1998 : The Christmas Path : Cal
  • 1998 : Monkey Business : Wyatt
  • 2003 : The Battle of Shaker Heights (en) : Kelly Ernswiler
  • 2003 : Charlie's Angels 2 : Les anges se déchaînent ! (Charlie's Angels: Full Throttle) : Max
  • 2003 : Dumb and Dumberer (Dumb and Dumberer: When Harry Met Lloyd) : Lewis
  • 2003 : La Morsure du lézard (Holes) : Stanley Yelnats IV / l'Homme des Cavernes
  • 2004 : I, Robot : Farber
  • 2005 : Un parcours de légende (en) : Francis Ouimet
  • 2005 : Constantine : Chaze Kramer
  • 2006 : Bobby : Cooper
  • 2006 : Il était une fois dans le Queens (A Guide to Recognizing Your Saints) : Dito Montiel jeune
  • 2007 : Paranoïak (Disturbia) : Kale Brecht
  • 2007 : Transformers : Sam Witwicky
  • 2008 : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull) : Mutt Williams (Henry Jones Junior III)
  • 2008 : L'Œil du mal (Eagle Eye) : Jerry Shaw / Ethan Shaw
  • 2009 : Transformers 2 : La Revanche (Transformers: Revenge of the Fallen) : Sam Witwicky
  • 2009 : New York, I Love You : Jacob, le jeune employé du grand hôtel
  • 2010 : Wall Street : L'argent ne dort jamais (Wall Street: Money Never Sleeps) : Jacob « Jake » Moore
  • 2011 : Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (Transformers: Dark of the Moon) : Sam Witwicky
  • 2012 : Des hommes sans loi (Lawless) : Jack Bondurant
  • 2012 : Sous surveillance (The Company You Keep) de Robert Redford : Ben Shepard
  • Prochainement :
  • 2013 : The Necessary Death of Charlie Countryman de Fredrik Bond : Charlie Countryman
  • 2013 : Nymphomaniac de Lars von Trier (en postproduction)



PARANOIAK de D.J.Caruso (2007)

[Article initialement publié en juillet 2009]


Thriller américain de D. J. Caruso.

Synopsis

Kale, un adolescent de 17 ans (Shia LaBeouf), perd son père dans un accident de voiture. Comme c'est lui qui conduisait et bien qu'il ne soit pour rien dans l'accident, il se sent responsable de la mort de son père et ne s'en remet pas. 
Au lycée, alors qu'il est interrogé par son professeur d'espagnol, celui-ci a un mot malheureux concernant son père et Kale réagit brutalement, lui envoyant un coup de poing dans le visage. Il passe au tribunal et est assigné à résidence avec un bracelet électronique placé autour de la cheville qui l'empêche de dépasser un périmètre de quelques mètres autour de sa maison. Le quartier où il vit est une de ces banlieues résidentielles américaines où il ne se passe jamais rien, du moins c'est l'impression que l'on en a. 
Kale passe son temps dans la maison, à surfer sur le web, à jouer à des jeux vidéos, à se gaver de pizzas... jusqu'au jour où  une nouvelle voisine de son âge, Ashley, emménage dans la maison d'à côté. 
Son seul copain, Ronnie, vient de temps en temps lui rendre visite et, comme deux ados de leur âge,  ils fantasment sur la fille. En observant ce qui se passe dans le quartier, ils s'imaginent que l'un de leurs voisins, l'énigmatique M. Turner, a des agissements bizarres et pourrait être le tueur en série que la police recherche. 
Leurs soupçons se muent en certitude lorsqu'un soir, le voisin reçoit deux entraîneuses et qu'une seule ressort de chez lui. 
Mais comment démontrer, alors que l'on est assigné à résidence, que le voisin est un tueur en série ? Kale met dans la confidence Ashley et Ronnie et, en quelques heures, ce qui avait démarré comme un jeu, se transforme en un terrifiant thriller. 

Mon opinion sur ce film

Thriller efficace et excellent. 

jeudi 30 mai 2013

LES LIAISONS DANGEREUSES de Stephen Frears


Les liaisons dangereuses, film américano-britannique de Stephen Frears (1988), d'après le roman du même nom de Choderlos de Laclos.

Synopsis


La marquise de Merteuil (Glenn Close) demande à son ancien amant, le vicomte de Valmont (John Malkovich), de séduire la très jeune fille de sa cousine, Madame de Volanges (Swoosie Kurtz). Elle veut ainsi se venger d'un autre ancien amant à qui on a promis en mariage la jeune Cécile de Volanges (Uma Thurman). Au début, Valmont refuse cette proposition : celle qu'il choisit de séduire est la prude Madame de Tourvel (Michelle Pfeiffer) qui séjourne chez la tante du vicomte, pendant que son mari préside un procès en Bourgogne.

Ayant découvert que Madame de Volanges avait écrit en secret à Madame de Tourvel pour dénoncer sa fourberie, Valmont change d'avis et décide de suivre le projet de la marquise de Merteuil. Ils profitent du fait que la jeune Cécile est amoureuse de son maître de musique, le chevalier Danceny (Keanu Reeves), qui, aux yeux de la mère, n'a pas les qualités requises pour être accepté comme prétendant.

Chez sa tante, Valmont séduit facilement Cécile qui devient enceinte de ses œuvres, mais une fausse couche évite le scandale. Valmont, pendant ce temps, revient auprès de la femme qu'il convoitait principalement, Madame de Tourvel, qui finit par céder à ses avances infatigables.

Contre ses attentes, l'amour qu'il voue à madame de Tourvel le fait trembler jusqu'au plus profond de lui-même. Trop tard pour lui cependant pour s'arrêter et d'autres tombent dans le sombre tourbillon des plans diaboliques que Madame de Merteuil et lui avaient mis au point.

Mon opinion


 Encore sous le coup de l'enthousiasme de Chéri  et de The Queen du même Stephen Frears, avec des acteurs aussi prestigieux que ceux annoncés dans la distribution, je m'attendais à un bien meilleur film que celui là. A part les costumes et les décors, l'adaptation du livre de Choderlos de Laclos méritait mieux. Rien de jubilatoire dans ce pensum lourd et indigeste où le jeu des acteurs est convenu et la mise en scène terriblement ennuyeuse. 

Mon classement : 2/5 (Un pénible pensum)

Existe en DVD

mercredi 29 mai 2013

TOM STURRIDGE (ACTEUR BRITANNIQUE)


Tom Sturridge né le 21 décembre 1985 à Lambeth en Angleterre, est un acteur anglais, connu pour avoir joué dans Adorable Julia, Like Minds, et pour son rôle dans Good MorningEngland.

