mardi 31 décembre 2013

AVATAR film de James CAMERON (USA-2009)


Avatar est un film de science-fiction américain  réalisé par James Cameron sorti en 2009.

Synopsis

L'action se déroule en 2154 sur une planète imaginaire du nom de Pandora, lune d'une géante gazeuse du système Alpha du Centaure. La planète est peuplée d'autochtones dénommés Na'vis qui vivent dans une symbiose complète, à la fois physique mais aussi philosophique et religieuse avec leur environnement.

Les humains sont venus y exploiter un minerai rare, l'unobtainium, susceptible de résoudre l'épuisement des ressources énergétiques de la Terre.

Le programme Avatar a été créé par les Terriens pour intégrer le corps des Na'vis afin de se fondre dans leur peuple et négocier avec eux.

Le personnage central de l'histoire est un marine devenu paraplégique, Jake Scully (Sam Worthington) qui, à travers son "avatar", va tomber amoureux d'une Na'vi et, considérant que les Terriens commettent une injustice en s'appropriant les richesses des autochtones et en détruisant leur habitat, il finit par prendre la tête de la révolte contre les humains.

Parmi les humains, il y a plusieurs factions qui, chacune poursuit un but différent :

- Du côté des "gentils", il y a Jake Scully (Sam Worthington), qui, d'un mercenaire au service des humains, passera du côté des exploités. Blessé et devenu paraplégique des membres inférieurs, il sera amené sur Pandora pour faire partie de l'équipe d'explorateurs.

- L'équipe de scientifiques est dirigée par le Dr. Grace Augustine (Sigourney Weaver), une exobiologiste qui a consacré sa vie aux Na'vis. Femme d'une forte personnalité, elle prône le développement de relations pacifiques entre les humains et les Na'vis. Bien que sincèrement préoccupée de la préservation de leur habitat, elle est malgré tout entièrement dépendante, pour le financement de son programme, du bon vouloir de ses commanditaires. Elle est à la tête d'une petite équipe de scientifiques, Norman "Norm" Spellman (Joel Moore), spécialiste de la flore et de la faune de Pandora, intégrera lui aussi le corps d'un avatar, 

- Les "méchants" : Le méchant-en-chef est un militaire, le colonel Miles Quaritch (Stephen Lang). C'est le type même de la brute "bas du plafond". Il a un profond mépris pour les habitants de Pandora, qu'en bon colonisateur, il considère comme des êtres inférieurs et ne cherche pas à comprendre. Pour lui, ils sont un obstacle qu'il faut au mieux parquer dans un endroit où elle ne gênera pas les recherches. A l'extrême, il n'hésitera pas à aller jusqu'au génocide. Le "méchant en second" est un civil, Parker Selfridge. Il est l'administrateur des opérations minières et le représentant de la puissante multinationale qui commandite toute l'affaire. Il n'a pas le moindre scrupule et son seul but est de faire "le maximum de fric dans le minimum de temps", quitte à dévaster une planète entière et  à détruire une civilisation. Il s'appuie sur les militaires qui sont intégralement à ses ordres.

Réalisation du film   

Lors d'une interview relative à Avatar, James Cameron confiera qu'il pensait à réaliser un tel film depuis 1994, donc plusieurs années avant son chef-d'oeuvre, Titanic (1997) mais qu'il y renonça car, à l'époque, la technologie qui en aurait permis le tournage n'était pas encore au point. Il lui fallut aussi atteindre la notoriété mondiale que lui apporta Titanic pour lui permettre de rassembler les fonds nécessaires à la réalisation d'un projet aussi ambitieux que coûteux (Avatar est à ce jour le film le plus cher de l'histoire du cinéma - 387 millions de $. Par comparaison, Titanic, l'un des plus gros budgets du cinéma en 1997, n'avait coûté "que" 200 millions de $ !!!)

Le tournage d'Avatar n'a commencé qu'au printemps 2007, après deux ans de préparation. Il a aussi nécessité la mise au point d'une caméra spéciale et un gros travail le laboratoire sur les images de synthèse.

Mon opinion sur ce film 

J'ai beaucoup aimé ce film même si je n'ai, hélas, pas pu voir en 3D lors de sa sortie, les cinémas n'étant pas encore équipés ici pour cette technologie toute nouvelle. Bien que je sois un fan de SF, je ne serais pas allé voir Avatar si deux de mes collègues, que je ne pensais pas sensibles à ce genre, ne m'en avaient parlé avec enthousiasme.

Après l'avoir vu, j'ai été enchanté. Esthétiquement, le film est superbe et je regrette sincèrement ne n'avoir pu profiter de la technologie 3D tant certaines scènes ont été manifestement tournées pour être vues en relief. Malgré cela, j'ai été subjugué par les effets visuels et les images, d'une grande beauté et d'une majestueuse poésie.

Je suis un peu plus réticent quant au fond. Je n'ai rien à redire, bien au contraire, sur le discours écologique du réalisateur ni sur l'engagement que l'on peut prendre pour sauvegarder la nature ou les espèces menacées par le goût du lucre, a fortiori, lorsqu'il s'agit d'espèces pensantes. Mais, malgré tout, ce discours un peu convenu me gêne. Bien entendu, les Na'vis sont humanoïdes et esthétiquement très beaux : ils ont un corps à la peau bleue proche de celui des humains, plus longiligne et élancé, et des yeux superbes. Il est clair que, s'ils avaient été trop différents de nous, nous n'aurions certainement pas eu autant de sympathie pour eux. Je me souviens d'une nouvelle de science-fiction lue il y a longtemps, et dont j'ai oublié l'auteur, dans laquelle les extraterrestres ressemblaient à des sortes d'ascidies (vulgairement appelés "étrons de mer") dotés d'une intelligence supérieure que les humains torturent sans état d'âme comme s'il s'agissait d'êtres sans valeur. Je sais de quoi sont capables mes semblables : ils l'ont hélas démontré tellement de fois dans le passé et le démontrent encore tous les jours. Ce qui m'a gêné dans ce film, outre l'anthropomorphisme des Na'vis, c'est le point de vue un peu trop ouvertement manichéiste du réalisateur : les bons d'un côté, les mauvais de l'autre.  