Il est le fils du réalisateur anglais Charles Sturridge et de l'actrice anglaise Phoebe Nicholls et l’aîné de trois enfants, son frère Arthur et sa soeur Matilda poursuivant aussi une carrière théâtrale. 

Tom a suivi les cours de the Harrodian School et de Winchester College, mais il a abandonné ses études avant d'obtenir son diplôme.

Tom a commencé une carrière de comédien alors qu’il n'avait qu'11 ans en tournant dans une adaptation télévisée des Voyages de Gulliver dirigée par son père et où jouait sa mère. 

Il est réapparu en 2004 dans Vanity Fair et Being Julia (Adorable Julia). En 2005 il a interprété le rôle de William Herbert, 3ème comte de Pembroke dans la production A Waste of Shame de la chaîne BBC 4.

En 2006, il interprète le rôle de Nigel dans le thriller psychologique Like Minds, aussi connu sous le titre Murderous Intent.

Il avait été pressenti pour jouer le rôle-titre du film de science-fiction Jumper mais, les producteurs craignant qu'il ne soit pas assez connu pour une super-production, il a été remplacé après deux mois de tournage par Hayden Christensen, dont la notoriété était plus grande.

En 2009, il a interprété le rôle de Carl, dans la comédie de Richard Curtis, The Boat That Rocked (Good morning England),  aux côtés d'acteurs connus comme Bill Nighy, Rhys Ifans et Philip Seymour Hoffman.

En 2011, il a joué dans le film romantique indépendant : Waiting for Forever (toujours pas sorti en France). 

En 2012, il a aussi incarné le poète Allan Ginsburg dans l'adaptation par Walter Salles du chef-d'oeuvre de Jack Kerouac Sur la route.

Au printemps 2013, il joue le rôle de Phillip, un adolescent retardé mental, dans la comédie musicale  Orphans à Broadway. Sa performance lui a déjà valu une nomination pour un Tony Award. 

Filmographie

  • 1996 : Les Voyages de Gulliver (Gulliver's Travels) (TV) : Tom Gulliver
  • 1997 : Le Mystère des fées : Une histoire vraie : Hab
  • 2004 : Vanity Fair : La Foire aux vanités : Georgy jeune
  • 2004 : Adorable Julia : Roger Gosselyn
  • 2004 : A Waste of Shame (TV) : William Herbert
  • 2006 : Like Minds : Nigel Colby
  • 2009 : Good Morning England : Carl
  • 2010 : Waiting for Forever : Will Donner
  • 2011 : Junkhearts : Danny
  • 2012 : Sur la route : Carlo Marx
  • 2013 : Effie de Richard Laxton : John Everett Millais


mardi 28 mai 2013

GOOD MORNING ENGLAND (Film anglais)

[Post initialement publié le 28/06/2009]

Film anglais (titre original : The boat that rocked) de Richard Curtis sorti en 2009.  Le film est inspiré de l'histoire vraie de Radio Caroline, un cargo ancré à la limite des eaux territoriales britanniques pour braver  l'interdit décrété par les autorités pour empêcher les radios libres d'émettre. 

Synopsis

En 1966, en plein âge d'or de la pop britannique, la BBC ne diffusait en tout et pour tout que deux heures de rock par semaine, une musique jugée "amorale". Alors que Radio Caroline, initiatrice des "radios pirates", émettait du rock et de la pop 24 H/24 H, se moquant par la même occasion des autorités britanniques, sur un ton très libre voire franchement grossier, captivant  chaque jour plus de 25 millions d'auditeurs, soit plus de la moitié de la population de sa Gracieuse Majesté. Le film nous montre avec humour comment le gouvernement anglais, décidé à réduire ces voix dissidentes au silence, utilise toutes les techniques y compris les plus violentes. Mais les disc-jokeys et l'équipage de Radio Caroline, du Dr Dave à Simon le simplet, ne comptent pas se laisser faire. 

Mon opinion sur ce film

Je me suis éclaté avec cette comédie très réussie, so typically British (la scène où le ministre de la marine reçoit à souper son secrétaire-homme de main est d'un humour irrésistible) mais il va beaucoup plus loin car il montre comment une poignée d'irréductibles épris de liberté peuvent défier un Etat qui s'accroche à des règles absurdes, sans se rendre compte que les mœurs ont évolué. 

En outre, ce film est illustré par une bande son époustouflante et mérite à elle seule le déplacement. 

Quant aux acteurs, ils sont tous excellents, en particulier Bill Nighy (The boss), Philip Seymour Hoffman (le comte), mais aussi un petit jeune prometteur Tom Sturridge (Carl).

Ce film est disponible en DVD (VO/VF) A voir de préférence dans la langue originale. 

Mon classement : 5/5 (Un film jouissif !)

LA VAGUE (DIE WELLE) Film allemand

[Initialement publié le 28/6/2009]



La vague (Die Welle)

La Vague (Die Welle) est un film allemand réalisé par Dennis Gansel en 2008 et très librement inspiré de «La Troisième Vague », une étude expérimentale d'un régime autocratique menée en 1967 par le professeur d’histoire Ron Jones avec des élèves de première du lycée Cubberley à Palo Alto (Californie).

Synopsis

La Vague se déroule de nos jours dans un lycée allemand public, mixte et plutôt décontracté, dont l'un des professeurs, Rainer Wenger (Jürgen Vogel), un professeur de lycée de gauche et fan de rock fait réfléchir ses élèves sur l'autocratie. En une semaine, des lycéens tout ce qu'il y a de plus normal se transforment en véritables nazillons. Les élèves choisissent un symbole, un uniforme et des règles. Puis la classe se divise en deux camps : les tenants de l'ordre et les autres. Mais certains élèves, psychologiquement plus fragiles, prennent le jeu trop au sérieux et l'expérience dérape et échappe à son créateur.  

Mon opinion

J'ai vu ce film par le plus grand des hasards, car il a été très peu diffusé en France (le réalisateur allemand et les acteurs, pour la plupart amateurs, sont inconnus du grand public), m'a impressionné, aussi bien par son propos que par son montage sans fioriture mais terriblement efficace : on voit monter la violence sous nos yeux et on se dit que cela peut se passer absolument n'importe où, en particulier si un professeur a, comme celui du film, un tant soit peu  de charisme. Une démonstration extrêmement inquiétante et salutaire.

Mon classement : 5/5


ERAGON

[Post initialement publié le 7 mai 2009]


Eragon (1ère partie)

Film fantastique américain de Stefen Fangmeier sorti en 2006. Avec, dans le rôle d'Eragon, Ed Speleers, Garrett Hedlund, mais aussi Jeremy Irons et John Malkovich, Djimoun Hounsou,  etc.

Eragon est l'adaptation du premier livre de la saga de fantasy écrite par un jeune auteur américain de 15 ans Christopher Paolini, publié à partir de 2003. La saga, véritable phénomène littéraire, compte actuellement 4 livres. Seul le premier a été adapté au cinéma et il restera vraisemblablement le seul, le film, malgré ses qualités visuelles, ayant été un échec. 

Synopsis
  
Le livre se passe dans le royaume imaginaire d'Alagaësia, écrasé par la dictature de Galbatorix, un usurpateur qui s'appuie sur la magie noire et la terreur pour établir son autorité. Ancien dragonnier déchu, il a décrété l'éradication des dragonniers et des dragons dans son empire. Malgré cette menace, un jeune fermier du nom d'Eragon (Edward 'Ed' Speleers) recueille un œuf de dragon qui donnera naissance à un dragon femelle du nom de Saphira dont il deviendra le dragonnier. Poursuivi par la haine de Galbatorix, il devra quitter les siens et s'enfuir pour entreprendre un extraordinaire voyage au cours duquel il deviendra le chef de la résistance contre l'usurpateur.

Mon opinion sur ce film

Il est toujours risqué d'adapter au cinéma une saga qui a eu, auprès de ses lecteurs, un succès hors norme. Certains y sont parvenus, même si les critiques n'ont pas manqué. Cela a commencé avec Le seigneur des anneaux et Harry Potter, puis Twilight qui ont été, à part quelques ratées, des adaptations dont on peut se satisfaire. Il y a eu aussi la saga du Monde de Narnia, d'après C.S. Lewis et de Percy Jackson qui, à mon avis, n'ont pas démérité et d'ailleurs se poursuivent malgré des hauts et des bas. Mais certains réalisateurs se sont cassés les dents sur des adaptations de romans pour la jeunesse. Ce fut le cas fracassant de l'échec de Dune puis plus récemment de la série A la croisée des mondes. Eragon est dans ce cas. Boudé par les fans de la saga de Paolini, le film a été étrillé par la critique et il n'aura vraisemblablement jamais de suite. Personnellement, je trouve cela injuste mais je ne suis hélas ni producteur ni réalisateur et, de même que je déplore que certains excellents films ne soient jamais sortis en DVD (qu'ils soient anciens ou récents) alors qu'on nous abreuve de navets, je n'y peux rien. 

Je n'ai, personnellement, rien à reprocher à ce film que j'ai trouvé magnifique. Le dragon, réalisé en images de synthèse, le survol du superbe monde d'Alagaësia, les performances des acteurs (en particulier d'Ed Speleers dont il faut souligner que c'était son tour premier rôle au cinéma), m'ont séduit. Je ne rejoins pas les critiques de ses détracteurs car je dois reconnaître que le livre (du moins le premier de la série), s'il m'a tout de même plu, n'est pas de la grande littérature et qu'il souffre d'amateurisme. Paolini a d'ailleurs reconnu lui-même qu'il s'était beaucoup inspiré de J.R.R. Tolkien, en particulier mais je trouve, en grande partie injustifiées les critiques acerbes que j'ai lues sur ce film et je regrette qu'on n'ait pas donné une deuxième chance à son réalisateur et à son acteur principal.

Mon classement : 3,5/5  (Pas si mal)    

CHERI de Stephen FREARS (Film 2009)

[Post initialement publié le 3/5/2009]


Chéri est un film franco-britanico-allemand réalisé par Stephen Frears et sorti en avril 2009. Avec Michelle Pfeiffer, Rupert Friend et Kathy Bates. Le livre est l'adaptation du célèbre roman de Colette publié en 1920. Il est la 3ème tentative d'adapter ce roman après celles de Pierre Billon (1950) et François Chatel (1962) avec, dans le rôle de Chéri, Jean-Claude Brialy, alors âgé de 29 ans. 

Synopsis

Tout le monde connaît le thème du roman de Colette. Une courtisane de près de 50 ans, Léa, devenue riche, s'éprend de Fred Peloux, dit Chéri, un jeune homme de 19 ans, fils de l'une de ses concurrentes, Mme Peloux. Ce qui, au début, n'était qu'un jeu, devient, pour l'un et l'autre des amants, un véritable drame quand Léa, consciente de la trop grande différence d'âge entre eux, provoque leur séparation. Chéri, dont on croyait qu'il n'attachait d'importance à rien, ne supportera pas d'être abandonné par celle qu'il a aimé plus que tout. 

Mon opinion sur ce film    

Film magnifique à tout point de vue, aussi bien sur le plan esthétique (très belles prises de vues, décors et costumes somptueux), que pour le jeu d'acteurs, tout en retenue (Michelle Pfeiffer jouant le rôle de Léa, une courtisane "retirée des affaires" qui tombe éperdument amoureuse du fils de 19 ans de son "amie" et concurrente est radieuse). Je ne connaissais pas Rupert Friend, un jeune acteur anglais de 28 ans qui joue à la perfection le rôle de Chéri. Les décors, les costumes, l'image, la musique, sont en adéquation avec l'ensemble. Certaines scènes, superbement filmées, évoquent la peinture impressionniste (une très belle scène parmi des centaines d'autres où Léa (Michelle Pfeiffer) est seule sur la terrasse du Grand Hôtel de Biarritz d'où elle contemple la baie. Une réussite absolue dans laquelle on sent la patte d'un grand metteur en scène. Kathy Bates se coule avec un talent remarquable dans le rôle de l'ignoble Mme Peloux, la mère de Chéri. 

Je dois ajouter que j'ai relu, après avoir vu le film, le livre de Colette. Je l'ai trouvé ennuyeux et dépassé et j'admire Stephen Frears d'en avoir tiré un film aussi parfaitement réussi. C'est une des rares fois où on peut affirmer que le film est plus réussi que le livre dont il est tiré. 