Parmi les acteurs, on ne présente plus Sigourney Weaver qui s'est fait connaître par un autre film de science-fiction, Alien (1979) qui n'est pas vraiment ma tasse de thé. J'ai par contre découvert Sam Worthington, qui joue le rôle du marine handicapé Jake Sully. James Cameron l'avait déjà fait tourner dans Terminator : Renaissance, sorti juste un an avant Avatar. C'est un acteur qui allie la force physique et une certaine fragilité (déjà visible dans le film Somersault, 2004) pour lequel il avait obtenu un Award de l'Australian Film Institute. Dans Avatar, il est parfait dans le rôle de Scully qu'on dirait taillé pour lui ; sa prestation a d'ailleurs été couronnée par la 2ème récompense de sa carrière (un Saturn Award en 2009). 

Dans le même genre, je vous conseille de voir :

lundi 30 décembre 2013

BLOOD DIAMOND d'Edward ZWICK (USA-2006)



Blood diamond (Le diamant de sang) est un film américain d'Edward Zwick (2006) avec Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou, Jennifer Connelly.

Synopsis

Ce film est un film militant qui dénonce la surexploitation des richesses de l'Afrique à travers l'extraction des diamants en Sierra Leone grâce à la guerre entretenue par les grandes puissances entre FRU (Front Révolutionnaire Uni) et gouvernement "légal" pour faire de cette zone une zone de non droit.
Blood Diamond, c'est le "diamant de sang" extrait de ce minuscule pays de l'ouest de l'Afrique au prix de massacres sanglants des populations civiles. Le film démontre comment, non seulement les occidentaux, ferment les yeux sur ce trafic juteux mais pire, comment elles encouragent une guerre qui leur permet de régner en maître sur des pays aux institutions inexistantes et corrompues.

Mon opinion sur ce film

Film magnifique mais des scènes très dures (amputations d'enfants à la machette, massacres à répétition commis par des hommes armés, qu'ils soient noirs ou blancs, dont on ne sait ce qu'ils représentent si ce n'est la force brute et la cruauté gratuite, sont montrés sans voile mais sans complaisance), qui révèle une réalité que, généralement nous devinons sans en connaître toute l'horreur. Si le nom de la société belge qui exploite les diamants n'est jamais cité, on n'aura aucune peine à y reconnaître la société belge De Beers qui a le monopole mondial de la commercialisation des diamants. 

Film courageux, qui ne fera certes pas avancer la situation d'un pays, l'Afrique, que les grandes puissances  tiennent entre leurs mains d'acier baguées de "diamants de sang". Mais s'il pouvait au moins réveiller la (mauvaise) conscience de ceux qui en mettent à leur doigt ou autour de leur cou tout en sachant comment ceux-ci ont été obtenus !

Dans ce film, Leonardo DiCaprio, est toujours impressionnant. Il est ici aussi à l'aise (et parfaitement crédible) en mercenaire qu'en adolescent rebelle et caméléon dans Arrête-moi si tu peux ou dans le rôle d'Howard Hugues, le milliardaire aussi cinglé que génial d'Aviator.

Dans ce film il joue le rôle d'un ex-mercenaire blasé et cynique qui se recycle dans le commerce des "diamants de sang". Sa rencontre avec Solomon Vendy (magnifique Djimon Hounsou), un pêcheur Mendé dont le village a été dévasté par les pseudo-révolutionnaires du FRU, et Maddy Bowen (Jennifer Connelly), une journaliste américaine têtue qui veut révéler le martyre de ce peuple sacrifié sur l'autel de l'argent, changera sa destinée et lui permettra de retrouver l'humanité qu'il avait perdue.

Mon classement : 5/5 (Très grand film. Ne peut être vu par tous en raison de scènes de violence insoutenables)

Très grand film engagé et efficace sur la situation en Afrique et le rôle des grandes puissances.
A voir aussi ces films dénonçant les puissances d'argent et le cynisme avec lequel elles manipulent l'opinion publique :

HARVEY MILK de Gus VAN SANT (USA-2008)


Ce film américain, réalisé en 2008 par Gus Van Sant, est un hommage à Harvey Milk, premier homme politique à s'être ouvertement déclaré homosexuel et à avoir lutté pour que soient reconnus les droits des homosexuels dans les années 1970.

Synopsis

Biopic sur Harvey Milk, élu à la mairie de San Francisco sur un programme ouvertement en faveur des droits des homosexuels. Le 27 novembre 1978, il était assassiné en pleine réunion du conseil municipal par un extrémiste, avec le maire George Moscone qui, bien qu'hétérosexuel, l'avait soutenu par conviction démocratique.

Mon opinion sur ce film

Sean Penn, qui incarne Harvey Milk, est tellement extraordinaire dans ce rôle qu'il en est méconnaissable. L'Oscar d'interprétation qui lui a été décerné pour sa prestation est amplement mérité. Gus van Sant, dont je n'avais pas trop aimé le film précédent Paranoidpark (2007), dépeint dans ce film un portrait original et intime d'un homme ordinaire qui s'est érigé en héros de la cause gay et a payé ce combat de sa vie. Magnifique second rôle aussi pour Emile Hirsch, le héros désespéré d' Into the wild (film d'ailleurs réalisé par Sean Penn).

Par contre, je n'ai pas trop aimé le parti pris du réalisateur de filmer selon une technique "caméra à l'épaule" (c'est un des défauts que je reproche généralement à Gus Van Sant) et un procédé qui donne à l'image un côté vieillot sans que le film y gagne en crédibilité. Les costumes baba-cools de même que les attitudes outrées poussent un peu trop le bouchon et frisent parfois le ridicule, nuisant au propos politiquement engagé du film.

Mon classement:  4/5 (Un film intéressant mais pas entièrement abouti)

dimanche 29 décembre 2013

IN THE FLESH (Série britannique fantastique) - 2013-...


In the flesh

In the Flesh est une série fantastique en 3 parties de la BBC qui a commence à être diffusée en mars 2013 en Grande-Bretagne. La 1ère saison commencera à être diffusée en France début 2014 sur Canal+ séries.
Créé et écrit par Dominic Mitchell, In the flesh se déroule dans un monde où les morts reviennent parmi les vivants. 
Une seconde saison est en cours de réalisation pour être diffusée en Grande-Bretagne en 2014. Elle n’est pas, pour l’instant, disponible en français.