Mon classement : 5/5 (Une réussite éblouissante)

LES NOCES REBELLES de Sam Mendes (USA-GB-2009)

[Post initialement publié le 3/5/2009]


Les Noces rebelles (Revolutionary Road) est un film américano-britannique de Sam Mendes, sorti en France le 21 janvier 2009. Ce film est l’adaptation au cinéma du roman Revolutionary Road de Richard Yates (1960). Le roman remet notamment en question la nature du mariage et provoqua de vives critiques et commentaires à sa sortie aux États-Unis. A son sujet, voici ce qu’en dit son auteur : « Bon nombre de gens ont considéré ce livre comme un pamphlet contre la banlieue, ce qui m'a beaucoup déçu. Je l'avais voulu davantage comme une charge contre cette soif générale de conformisme qui s'est emparée de tout le pays, contre ce désir de coller aveuglément et désespérément à la sécurité à tout prix... Je voulais suggérer que la route de la révolution de 1776 était devenue, dans les années 50, quelque chose qui ressemblait beaucoup à une impasse. » (Richard Yates)

Le film

Au milieu des années 1950, April (Kate Winslet) et Frank Wheeler (Leonardo DiCaprio) forment un jeune couple américain qui, en apparence, a tout pour être heureux (enfants, maison, travail...). Ils se considèrent comme bien au-dessus des conventions sociales et de l'inertie qui règnent dans leur lotissement. S'étant pourtant promis de ne jamais sombrer dans le conformisme de leurs voisins, ils finissent par devenir tout ce qu'ils ne voulaient pas être : un homme coincé par son métier et dont la désinvolture peine à cacher le manque d'assurance et une femme au foyer morose rêvant d'une autre vie.

Mon opinion sur ce film

En ce qui me concerne, je n'ai pas été séduit par ce film. A vrai dire, je n'ai pas été ému un seul instant pour ces personnages sans volonté qui s'enferment eux-mêmes dans la cage de conformisme qu'ils se sont forgés. Je reconnais qu'il devait être difficile d'adapter un roman comme Revolutionary Road ni de rendre le mal-être de ce jeune couple épris de liberté mais pris au piège du conformisme et de la société de consommation américaine. Mais d'autres sont mieux parvenus à nous décrire l'étouffement qu'il pouvait y avoir à vivre dans une société aussi conservatrice et étriquée. Film bavard, ennuyeux, que je ne qualifierais pas de chef-d'oeuvre malgré les excellentes prestations des acteurs. Kathy Bates, qui joue le rôle de l’agent immobilier Helen Givings, est, comme dans tous les films où je l’ai vue, éblouissante. C’est vraiment une actrice de grand talent, inoubliable salope dans le rôle de Madame Peloux dans le sublime film de Stephen Frears, Chéri.  

Mon classement : 2,5/5

dimanche 26 mai 2013

STARDUST, LE MYSTERE DE L'ETOILE (de Matthew Vaughn-2007)

[Post initialement publié le 18/04/2009]


Stardust

Stardust, le mystère de l'étoile est un film fantastique britanno-américain réalisé par Matthew Vaughn, sorti en 2007. Il s'agit de l'adaptation cinématographique du roman Stardust écrit par Neil Gaiman, se déroulant à l'époque victorienne et qui conte les péripéties survenant à un jeune homme (interprété par Charlie Cox) parti chercher une étoile qui a pris forme humaine (Claire Danes) dans un royaume magique. Le film bénéficie de seconds rôles prestigieux tels que Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Peter O'Toole. Il a rencontré un succès commercial modéré mais été plutôt bien accueilli par la critique et a gagné quelques récompenses, dont le prix Hugo.

Mon opinion sur ce film

Ayant lu le livre Stardust, après d'autres ouvrages de Neil Gaiman comme Neverwhere, American Gods et Anansi Boys, j'ai voulu voir le film. Le livre est beau, poétique, décalé, beaucoup moins sombre (quoiqu'un peu) que le reste de l'oeuvre de Gaiman que j'avais découvert, en 2008, grâce à un vendeur de la librairie Waterstone chez Harrod's à Londres. Je lui avais demandé de me conseiller un livre "dans le genre" des livres de Philip Pullman ou J.K. Rowling (Harry Potter) tout en sachant - j'ai moi-même été libraire pendant 21 ans - que cela n'existait pas vraiment. En effet, il n'y a pas deux auteurs qui écrivent pareil ou qui ont le même style (heureusement !) même s'ils se rapprochent.

Bref, Stardust m'a plu en tant que livre et, comme hélas souvent, le DVD m'a paru fade et sans consistance. Il y a aussi beaucoup trop d'effets spéciaux qui, à mon goût, ne se justifient pas. Le côté poétique, mystérieux, étrange et surtout décalé de Gaiman (qui a pourtant participé au scénario !) ne se retrouve pas dans ce DVD. Le seul élément que j'ai apprécié et le personnage de Tristran, joué par Charlie COX, un acteur que je ne connaissais pas. Il est timide et entêté, naïf mais aussi roublard, et s'est bien mis dans la peau de Tristan (Tristram, en anglais). De Niro est très drôle en chef de pirates "gay" amateur d'opéra qui se donne des airs de dur devant ses hommes pour être respecté d'eux Par contre Michelle Pfeiffer, que j'aime par ailleurs beaucoup, en fait vraiment des tonnes en sorcière jusqu'à friser le ridicule. 

Bref, je ne vous recommanderai pas ce film et vous conseillerai plutôt de lire le livre, de préférence en anglais, si vous le pouvez.


J'attends impatiemment des nouvelles de l'adaptation en film de Neverwhere dont il y a déjà eu une adaptation télé (introuvable en France) qui, d'après les critiques que j'en ai mues, n'a, semble-t-il, pas été une réussite. 

Ma note : 2/5 (Pas vraiment convaicant)

samedi 25 mai 2013

JE VAIS BIEN, NE T'EN FAIS PAS (Film FR de Philippe Lioret-2006)

[Repris d'un article publié le 4/1/2009]


Je vais bien ne t’en fais pas est l'adaptation du roman éponyme d'Olivier Adam, paru en 2000. Film français de Philippe Lioret (2006) avec Mélanie Laurent, Kad Merad, Simon Buret (chanteur du groupe AaRon).

Synopsis


À la suite d'une dispute avec leur père (Kad Merad), le frère jumeau d'Élise, alias « Lili », 19 ans (Mélanie Laurent), disparaît. Sans nouvelles, rongée par l'inquiétude, Lili cesse de s'alimenter. Quand enfin une lettre de Loïc lui parvient, se voulant rassurante, Lili se rétablit, sort de l'hôpital et part à sa recherche. Ce qu'elle va découvrir dépasse l'entendement.

Mon opinion sur ce film

J'ai eu envie de voir ce film après avoir entendu la sublime chanson du groupe AaRon "Lili" (aussi nommée U-Turn) [voir à ce sujet mon blog Au-delà des Rêves]. Une autre très belle chanson d'AaRon figure au générique du film, Mister K.

Le film est très beau, le jeu des acteurs (y compris Kad Merad), tout en retenue. Enfin un film français que je trouve bon.

Mon classement : 4/5

EQUILIBRIUM (Film US de Kurt Wimmer - 2002)

[A l'origine publié le 29/12/2008]


Equilibrium

Film américain de science-fiction de Kurt Wimmer sorti en 2002.

Synopsis

Le film se déroule dans un monde utopique post-apocalyptique, Libria, en 2070. Le monde a vécu un terrible holocauste nucléaire. Les survivants, atterrés par leur propre déchéance, ont cherché à trouver un remède à l'inhumanité de l'Homme envers l'Homme. D'aucuns pensèrent alors que ce qui conduit l'Homme à ces extrémités est sa faculté émotionnelle, sa capacité à ressentir, à désirer, à haïr. Ils proposent alors un remède simple mais efficace contre ce mal : le Prozium. Le Prozium (la ressemblance avec une autre substance bien connue n'est sans doute pas un hasard), est une puissante drogue qui a pour effet de neutraliser les sentiments, de ne plus permettre à la haine, à la violence et à la colère d'exister ... tout comme les nobles sentiments qui ne peuvent plus s'exprimer. Ainsi, amour, passion, joie, tristesse et toutes les autres formes de sentiments existants ont été « sacrifiés » pour permettre à la société de vivre en harmonie, en paix.

Ce Prozium, que tous (y compris les enfants) prennent désormais sans réfléchir, dans un automatisme extrême, a permis à une société pseudo-religieuse de s'installer. Ainsi, il existe une vraie société hiérarchisée autour de l'ordre des Tetra-Grammatons dont la tête est le Père et dont la main exécutive, les soldats de l'ordre, sont les Recteurs Grammatons ou Ecclésiastes.

Ces Ecclésiastes sont formés à la détection et l'éradication des déviants émotionnels (des rebelles qui refusent de prendre leur Prozium ou qui osent avoir des sentiments et protègent des œuvres d'art - tableaux, des livres proscrits par les Tetra-Grammatons). Ils ont, pour les aider dans leur tâche, développé un art martial d'une terrible efficacité : le « Gun-Kata » (Kata des armes à feu) qui allie dextérité et utilisation d'armes à feu.

Cela leur permet de juguler la montée des rebelles, et même de les affaiblir, voire de les faire disparaître à courte échéance.

Au cours d'une « descente aux enfers » (comprendre « éradication d'un groupe de rebelles »), John Preston (Christian Bale), le plus haut gradé (et le plus doué) des Ecclésiastes Grammaton, s'aperçoit que son coéquipier, Partridge (Sean Bean) montre quelques signes d'une possible déviance émotionnelle. En parfait Ecclésiaste Grammaton, Preston le dénonce à son supérieur, Dupont (Angus Macfadyen) et se charge de l'éliminer. Mais, malgré le Prozium qu'il prend, il ressent un certain sentiment de remords. 

Après l'élimination de Partridge, un nouvel équipier, Brandt (Taye Diggs), lui a été affecté. Tout a l'air de  se dérouler comme avant... jusqu'au jour où Preston casse par accident l'une de ses ampoules de Prozium et ne parvient pas à s'administrer sa dose à temps. Il commence alors à ressentir des émotions. Mais, étant premier des Ecclésiastes Grammaton, il cache cette faiblesse qui le condamnerait. En lui, des sentiments se font jour, et une sourde révolte contre le système se développe en lui. C'est le moment que choisit Le Père (Sean Pertwee) pour lancer une opération de grande envergure ayant pour but l'éradication totale et définitive de tous les déviants émotionnels.

Mon opinion sur ce film

John Preston (joué par Christian Bale, le magnifique Batman de "Batman begins") interprète à la perfection un agent du pouvoir, véritable robot humain, chargé d'éliminer tous ceux qui ne respectent pas ces terribles règles jusqu'à ce qu'il se rende compte de l'horreur absolue des ordres absurdes et inhumains qu'il est chargé d'appliquer. Etant l'un des plus proches collaborateurs du pouvoir, et l'un de ses plus dévoués, il est théoriquement au-dessus de tout soupçon. Mais c'est compter sans le système qui, comme tout système totalitaire, espionne ses propres espions... Parce qu'il est justement entraîné à ne pas écouter ses émotions, il parvient cependant, in extremis, à renverser la vapeur et mettre à bas la tyrannie.

En voyant ce film, j'ai bien entendu pensé à Farenheit 451, le livre de Bradbury, publié en 1953, dont Truffaut a réalisé une très belle adaptation (1966). Dans Fahrenheit 451, les pompiers se "contentaient" de brûler les livres (et accessoirement les personnes que l'on trouvait avec des livres) et la résistance consistait à "devenir un livre" en l'apprenant par cœur. C'était déjà terrifiant mais le monde d'Equilibrium est mille fois pire. On pense aussi bien entendu à Matrix et à Bienvenue à Gattaca pour l'aspect dystopique d'une société qui, sous le prétexte de rendre l'homme meilleur, instaure un ordre totalement déviant.

GATSBY LE MAGNIFIQUE (Film de Baz LUHRMANN-2013)



Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) est la dernière adaptation pour le cinéma du roman du même nom de F. Scott Fitzgerald publié en 1925. Il y avait déjà eu un film adapté du roman par Jack Clayton en 1974 avec Robert Redford dans le rôle-titre. Cette fois, c'est Leonardo DiCaprio qui incarne Gatsby et Tobey Maguire qui joue le rôle de Nick Carraway. 

Le film qui vient de sortir a été co-écrit, produit et réalisé par Baz Luhrmann. Il a été présenté hors compétition en ouverture du Festival de Cannes 2013. 

Synopsis

Lorsque le film commence, on se trouve dans une clinique psychiatrique où est soigné Nick Carraway, vétéran de la 1ère guerre mondiale, pour des troubles dus à l’alcoolisme et à la dépression.  Il raconte au médecin qui le soigne sa rencontre avec le milliardaire Jay Gatsby, qu’il a connu lorsqu’il travaillait à la bourse de New-York, car il habitait à Long Island à côté de chez lui. Les circonstances avaient fait qu’il en était devenu le confident et l’ami intime, ainsi que le témoin de sa déchéance. A titre curatif, le médecin conseille à Nick de coucher son histoire par écrit.

Nick Carraway est un jeune homme d’une trentaine d’années. Issu d’une bonne famille du Middle-West, il a fait des études universitaires à Yale dont il est sorti diplômé. Il aurait voulu devenir écrivain mais il a dû se résoudre à travailler comme courtier en bourse pour gagner sa vie. Le hasard a fait qu’il a trouvé à se loger dans une petite maison de gardien située à côté de l’immense propriété du milliardaire où se retrouve, pour des fêtes délirantes, le tout New-York.