Synopsis

L’action est censée se dérouler dans le village fictif de Roarton (Lancashire, GB). Avec un millier d’autres personnes décédées en 2009, le héros de l’histoire, un jeune homme du nom de Kieren Walker, revient dans son village natal. Après un épisode appelée « The Pale Wars » (les guerres des Pâles), durant lesquelles les « zombies » ont été chassés et tués par des milices armées, les « revenants », officiellement traités par les autorités comme des patients atteints d’un syndrome de « semi-mort » (PDS pour « partially deceased syndrom »), mais que langage populaire désigne moins élégamment sous le nom de « rotters » (ceux qui pourrissent) sont, après qu’on les ait soignés, considérés comme guéris et renvoyés dans leurs familles. Pour qu’ils puissent plus facilement s’intégrer, on leur remet un kit de maquillage et des lentilles de contact. Ils doivent aussi s’astreindre à un traitement médical  contraignant qui leur évitera d’être à nouveau infectés. Mais la plupart sont hantés par les actes horribles qu’ils ont commis pendant leur « maladie » et doivent affronter la haine des villageois qui ne peuvent leur pardonner.

Mon avis

J'ai hâte de voir cette série bien que les quelques images que nous montre la bande annonce soient - c'est le moins qu'on puisse dire - assez dérangeantes et que la série, à la différence du sympathique Warm bodies, ne semble pas laisser beaucoup de place à l'humour.  

Si vous voulez en savoir plus, cf. In the flesh sur Wikipedia (Sorry!, seulement en anglais pour l’instant). 

LOVELY BONES de Peter JACKSON


Lovely bones

Film américano-néozélandais de Peter Jackson, sorti en 2010. Ce film est une adaptation du très beau livre d' Alice SEBOLD, La nostalgie de l'ange.

 Synopsis

 Une adolescente de 14 ans est assassinée par un voisin. Son corps n'est pas retrouvé. Mais, depuis un endroit qui n'est ni le paradis ni l'enfer - l'entre-deux - (selon l'expression de son petit frère), elle veille sur sa famille et lui donne des signes pour retrouver son meurtrier et surtout l'empêcher de tuer à nouveau.

Distribution
  • Saoirse Ronan (VF : Léopoldine Serre) : Susie Salmon, une jeune fille assassinée le 6 décembre 1973 à l'âge de 14 ans
  • Mark Wahlberg (VF : Bruno Choël) : Jack Salmon, le père de Susie
  • Rachel Weisz (VF : Laura Préjean) : Abigail Salmon, la mère de Susie
  • Stanley Tucci (VF : Bernard Alane) : George Harvey, l'assassin
  • Susan Sarandon (VF : Béatrice Delfe) : Grand-mère Lynn, la mère d'Abigail
  • Jake Abel (VF : Nathanel Alimi) : Brian Nelson, le petit ami de Clarissa
  • Michael Imperioli (VF : Raphaël Cohen) : Len Fenerman, l'inspecteur chargé de l'enquête
  • Rose McIver : Lindsey Salmon, la petite sœur de Susie âgée de 13 ans
  • Amanda Michalka : Clarissa, la meilleure amie de Susie sur Terre
  • Carolyn Dando : Ruth Connors, la fille qui aperçoit les âmes des morts
  • Reece Richie : Ray Singh, le petit ami de Susie
  • Christian Thomas Ashdale : Buckley Salmon, le petit frère de Susie âgé de 4 ans
  • Bill Fisher : Mr. Connors, le père de Ruth
  • Nikki SooHoo (VF : Dany Verissimo) : Denise Lee Ang, qu'on appelle Holly, qui est la meilleure amie de Susie dans l'au-delà
  • Stefania Owen : Flora Hernandez, petite fille elle aussi assassinée par George Harvey, avant Susie
 Mon opinion sur le film

J'avais lu le livre d’Alice Sebold que j'avais trouvé beau, émouvant et surtout, malgré le sujet morbide (celui de l'assassinat d’une jeune fille), plein d'un optimisme et d'une joie de vivre salutaires. Le film qui en a été tiré est décevant.
Bien qu'il ait réalisé son premier film en 1976, Peter JACKSON, réalisateur néo-zélandais, devenu célèbre grâce à l'adaptation de la trilogie du Seigneur des anneaux (2001-2003), n'est pas habitué à faire dans la finesse. A l'époque, j'avais fait preuve d'indulgence par rapport à son adaptation tonitruante de Tolkien, convaincu que, quel que soit le réalisateur qui s'y serait frotté, il s'y serait cassé les dents, je l'avais trouvé courageuse sa tentative. Malgré bien des défauts (dont la longueur et la répétitivité des scènes de combats - qui, ceci dit, sont aussi présentes dans les livres), j'avais jugé l'aventure relativement réussie surtout en raison d'un casting éblouissant (Elijah Wood et son extraordinaire regard restera à jamais indissociable pour nous tous du personnage de  "Frodon", quant à Orlando Bloom, il restera aussi, pour tous ceux qui l’ont découvert alors, le magnifique elfe Legolas; les autres acteurs, Viggo Mortensen, Liv Tyler, Cate Blanchett, ont aussi conquis, grâce à ces films, leurs lettres de noblesse).
Ce succès est sans doute monté à la tête du réalisateur qui a poursuivi sur sa lancée avec un remake catastrophique de King Kong (2005), qui fut, lorsqu'il est sorti, le film le plus cher de tous les temps. Bien que lancé à grand tapage, et faisant un nombre impressionnant d'entrées, je le considère (et je ne suis pas le seul) comme un très mauvais remake du pourtant hélas terriblement dépassé King Kong de 1933. Depuis... Plus rien.
 Malheureusement, l'adaptation de La nostalgie de l'ange aurait dû être confiée à un réalisateur doué de plus de sensibilité et de finesse. Celle qu'en a fait Peter Jackson est en tout point décevante et très en-dessous des qualités intrinsèques du livre. Je ne saurais mieux dire que Samuel Douhaire dans sa critique de Telerama (n°3135/10 février 2010) :

 "La chronique du deuil familial aurait largement suffi à nourrir Lovely Bones. Mais Jackson a également voulu tâter du thriller. Résultat, les deux sont bâclés, caricaturaux (...) Le tout est filmé avec la finesse d'une charge d'orques dans Le Seigneur des anneaux. Quant à la représentation de l'au-delà, elle oscille entre le chromo sulpicien et l'esthétique lisse d'une pub pour parfum. Si le paradis ressemble à ça, non merci."