Un jour, alors qu’il ne connaît pas son voisin, il reçoit par porteur une invitation de Gatsby pour l’une de ces fêtes. Il s’y rend, tout étonné que personne ne lui demande son carton d’invitation car, apparemment, le milliardaire a l’habitude d’accueillir sans distinction tous ceux qui se présentent. La plupart des convives profitent de l’invitation sans même connaître personnellement leur hôte sur lequel circulent les rumeurs les plus folles. Mais Nick aura la chance, dès sa première visite, de rencontrer le milliardaire qui le traitera immédiatement en ami.

En fait, l’intérêt de Gatsby pour Nick n’est pas dénué d’arrières pensées car ce dernier est le cousin de Daisy, épouse de Tom Buchanan, l’une des plus grosses fortunes de la côte Est, qui habite une somptueuse demeure faisant face, de l’autre côté de la baie, à celle de Gatsby.

Or, Gatsby est secrètement amoureux de Daisy Buchanan qu’il a connue avant son mariage. Nous apprendrons ainsi que la seule raison pour laquelle il donne ces fêtes somptueuses dans lesquelles tout le monde est invité, c’est parce qu’il espère qu’un jour Daisy se décidera à traverser la baie mais, n’obtenant pas ce qu’il désire, il compte sur Nick pour l’inviter pour le thé chez lui. Nick y consent et organise une entrevue où le fier Gatsby se comporte avec le ridicule d'un collégien énamouré. Cependant Daisy, séduite, devient son amante mais, bien qu’elle n’aime pas son époux, elle préfèrera rester avec lui  plutôt que de céder aux avances de Gatsby.

Au retour d’une journée orageuse passée à New-York, Daisy, qui conduit à grande vitesse la puissante voiture de sport de Gatsby, percute et tue une femme en traversant un quartier miséreux de New-York. Pour la protéger, Gatsby endosse la responsabilité de l’accident. Loin de lui en être reconnaissante, Daisy l’abandonnera et fuira avec son mari alors que Gatsby, abandonné de tous sauf de Nick, qui lui restera fidèle jusqu'à la fin, est assassiné par le mari de celle qui a été tuée.

Mon opinion sur ce film


Très beau film, esthétiquement parfait : les décors, la photo, les acteurs sont éblouissants. LeonardoDiCaprio est toujours aussi bon, Tobey Maguire, dans le rôle du récitant, m'a époustouflé. Quel chemin depuis Pleasantville ou Spiderman !!! La seule à m'avoir un peu déçu, non pour son jeu mais parce qu'elle ne correspond pas à l'idée que je me faisais de Daisy est Carey Mulligan. Le film est fidèle au livre. Par contre, je me demande ce que la 3D peut apporter à ce genre de film qui n'en a nul besoin. Beau divertissement pour ceux qui aiment le grand cinéma hollywoodien même si certaines scènes de fête débridées (qui correspondent cependant bien au livre et au personnage complètement mégalo de Gatsby ) sont un peu "too much" à mon goût, comme la musique, à certains moments, beaucoup trop forte.

DiCaprio dans le rôle de Gatsby m'a fait penser à un autre personnage de milliardaire fou qu'il avait incarné avec talent, celui d'Howard Hugues dans le beau film de Scorsese, Aviator.

mercredi 22 mai 2013

LE JOUR OU LA TERRE S'ARRÊTA (Remake-2008)


[1ère rédaction : 20/12/2008]

Film américain de science-fiction de Scott Derrickson (2008) avec Keanu Reeves.

Synopsis

Une soucoupe volante atterrit à CentraL Park avec à son bord Klaatu (Keanu Reeves), un extraterrestre d'apparence humaine chargé de venir sauver la Terre, avec ou sans ses habitants, responsables de la dégradation de son environnement. 

Mon opinion sur ce film

Ce film est un remake du film de Robert Wise sorti en 1951. A l'origine de ces deux films, il y a une nouvelle de science fiction "Farewell to the master" publiée par Harry Bates dans Astounding Science-Fiction (1940). J'avais vu le film de Robert Wise dans les années 70 lors d'un festival de la SF à la Maison de la Culture de Grenoble alors que j'étais étudiant. Je n'y serais pas allé si, baignant à l'époque dans les histoires d'extraterrestres et de soucoupes volantes (même si j'ai pris, depuis, un peu de champ, ces sujets n'ont jamais vraiment cessé de m'intéresser), je n'y avais été engagé par P. (Je donne ici seulement l'initiale du prénom - ceux qui l'ont connu sauront de qui je veux parler), car il nous avait dit que la soucoupe volante apparaissant dans le film était une excellente reproduction de ce que certains témoins avaient vu. 


Je craignais le pire de cette nouvelle adaptation et j'y suis allé uniquement pour Keanu Reeves que j'aime bien en tant qu'acteur. Il incarne à merveille le rôle d'un extraterrestre venu sur terre, non pour sauver l'humanité, mais la Terre et son matériel génétique. Bien sûr, on ne peut éviter les déploiements de forces militaires et les effets spéciaux sans lesquels un film américain ne trouverait pas son public, mais l'aspect philosophique qui fait tout l'intérêt du film et les questions que l'on peut se poser sur la rencontre entre une pensée non humaine et l'Humanité, sont, à mon sens, suffisamment bien traités.


En conclusion, j'ai apprécié ce film, particulièrement le jeu de KeanuReeves et le message de mise en garde qui était déjà celui d'Hary Bates et du film de Robert Wise.    

Ma note : 3,5/5   
    

FESTIVAL DE CANNES 2013


Toute l'actualité du Festival de Cannes 2013 ICI

mardi 21 mai 2013

FREDDIE HIGMORE (Jeune acteur anglais)


Freddie Highmore, de son vrai nom Alfred Thomas Highmore, est né le 14 février 1992 à Londres. Il a grandi dans une famille habituée au monde du spectacle : sa mère est agent et son père, acteur, a abandonné sa propre carrière pour ne plus s'occuper que de celle de son fils.

Carrière

Il a commencé par des petits rôles pour la télévision à l'âge de sept ans. En 2004, alors qu’il avait 12 ans, c’est le rôle de Peter dans Neverland, le très beau film inspiré de la vie de James Matthew Barrie, le créateur de  Peter Pan, qui l’a imposé. Il y tenait le rôle principal du jeune Peter, qui inspira à Barrie le personnage de Peter Pan, face à des pointures comme Johnny Depp et Kate Winslet. Pour ce rôle, il a reçu plusieurs nominations et récompenses. Devenu ami avec Johnny Depp pendant le tournage, ce dernier l’a recommandé à Tim Burton pour jouer le rôle de Charlie dans Charlie et la Chocolaterie l'année suivante.