Hélas, n'est pas Stephen King qui veut ! En tout cas, pas Peter Jackson. 

Mon classement : 2/5 (très décevant)

samedi 28 décembre 2013

Logan LERMAN (Jeune acteur américain)


Logan Lerman, né Logan Wade Lerman le 19 janvier 1992 à Beverly Hills, Los Angeles, Californie, est un acteur américain notamment connu pour son rôle dans Percy Jackson : Le Voleur de foudre. Il joue également D'Artagnan dans une adaptation cinématographique du roman d'Alexandre Dumas.

Biographie

Sa mère, Lisa, est son manager, et son père, Larry, est un homme d'affaires. Il a un frère et une sœur, Lucas et Lindsey, dont il est le cadet. La plupart des membres de sa famille travaillent dans le domaine médical1 ; sa famille détient également la compagnie Lerman & Son, fabricant de prothèses et orthèses, fondée par un de ses arrière-grands-parents, Jacob Lerman, en 1915. Celle-ci est actuellement dirigée par ses grands-parents paternels, Mina et Max Lerman. Sa famille est juive, et son arrière-grand-père maternel fut président de la loge du B'nai B'rith à Los Feliz (Californie).

Logan dit avoir été façonné par les films qu'il a regardés ; très jeune, il a développé un intérêt certain pour toutes les activités relatives à la création de films. En 2010, il a postulé à l'université de New York pour des études sur l'écriture créative, mais ne les a finalement pas entreprises.

Carrière

Logan Lerman commence sa carrière à l'âge de quatre ans en faisant une apparition dans une publicité. En 2000, l'acteur obtient son premier rôle au cinéma en incarnant William Martin, le fils de Mel Gibson dans The Patriot. La même année, il fait une apparition dans le film Ce que veulent les femmes, une comédie toujours avec Mel Gibson. L'année suivante on peut le voir dans Riding in Cars with Boys où il joue le rôle de Jason à l'âge de huit ans et plus tard dans le thriller L'Effet papillon où il incarne Evan Treborn à l'âge de 7 ans aux côtés d'Ashton Kutcher. En 2004, il obtint un des rôles principaux dans la série Jack et Bobby, rôle pour lequel il obtint un Young Artist Award. En 2005, il joua Roy Eberrhardt, personnage principal du film Chouette aux côté de son meilleur ami Dean Collins. En 2007 il joua le rôle du fils de Walter Sparrow, joué par Jim Carrey, dans le film Le Nombre 23. Cette année il joua également dans le western 3h10 pour Yuma. En 2008, il partagea l'écran avec Aaron Eckhart dans le film Meet Bill. En 2009, il apparut dans le film Ultimate Game, et joua le rôle principal du film My One and Only. Cette même année, il joua le rôle-titre de Percy le demi-dieu dans le film Percy Jackson : Le Voleur de foudre, série pour laquelle il a déjà signé pour deux autres volets.
Il poursuivit sa carrière en tournant Les Trois Mousquetaires (film, 2011) avec Orlando Bloom, puis, en 2012, il incarne Charlie dans Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky, aux côtés d'Emma Watson (sorti en France en 2 janvier 2013). Logan a signé pour apparaître dans The Only Living Boy in New York, un film indépendant écrit par Allan Loeb et dirigé par Seth Gordon mais en attendant, Logan a tourné dans Noé, film réalisé par Darren Aronofsky dans lequel il partage l'affiche avec Russell Crowe et Emma Watson (deux acteurs avec qui il a déjà tourné auparavant). En 2013, il incarne à nouveau Percy dans le 2ème opus de la saga tirée des romans de Rick Riordan, Percy Jackson : La mer des Monstres (sorti à l'automne 2013) et Stuck in Love, avec Kristen Bell, Lily Collins et Jennifer Connelly.

Cinéma
  • ·         2000 : Ce que veulent les femmes (What Women Want) : Nick Marshall jeune
  • ·         2000 : The Patriot : William Martin
  • ·         2001 : Écarts de conduite (Riding in Cars with Boys) : Jason Hasek à 8 ans
  • ·         2004 : L'Effet papillon (The Butterfly Effect) : Evan Treborn à 7 ans
  • ·         2006 : Chouette (Hoot) : Roy Eberhardt
  • ·         2007 : Le nombre 23 (The Number 23) : Robin Sparrow
  • ·         2007 : 3h10 pour Yuma (3:10 To Yuma) : William Evans
  • ·         2007 : Meet Bill : le gosse
  • ·         2009 : Ultimate Game (Gamer) : Simon Silverton
  • ·         2009 : My One and Only : George Devereaux
  • ·         2010 : Percy Jackson : Le Voleur de foudre (Percy Jackson & the Olympians: The Lightening Thief) : Percy Jackson
  • ·         2011 : Les Trois Mousquetaires (The Three Musketeers) : D'Artagnan
  • ·         2013 : Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower) : Charlie Kelmeckies
  • ·         2013 : Percy Jackson : La Mer des Monstres : Percy Jackson
  • ·         2013 : Stuck in Love : Louis "Lou" Murphy
  • ·         2014 : Noé (Noah) de Darren Aronofsky : Ham
  • ·         2014 : Fury de David Ayer : Norman Ellison
Télévision
  •  2003 : The Flannerys - Better Days (téléfilm non diffusé devant servir d'épisode pilote d'une série commandée par ABC mais finalement annulée) : Ryan Flannery
  •  2003 : La couleur du coton (A Painted House) (téléfilm) : Luke Chandler
  • 2003 : Shérifs à Los Angeles (10-8: Officers on Duty) (série TV) : Bobby Justo
  •   2004-2005 : Jack et Bobby (série TV) : Bobby McCallister 

PERCY JACKSON : LE VOLEUR DE FOUDRE (USA-2010)


Chris Columbus, le réalisateur de deux des  adaptations des deux premiers Harry Potter s'essaie, avec ce film, à l'adaptation d'une nouvelle saga, celle de Percy Jackson, d'après l'œuvre pour enfants et adolescents librement inspirée de la mythologie grecque de Rick Riordan. Film américain sorti en 2010.