Il prête la voix au personnage d’Arthur, en 2007, dans Arthur et les Minimoys de Luc Besson et les deux films suivants et il est aussi inoubliable dans August Rush de Kirsten Sheridan aux côtés d'acteurs confirmés comme Keri Russell, Jonathan Rhys Meyers et Robin Williams.

Filmographie sélective 

Malgré son jeune âge, Freddie Highmore a déjà tourné 21 films, dont certains en tant que premier rôle et donnant la réplique à des stars confirmées.

  •  2004  Dans Nerverland, il joue le rôle de Peter Llewelyn-Davies face à Johnny Depp
  •  2005 : Dans Charlie et la chocolaterie, il est Charly, toujours face à Johnny Depp
  •  2007 : Dans Arthur et les Minimoys, il est Arthur ; la même année, il tient le rôle principal d’August Rush dans le film du même nom face à Jonathan Rhys-Meyers et Robin Williams

Pour ces rôles, il a obtenu un nombre incroyable de récompenses amplement méritées.

  • 2008 : Il tient le rôle de Simon  dans un film fantastique pour enfants, Les chroniques de Spiderwick 
  •  2009 : Il tient toujours le rôle d’Arthur dans les deux Arthur et les Minimoys suivants. 
       
Depuis 2013, le jeune homme de désormais 19 ans, tient le rôle principal  de Norman Bates dans la série Bates Motel, diffusée depuis mars 2013 sur la chaîne américaine A & E. 


CRIMES A OXFORD film d'Alex de la Iglesia

[1ère publication :6/11/2008]


Thriller fantastique d'Alex de la Iglesia adapté du roman du mathématicien argentin Guillermo Martinez (2008)

SYNOPSIS  

L'histoire se déroule dans la ville d'Oxford. Martin (Elijah Wood), un jeune étudiant américain, surdoué en mathématiques, vient dans la ville pour devenir l'un des étudiants du grand professeur Arthur Seldom (William Hurt),qu'il admire. Il n'est pas plutôt arrivé pour prendre possession de la chambre qu'il loue chez sa logeuse, que celle-ci est assassinée. Le corps de la vieille dame est découvert par Martin et Arthur qui se rencontrent à ce moment-là pour la première fois. Dans les jours qui suivent, d'autres meurtres ont lieu, l'assassin laissant à chaque fois, comme "signature", un symboles mathématique. Martin et le professeur se lancent alors dans une enquête qu'eux seuls, grâce à leur intelligence et leur connaissance des mathématiques, capables de débrouiller. Mais rien ne sera comme il paraît : les meurtres correspondant à l'arrivée, dans l'ancêtre des villes universitaires du monde, du jeune Martin, on se demande un moment si ce n'est pas lui le coupable des meurtres pour, ensuite, soupçonner le professeur. En fait, l'énigme est liée aux deux personnages et à la résolution d'une énigme mathématique, comme on le découvrira aux toutes dernières images du film : L'identité du meurtrier sera une réelle surprise et son motif encore plus.

Mon opinion sur ce film

Je voulais voir ce film lors de sa sortie mais, une fois de plus, j'ai dû me rabattre sur le DVD, le film n'ayant hélas pas été programmé à Aubenas. Je souhaitais voir ce film non pour le metteur en scène, que je ne connaissais pas (il s'avère qu'il est très peu connu en France et qu'il a surtout réalisé des comédies en Espagne), mais pour voir comment Elijah Wood, indissociable pour chacun de nous du rôle de Frodon qu'il a incarné dans la saga du "Seigneur des anneaux". Je voulais voir ce qu'il donnerait dans le rôle d'un personnage contemporain. Si le film se rapproche un peu trop, à mon goût, des pseudo énigmes à la Da Vinci Code et autres âneries (je fais partie de ceux qui n'ont pas mordu à l'hameçon malgré mon goût pour le fantastique et l'ésotérisme), et si le fil est parfois un peu trop gros, les incohérences trop flagrantes, bref... si on ne peut croire une minute au scénario, j'ai tout de même apprécié l'atmosphère très "British" qui baigne le film, même si je regrette qu'on ne voie pas autant Oxford que ce que je l'aurais souhaité. Moi qui ne connais rien aux maths (j'ai bu du petit lait en visionnant le bonus dans lequel aussi bien le réalisateur qu'Elijah ou John Hurt confessent qu'ils sont "nuls en maths" !!!), je n'ai pas été totalement bluffé mais j'ai passé cependant passé un bon moment à regarder le film. Par contre, je me serais volontiers passé des images morbides de l'hospice qui non seulement, n'apportent rien au film, mais sont pénibles à regarder. Je pense qu'il faut les mettre au compte du réalisateur espagnol. J'ai beaucoup d'amitié pour les Espagnols. Je ne crois pas que le morbide fasse partie de la mentalité des Espagnols mais j'ai toujours une réticence à regarder un film espagnol par crainte d'images de ce genre. Cette critique s'applique d'ailleurs aussi bien à la littérature (voir les œuvres de Carlos Ruiz Zafon) qu'au cinéma (depuis Bunuel à Carlos Saura ou même Almodovar). Est-ce un vestige du franquisme ? ou est-ce ancré plus profondément dans l'âme espagnole, je ne saurais le dire). 
Je vous recommande aussi de ne pas rater, dans le bonus du DVD, les essais successifs d'Elijah de lire une phrase de présentation destinée au public français et d'y renoncer en ponctuant sa phrase d'un "merde" retentissant suivi d'un éclat de rire rafraîchissant. Cela fait du bien de voir que ces grands acteurs internationaux n'ont pas la grosse tête. Encore un mot sur la musique qui est très belle, mêlant interprétations de pièces classiques et contemporaines.    

Mon classement : 3,5/5 

lundi 20 mai 2013

AUGUST RUSH

[Article rédigé en novembre 2008]



August Rush est un film musical américain de Kirsten Sheridan sorti en 2007. Avec Freddie Highmore, Jonathan Rhys-Meyers et Robin Williams.

Synopsis

August Rush (Freddie Highmore) est orphelin. Il a un talent inné pour la musique et est persuadé que, s'ils entendent la symphonie qu'il a composée pour eux, ses parents le reconnaîtront où qu'ils soient.

Le film

J'attendais impatiemment la sortie de ce film en France mais il n'est jamais sorti, du moins dans notre bonne ville d'Aubenas. Je voulais surtout voir ce que donnait l'interprétation de Freddie Highmore, que j'avais découvert dans le rôle de Peter aux côtés de Johnny Depp dans le magnifique Neverland.
Bien entendu les fines bouches feront ce que l'on attend d'eux, la grimace : trop de bons sentiments, de situations tirées par les cheveux, d'invraisemblances et on comprend assez vite comment tout cela se terminera, en "Happy end" à l'américaine.
Mais en ce qui me concerne, j'aime bien les bluettes et je vais au cinéma pour rêver, pas pour voir des horreurs et en être marqué pendant des jours.