 Synopsis   

Un adolescent newyorkais, Percy, qui a des difficultés scolaires (il est dans une école spéciale pour enfants souffrant de que les Américains appellent ADHD - Attention Deficit Hyperctivity Disorder - et nous des "enfants hyperactifs"), découvre, au cours d'une visite de musée, qu'il déchiffre sans peine les caractères en grec ancien, alors que lire un texte en anglais est au-dessus de ses forces.
Le film nous révèlera que Percy est en fait Persée, un demi-dieu, fils de Poséïdon et d'une mortelle. Pendant toute son enfance, sa mère lui a caché ses origines pour le protéger mais, maintenant qu'il approche de ses 18 ans, ses pouvoirs se révèlent et ses ennemis vont tout faire pour essayer de l’éliminer car il est au centre d'un conflit entre Zeus et son frère Poséidon.
Zeus, le croyant responsable de lui avoir dérobé la foudre (d'où le titre) est fou furieux contre lui et lance tous ses monstres à sa recherche. La seule manière, pour Percy, de sauver sa vie est de retrouver la foudre et de la rapporter à Zeus. Il est aidé dans sa quête par deux de ses copains, un satyre, Grover (qui cache son "infirmité" sous un pantalon baggy et des béquilles) et une fille, Annabeth, rencontrée au "camp d'été" - en fait un camp de formation paramilitaire destiné à enseigner aux demi-dieux à se battre.

Mon jugement sur ce film

Excellent film mêlant l'aventure, la science-fiction et renouvelant en la dépoussiérant la mythologie grecque. Bien que ce soit un film de divertissement, on peut aussi le concevoir comme une manière de faire aimer la mythologie aux enfants et aux adolescents. Bien entendu, beaucoup d'effets spéciaux mais, comme ils sont bien intégrés à l'histoire et se justifient, ils sont assez bien acceptés. 

J'ai beaucoup aimé le fait de mêler les gadgets de notre monde et la mythologie (l'écran du téléphone portable qui pétrifie Méduse dans une jardinerie à l'abandon ; l'innocent stylo-bille que donne à Percy son professeur de grec qui se transforme, le moment venu, en une épée magique lui permettant de  repousser la harpie qui l’attaque, etc. Excellentes trouvailles que n'aurait pas reniées J. K. Rowling !) Pas mal de répliques pleines d’humour aussi et de situations cocasses...

Cela m'a donné envie de lire toute la saga de Rick Riordan (5 volumes), Percy Jackson and the Olympians qui m'a, malgré la lassitude qui finit toujours par s'installer dans une série trop longue, enchanté. Cette nouvelle saga est une bonne alternative à tous ceux qui, orphelins de Harry Potter ou de Twilight, ne leur ont pas encore trouvé de remplaçant. 

Le jeune acteur qui incarne Percy, Logan Lerman, était jusqu'à présent un inconnu. Il est entouré d'une pléiade de jeunes artistes qui, n'en doutons pas, feront certainement parler d'eux dans les années qui viennent.  


Si vous aimez ce genre de film, vous devriez aimer : 




Gaspard ULLIEL (acteur français)


Gaspard Ulliel, né le 25 novembre 1984 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine de l'Île-de-France, est un acteur et mannequin français.

Biographie

Gaspard Ulliel débute sa carrière d'acteur dans un épisode d’Une femme en blanc avec Sandrine Bonnaire alors qu'il est encore au collège.

Il suit ses études à l'École active bilingue Jeannine-Manuel (EABJM) du 15e arrondissement de Paris, où il obtient son baccalauréat en section ES.

Après l'obtention de son baccalauréat, il poursuit ses études de cinéma à la faculté de Saint-Denis. Déçu par le caractère trop théorique des cours, et voyant sa carrière d'acteur s'épanouir, il met un terme à son cursus en deuxième année de DEUG pour assister à la projection des Égarés à Cannes, en mai 2003 aux côtés d'Emmanuelle Béart et André Téchiné.

Carrière
  • En 1999, Gaspard Ulliel tourne dans un court-métrage Alias de Marina De Van, ensuite il joue dans Julien l'apprenti aux côtés de Francis Huster puis il obtient en 2001 un petit rôle dans le film Le Pacte des loups de Christophe Gans.
  • Remarqué par Michel Blanc qui lui offre en 2002 un rôle dans son film Embrassez qui vous voudrez dans lequel il incarne un adolescent qui découvre l'amour et la sexualité.
  • Tout en poursuivant ses études de cinéma, il participe à quelques stages d'été au Cours Florent, puis est choisi par André Téchiné pour jouer aux côtés d'Emmanuelle Béart dans Les Égarés. En 2004, il obtient le rôle de Manech dans Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, adaptation du best-seller de Sébastien Japrisot.
  • En 2004, il tient le premier rôle dans Le Dernier Jour de Rodolphe Marconi avec Nicole Garcia, Mélanie Laurent, Alysson Paradis et Christophe Malavoy.
  • En 2005 et 2006, on peut l'apercevoir dans La Maison de Nina de Richard Dembo avec Agnès Jaoui et dans le segment de Paris je t'aime réalisé par Gus Van Sant.
  • En 2007, il participe à son premier projet de cinéma dit de « grand public » dans Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat, adaptation cinématographique de la série à succès du même nom, elle-même adaptée du célèbre roman d'Eugène Le Roy.
  • Puis, contre toute attente, il décroche le rôle du jeune Hannibal Lecter dans le nouveau film de Peter Webber tiré du roman de Thomas Harris racontant la jeunesse d'Hannibal ainsi que son évolution vers le cannibalisme. Il s'agissait de son premier rôle en langue anglaise.
  • En 2009, il obtient son premier rôle masculin dans l'Ultimatum d'Alain Tasma avec Jasmine Trinca et Michel Boujenah.
  • En 2010, il obtient le rôle de Henri de Guise, dans le film La Princesse de Montpensier. Il partage l'affiche avec Mélanie Thierry.
  • Parallèlement à sa carrière au cinéma, Gaspard Ulliel apparaît aussi dans les campagnes publicitaires de marques de haute-couture et de parfums.
  • Avec Kate Moss, il est le visage des sacs Longchamp.
  • Il est à présent le nouveau visage masculin de la marque Chanel pour le nouveau parfum de la marque dénommé Bleu, dans un spot publicitaire tourné par Martin Scorsese à New York.
  • Théâtre : En 2012, l'acteur décroche l'un des deux rôles principaux dans la pièce Que faire de Mister Sloane ? en compagnie de Charlotte De Turckheim.
 Films
  • ·         1998      Alias (Nicolas Trajet) de Marina De Van
  • ·         2001      Le Pacte des loups (Louis) de Christophe Gans
  • ·         2002      Embrassez qui vous voudrez (Loïc) de Michel Blanc
  • ·         2003      Les Égarés (Yvan) de André Téchiné
  • ·         2004      Un long dimanche de fiançailles  (Manech) de Jean-Pierre Jeunet
  • ·        2004      La Maison de Nina (Izic) de Richard Dembo
  • ·         2005      Le Dernier Jour (Simon) de Rodolphe Marconi
  • ·         2006      Paris, je t'aime  (Gaspard) de Gus Van Sant
  • ·         2007     Jacquou Le Croquant (Jacquou à 20 ans) de Laurent Boutonnat
  • ·         2007     Hannibal Lecter: Les Origines du Mal (Hannibal Lecter) de Peter Webber
  • ·         2008    La troisième partie du monde (François) de Eric Forestier
  • ·         2008   Un barrage contre le Pacifique (Joseph) de Rithy Panh
  • ·         2009    Le Premier Cercle (Antoine Malakian) de Laurent Tuel
  • ·        2009     The Vintner's Luck (Xas) de Niki Caro
  • ·         2009  Ultimatum (Nathanaël) de Alain Tasma
  • ·         2010   La Princesse de Montpensier (Henri de Guise) de Bertrand Tavernier
  • ·         2011   L'Art d'aimer (William) de Emmanuel Mouret
  • ·         2013  Tu honoreras ta mère et ta mère (Balthazar) de Brigitte Roüan
  •        2014  Saint Laurent de Bertrand Bonello
  •        2016 Juste la fin du monde de Xavier Dolan
  •        2016  La danseuse de Stéphane Di Giusto 
  •        2017  Les confins du monde de Guillaume Nicloux
  •        2017  Eva de Benoit Jacquot

Récompenses
  • ·         Prix Lumière
  • ·         Meilleur espoir masculin (2003) pour son rôle dans Embrassez qui vous voudrez
  • ·         Étoiles d'or du cinéma français
  • ·         Révélation masculine (2004) pour son interprétation du garçon au crâne rasé dans Les Égarés d'André Téchiné
  • ·         Césars du Meilleur espoir masculin (2005) pour le rôle de Manech dans Un long dimanche de fiançailles
  • ·         Nominations aux Césars
-          Meilleur espoir masculin (2003) pour son rôle dans Embrassez qui vous voudrez
-          Meilleur espoir masculin (2004) pour son rôle dans Les Égarés

vendredi 27 décembre 2013

TU HONORERAS TA MERE ET TA MERE film de Brigitte Roüan (FR-2013)


Comédie française de Brigitte Roüan, sortie en 2013.

Distribution :

  • Nicole Garcia : Jo
  • Eric Caravaca : Pierre
  • Patrick Mille : Lucas
  • Michaël Abiteboul : Fabien
  • Gaspard Ulliel : Balthazar
  • Elisa Tovati : Rachel
  • Sandrine Dumas : Lucille
  • Sarah Gabriel : Deirdra
  • Hélène Ruys : Soizic
  • Emmanuelle Riva : Granny
  • Lakis Lazopoulos : Le Maire
  • Demis Roussos : Le Pope
  • Zafiris Katramadas : Le jardinier
  • Solal Forte : Antoine
  • Victor Desrousseaux : Matthias
  • Victor Autier : Martin
  • Noumia Boutleux : Aïssa
  • Louis Frechou: Tom
Synopsis

Comme chaque été, Jo (Nicole Garcia) réunit ses cinq fils et leur famille sur l’île de Milos en Grèce pour y monter une pièce du répertoire antique dans un festival qu'elle a créé. C’est aussi pour elle l’occasion de rassembler autour d’elle sa « tribu », ses quatre fils, leurs femmes et leurs enfants.
Mais, c'est la crise et, à leur arrivée, le maire leur annonce que, suite aux réductions budgéraires, le festival est annulé, ce qui ne l’a pas empêché d’investir la subvention octroyée par la France pour le festival dans la réfection du réseau d'égouts. 
Jo se retrouve non seulement privée de son festival mais de maison pour héberger toute sa tribu. En femme de ressouces, elle ne se démonte pas pour autant et, avisant la maison inoccupée d'un couple anglais qui a annulé son séjour, elle décide de squatter leur maison et convainc tout le monde de réaliser malgré tout le festival qui les rassemble depuis des années.
Jo (en référence à Jocaste, mère et épouse d'Œdipe) exerce sa tyrannie aimante et légèrement hystérique sur ses fils qui subissent l’épreuve stoïquement jusqu’à ce que, à bout de patience, ils finissent par l’envoyer paître...  pour immédiatement se racheter. 
Malgré toutes les embuches, les contretemps, les crises de nerfs et de fou-rires, le festival aura bien lieu, mêlé de références à la mythologie grecque, réactualisé à la mode rap et agrémenté, par les six petits-enfants qui s’improvisent metteurs en scène, de l’utilisation de téléphones portables 

Mon opinion sur ce film

Je n'aurais pas imaginé Nicole Garcia dans le rôle de la mère méditerranéenne abusive mais je dois reconnaître qu'elle s'en sort plutôt bien. Le film est sympathique. Intelligente comédie loufoque et légère en hommage à la Grèce martyrisée par le FMI et l’Europe, et au théâtre antique. Car, ne nous y trompons pas, bien que ce soit une comédie (et on éclate souvent de rire au cours du film), la réalisatrice a su nous amuser tout en traitant un sujet sérieux, celui des relations mère-fils, tout aussi compliquées que les relations mères-filles, qui plonge ses racines dans la tragédie grecque.  
Les personnages du maire et du pope (joué par Demis Roussos) sont truculents. La musique de l’orchestre grec de Grigoris Vasilas y est sublime. On est aussi heureux de retrouver la grande Emmanuelle Riva en grand-mère un peu fofolle dans un film qui ne se prend pas au sérieux.
Un film divertissant qui donne bien envie de prendre illico un billet pour la Grèce, sa mer turquoise, ses paysages sublimes, ses villages blanchis à la chaux et son souffle héroïque qui, malgré la crise, reste debout face à l'adversité.