Je n'ai en tout cas pas été déçu par la prestation du jeune Freddie, que j'ai trouvé époustouflant, comme savent l'être les enfants-acteurs. Il faut aussi voir son interview dans le bonus : une maturité et une lucidité incroyable ! Il faut aussi saluer les prestations des autres enfants, le petit garçon noir qui découvre August dans la rue et l'amène à son "rabatteur" (Robin Williams) et la petite choriste noire, Hope, qui est fabuleuse (Jamia Simone Nash).

Quant à Jonathan Rhys-Meyer, il est excellent en rocker et sa prestation est, elle aussi, étonnante quand on sait qu'il joue vraiment et chante les chansons du film (qui sont toutes très belles).

J'ai beaucoup apprécié la photo. Les plans sont très travaillés et cela nous change de l'amateurisme de certains films français... Je reste très admiratif devant cette manière efficace de faire du cinéma, quels que soient les autres reproches que 'on peut faire à nos amis américains...

Le seul dont la prestation m'ait un peu déçu, c'est Robin Williams. Il nous a habitué à tellement de bons rôles qu'on aimerait qu'il soit toujours au niveau de l'acteur que l'on a aimé dans le Cercle des poètes disparus, Will Hunting ou Mrs. Doubtfire. Mais, dans le rôle de Maxwell 'Wizard' Wallace, il est mâtin à souhait et émouvant dans sa déchéance, comme au fond l'était le Fagin d'Oliver Twist.  

LAKE TAHOE de Fernando EIMCKE (Mexique-2008)

[06/09/2008]


Lake Tahoe

Je m'étais laissé entraîner à aller voir "Lake Tahoe", un film mexicain d'un certain Fernando Eimbcke qui a tout de même obtenu plusieurs prix, dont celui du Festival de Sundance (comme quoi, ce n'est pas toujours une preuve de garantie!) et surtout du Festival de Berlin par deux critiques lues sur le programme de mon cinéma favori, une du "Nouvel Obs", qui n'est pourtant généralement pas tendre avec les réalisateurs, l'autre de Mr. Cinéma, auquel je fais souvent confiance. Et bien, j'en ai eu pour mon argent ! Heureusement que le film ne dure qu'une heure 35! 

Je me suis rarement autant ennuyé de ma vie, à part dans les films de Theo ANGELOPOULOS, que, par ailleurs, j'admire, car ses longs plans-séquences ont toujours un sens, même si, parfois, il en joue et en abuse à outrance (je me rappelle les hommes-cigognes de "Paysage dans le brouillard"...).  Chez Angelopoulos, c'est au moins esthétique.

Là, rien de tel. Le film est en espagnol, langue que je parle, donc cela ne me pose pas de problème particulier mais, de toute manière, les dialogues se résument à si peu de choses que, même sans comprendre l'espagnol, vous pouvez y aller sans crainte, ce que je vous conseille pas.

De longs plans séquence où la caméra, totalement fixe, filme la minable façade d'un "taller automobilo" (atelier de mécanique automobile) misérable, puis d'un autre, puis d'un autre... A croire qu'il n'y a que des "tallers automobilos" dans ce bled désert.

Le film commence par un accident de voiture le long d'une route déserte : une vieille voiture japonaise, conduite par un gamin de 16 ans, se fracasse contre un poteau télégraphique le long d'une route poussiéreuse et déserte. Puis le garçon, qui a "emprunté" la voiture familiale essaie désespérément de se faire dépanner. Il se rend dans un 1er "taller automobilo" (garage) mais celui-ci est fermé. Il en essaie un autre, puis un autre...  Soit ils sont déserts, soit les personnes qui s'en occupent ne sont pas là. Soit ils n'en ont rien à foutre d'un garçon de 16 ans sans le sou. Un conseil : ne tombez pas en panne au Mexique !!! Vous risqueriez d'y être encore 10 ans après. Et cela dure tout le film.

En fait (on le comprend vers la fin du film), le garçon vient de perdre son père. Sa mère (dont on ne voit que la main tenant une cigarette dépassant du rideau de douche) s'est enfermée dans la salle de bains et fume, son petit frère s'est réfugié dans son domaine, une petite tente plantée dans le jardin où il passe son temps à découper : Quoi ? Là idem, on ne le comprend qu'à la fin. Un album de photos où il colle les souvenirs de son père.

Vous me direz : Et le Lac Tahoe, dans tout ça ? Ce titre qui m'avait donné envie de voir le film. Pour eux qui ne savent pas, le Lac Tahoe est un des plus beaux lacs de l'Ouest des Etats Unis, bordé d'un côté par le désert californien, de l'autre par la Sierra Nevada (ci-joint, un lien avec l'article en anglais qui vous le présente sur Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Lake_Tahoe

Dans le film, le Lac Tahoe ne joue strictement aucun rôle. Il se résume à un autocollant apposé à l'arrière de la voiture qu'a rapporté une tante d'un de ses voyages aux USA. A la fin, le grand-frère décolle l'autocollant de l'arrière de la voiture et le colle dans l'album de son petit-frère. Tout cela aurait pu être émouvant. C'est triste, certainement, mais surtout ennuyeux à mourir. Il n'y a ni belles images ni dialogues, aucun trait d'humour. Rien, aussi ennuyeux que le désert infini d'images poussiéreuses et mal filmées que l'on n'a même pas pris la peine de cadrer.

Ce film représente pour moi la quintessence de tout ce que j’abhorre dans le cinéma dit "d'art et d'essai" et la critique des "Inrock", le comble de la cuistrerie parisiano-intellectuelle. Je vous en laisse juger :

"Eimbcke transcende l'anecdotique pour fabriquer de formidables vignettes hyperréalistes, des épiphanies drôles et subtilement cruelles. Cela s'appelle le style". 

Ben voyons ! Et la tartuferie branchée, vous connaissez ? Non, mes chers amis des Inrock, nous n'avons vraiment pas, non vraiment pas, la même conception de ce qu'est le style !

Un dernier conseil : si vous voulez vraiment mourir d'ennui, allez voir "Lake Tahoe" mais, surtout, n'espérez pas vous noyer dans ses eaux divinement bleues de ce lac merveilleux car vous vous prendriez le capot -arrière d'une japonaise délabrée en pleine gueule !

Good Bye, Mr. Eimbcke. Ne comptez pas sur moi pour voir un autre de vos films !