Mon classement : 4,5/5 (Rafraîchissant !)

Si vous avez aimé, vous aimerez :

mardi 24 décembre 2013

COMME DES FRERES de Hugo GELIN (FR-2012)


Film de Hugo Gélin (2012) avec François-Xavier Demaison (Boris), Pierre Niney (Maxime), Nicolas Duvauchelle  (Elie) et Mélanie Thierry (Charlie).

Synopsis

Boris, Elie et Maxime sont d’inséparables copains que rien, ni l’âge, ni les occupations, ni le mode de vie n'aurait dû rapprocher si ce n’était Charlie, une fille qu’ils ont connue à un titre ou à un autre et qui est le ciment de leur amitié. A vrai dire, Charlie est un peu plus que cela pour Boris avec qui elle a eu une aventure dont il ne se remet pas. On ne sait pas ce qu’elle a été pour Elie, maintenant en couple avec  Jeanne (Cécile Cassel) dont il attend un enfant, mais on se doute que leurs relations n'ont pas été totalement platoniques. Quant à Maxime, 20 ans, le plus jeune de la bande, il est fiancé à Cassandre, une fille de son âge et on ne sait pas trop comment il a connu Charlie.

Le film commence lors des funérailles de Charlie qui vient de mourir d’un cancer. Boris, Elie et Maxime se retrouvent à son enterrement où on leur remet une photo d’une maison en Corse où ils avaient prévu d’aller ensemble.  Derrière la photo, une inscription de la main de Charlie leur demande de s’y rendre sans elle. Les trois potes, emmenant les cendres de Charlie dans un ridicule sac à dos-peluche qu’ils lui avaient offert,  partent dans la voiture de Boris pour la Corse.

A partir de là, le film est fait de flashes-back et on remonte le temps de quelques heures, de quelques jours, de  quelques mois ou de quelques années, chaque moment nous apprenant pourquoi ces trois hommes que tout sépare avaient pour Charlie un amour si singulier.

On assiste alors à un road-movie où les scènes comiques le disputent aux scènes d’émotion : le spectateur passe les 1.44 H que dure le film entre rire et larmes, attendri par la difficulté de communiquer que montre Boris, le cynisme surjoué d’Elie, l'émotion qu'il ressent devant la naïveté et la fragilité de Maxime… 

On a du mal à croire qu’il s’agisse d’un premier film tant la mise en scène est maîtrisée, le rythme soutenu, les dialogues percutants et drôles…  Ce film est une belle réussite du cinéma français, une alchimie étonnante qui donne une histoire attachante, au résultat magique.

Musique

La bande originale, écrite par Revolver, forme un contrepoint intimiste particulièrement bien choisi à l'ambiance douce-amère du film.

Casting

J’avais  repéré Pierre Niney dans J’aime regarder les filles et Les neiges du Kilimandjaro où on son talent apparaissait déjà clairement alors qu'il n'avait qu'un petit rôle (celui d'un serveur de bar). Dans ce film, il est Maxime, fragile, immature, maladroit…   Nicolas Duvauchelle abandonne avec bonheur ses allures de mauvais garçons. Quant à François-Xavier Demaison, en ours mal-léché, il est parfait. Reste Mélanie Thierry dans celui de Charlie : les flashes-back nous permettent de la découvrir lorsqu’on lui annonce la gravité de sa maladie, qu’elle décide d’affronter seule, avec courage, sauf quelques rares moments de faiblesse. Le cinéaste nous la montre toujours pleine de vie et de joie de vivre. C’est une des grandes qualités de ce film dont le sujet est la mort d’un être aimé, qui a été  enlevé à ses amis en pleine beauté, en pleine jeunesse, mais dont on se souviendra éternellement jeune et lumineuse. Un grand salut enfin à Micheline Presle, qui apparaît en guest-star dans le rôle de la grand-mère d'Elie, toujours élégante et distinguée. 

Mon classement : 4,5/5 (Une belle comédie douce-amère. Excellent film)

Dans le même esprit, je vous conseille aussi :

Pierre NINEY (Acteur & réalisateur français)


Pierre Niney est un jeune acteur et réalisateur français de théâtre et de cinéma né en 1989. Il a débuté le théâtre à 11 ans. Il a ensuite suivi des cours à la Compagnie Pandora, au cours Florent (2 ans), puis au Conservatoire National d'Art Dramatique. En 2010, alors qu'il n'a que 21 ans, il entre à la Comédie Française, devenant ainsi l'un de ses plus jeunes pensionnaires.

Carrière 

  • 2006 : sa carrière commence à la télévision avec un rôle dans La dame d'Izieu. Suivront encore 5 rôles dans des téléfilms ou des séries. 
  • 2007-2012 : Au théâtre, il jouera ou mettra en scène 11 pièces hors Comédie française dont la pièce "Si près de Ceuta" qu'il a écrite et mise en scène au Théâtre de Vanves (2012)
  • Entre 2010 et 2012, il a joué dans sept pièces produites par la Comédie française, dont "Un fil à la patte", "Les joyeuses commères de Windsor", "L'opéra de quat'sous", "Le jeu de l'amour et du hasard". En 2013, il tiendra le rôle principal de Fadinard dans "Un chapeau de paille d'Italie" de Feydeau.
  • Au cinéma, entre 2006 et 2012, il a joué dans 13 films. Je l'ai personnellement découvert dans Les neiges du Kilimandjaro (2011) et J'aime regarder les filles (2011) où il joue le rôle principal, celui de Primo. Dans Comme des frères, d'Hugo Gélin (2012), il joue le rôle de Maxime, le plus jeune d'une fratrie de trois, tous amoureux, chacun à sa manière, de la même femme et, récemment, dans une comédie romantique au côté de Virginie Efira, 20 ans d'écart. 
  • Il ne faut rater sous aucun prétexte le dernier film de Jalil Lespert, dans lequel il joue le rôle titre, celui d'Yves Saint Laurent lui-même. Il y est époustouflant.  
  • Il réalise pour Canal+ une série intitulée Casting(s) dans laquelle il donne leur chance à de jeunes acteurs. J'ai eu la chance de voir un court métrage assez déjanté intitulé Pour le rôle, présenté avant la projection du film Dans la cour
C'est un jeune acteur de son temps, frais, spontané, talentueux, qui n'a pas la grosse tête. Il ne veut pas qu'on lui colle des étiquettes ni qu'on l'enferme dans un rôle. Il semble bien parti pour une carrière brillante et éclectique. C'est tout le mal qu'on lui souhaite : trouver des rôles à la hauteur de son talent.

Films avec Pierre Niney dont je parle sur ce blog :



CLARA SHELLER Série française


"Clara Sheller" - Saison 1 (2005) de Nicolas Mercier

Distribution

Avec  Mélanie Doutey (Clara), Frédéric Diefenthal (JP), Thierry Neuvic (Gilles), Christophe Malavoy (Bertrand), Bruno Salomone (David), Cyril Descours (Ben), etc.

Synopsis

Clara a 29 ans (il ne faut surtout ne pas lui dire qu'elle en a 30 !), elle tient la rubrique "courriers des lecteurs" dans un magazine à la mode dirigé par Bertrand (Christophe Malavoy), un patron plutôt cool, et partage sa vie et son appartement avec son copain JP (Frédéric Diefenthal), homo, directeur financier dans le même magazine. A part de très rares amis, tout leur entourage, leurs collègues, leurs parents, les croient en couple et ils ne font rien pour les détromper car cette situation les arrange l'un et l'autre. Clara et JP s'entendent à merveille et, à part le sexe, partagent tout. Ils sont cependant, chacun de leur côté, en quête du grand amour. Clara a craqué sur un photographe du journal qui ne semble pas insensible à ses charmes mais, alors qu'elle croit que c'est dans la poche, elle se "prend un rateau"  monumental et se console dans les bras de JP. Ils passent la nuit ensemble, pour une fois, autrement qu'en simples copains. Quant à JP, il croit avoir trouvé l'amour avec Ben, un jeune jongleur de rues SDF, très sympathique au demeurant, mais dont on comprend bien que cela ne pourra être qu'une aventure sans lendemain. D'autant que Clara se retrouve enceinte... de JP après la seule nuit qu'ils ont passée ensemble. Après avoir mis ce dernier au courant, elle décide de garder l'enfant.
Les choses se compliquent encore du fait de l'arrivée dans l'immeuble de Gilles (Thierry Neuvic). Bien que celui-ci soit a priori 100% hétéro, une relation bizarre d'amour-amitié naît entre Gilles, Clara et... JP mais JP, pour ne pas blesser celle qu'il aime plus que lui-même, se retirera du jeu, laissant Gilles et Clara à leur amour. Cependant, lorsque Gilles proposera à Clara de la suivre au Japon, celle-ci, ne pouvant se résoudre à abandonner JP, refusera. Finalement, c'est Gilles qui cèdera et ils resteront à Paris.

Mon opinion

Je  n'aurais pas pensé parler ici d'une série TV française... Tout arrive. J'avais vu un épisode de "Clara Sheller" et j'avais été séduit par la spontanéité de la ravissante Mélanie Doutey dans le rôle de Clara Sheller. Par ailleurs, le ton frais et léger du scénario, la beauté des images (Paris est superbement filmé) et le choix des musiques m'avaient accroché...

Cette série a une fraîcheur et une spontanéité que l'on n'a pas l'habitude de trouver dans les séries françaises. Par certains côtés, elle rappelle la série anglaise "Skins" sans son côté exagérément "cru" et outrancier dans ses rapports au sexe, à l'alcool et à la drogue. Dans Clara Sheller,  on à affaire à des personnes d'une tranche d'âge supérieure à celle des ados de Skins (d'ailleurs, lors d'une conversation téléphonique, Ben parle sans méchanceté de JP comme d'un "vieux de 30 ans"). Ce sont tous de jeunes adultes trentenaires qui, à côté d'une vie professionnelle assumée plutôt avec responsabilité, continuent, dans leur vie personnelle, à se comporter comme des ados. Cette façon de refuser la maturité et l'ennui est assez symptomatique d'une société où la vieillesse est synonyme d'échec et où l'on doit rester à tout prix jeune et performant. A part cela, la grande force de cette série réside dans son ton libre et décomplexé, sa tolérance, l'amitié et la tendresse qui font partie intégrante des relations entre les personnages. Par ailleurs, il est tellement rare, dans les séries françaises, de trouver des dialogues et des situations drôles qui évitent l'écueil du grotesque ou la vulgarité, que cela mérite d'être signalé.

Bref, Clara Sheller représente une belle réussite pour une série télévisée française qui nous a, depuis trop longtemps, à de rares exceptions, habitués à la mièvrerie poussiéreuse et dépassée.   

BO de Grégoire Hetzel. 

Mon classement : 4/5

Dans le même esprit, je vous conseille :

20 ANS D'ECART de David Moreau (FR-2013)


Film français de David Moreau sorti en mars 2013. Avec Virginie Efira et Pierre Niney.

Synopsis

Alice Lantins (Virgine Efira) est rédactrice dans une revue de mode branchée. Elle a 38 ans, est belle, ambitieuse et elle fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme un peu coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar (Pierre Niney), à peine 20 ans, va croiser par hasard son chemin, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu'elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle. Mais ce qui avait commencé comme un jeu se transforme en coup de foudre et les choses deviennent sérieuses. 

Mon opinion 

Sympathique comédie romantique que l'on regarde avec plaisir. Pas mal de répliques et de situations drôles qui fonctionnent grâce à la complicité des deux interprètes aussi sympathiques l'un que l'autre. Pierre Niney, que j'ai déjà eu l'occasion d'apprécier, est irrésistible en ado naïf et surexcité. J'étais plus réservé quant au choix de Virginie Efira, mais elle démontre ici qu'elle n’est pas qu’une agréable présentatrice de télévision et qu’elle peut faire aussi une très crédible actrice de comédie. Quant au monde de la mode, le réalisateur nous le dépeint avec une cruauté décapante et jouissive.

 Mon classement

Comédie sympathique, fraîche et drôle. 

Dans le même esprit, je vous recommande :