jeudi 10 septembre 2015

LA FEMME AU TABLEAU film de Simon Curtis (GB-USA 2015)





 
La Femme au tableau (Titre original : Woman in Gold) est un film dramatique britannico-américain réalisé par Simon Curtis, sorti en 2015.

Résumé

Le film retrace l'histoire véridique de Maria Altmann (Helen Mirren), une autrichienne juive réfugiée aux États-Unis peu avant la Seconde Guerre mondiale, qui, soixante-cinq ans plus tard, se bat devant les tribunaux pour récupérer auprès du gouvernement autrichien l’une des plus célèbres des peintures de Gustav Klimt que sa famille possédait et qui avait été volée par les Nazis puis confiée au musée du Belvédère. Elle est conseillée par un jeune avocat, Randol ‘Randy’ Schoenberg (Ryan Reynolds), lui-même petit-fils du grand compositeur autrichien Arnold Schönberg et donc descendant de juifs autrichiens.

A travers d’une série de flashback, Maria se souvient de l’irruption des Nazis à Vienne, de leurs  exactions contre les Juifs et du pillage d’œuvres d’art auxquelles ils se livrèrent dans l’appartement de sa propre famille, des notables riches et cultivés. Maria venait alors juste d’épouser un jeune musicien, Fredrick “Fritz” Altmann (Max Irons). Grâce à la complicité d’un ami de leurs parents, les deux jeunes gens réussirent in extremis à embarquer dans un avion et à quitter l’Autriche, laissant derrière eux leur famille et tout ce qui leur appartenait. 

Au début du film, Maria assiste aux funérailles de sa sœur et hérite de tous ses biens parmi lesquels un paquet de lettres et la reproduction d’un tableau peint pour sa famille par le grand peintre Gustav Klimt. Le tableau, universellement connu sous le titre de The Woman in Gold était à l’époque le clou de la collection du Musée du Belvédère, le plus important musée de Vienne. Maria connaît parfaitement l’histoire de ce tableau qui ornait le salon de ses parents à Vienne : il représente sa tante Adèle Baush-Bauer, amie et bienfaitrice de tous les artistes de l’époque et il a été volé par les Nazis.  
Bien qu’avec réticence car elle ne veut pas se souvenir de cette terrible époque, Maria relit les lettres de sa sœur et tombe sur les tentatives infructueuses de sa famille pour reprendre possession des tableaux volés à sa famille. Lors de l’enterrement, elle retrouve une amie dont le fils, qu’elle a bien connu enfant, est devenu avocat. Dans un premier temps, Randol ‘Randy’ Shoenberg, qui n’a aucune expérience dans ce domaine de l’art et vient d’entrer dans un grand cabinet d’affaires de Los Angeles,  lui refuse son aide mais, rentré chez lui, il change d’avis après avoir vu sur Internet que le tableau en question est évalué à plusieurs millions de dollars.  

Ayant convaincu son cabinet de l’intérêt qu’il pourrait y avoir à défendre une telle affaire, Maria et Randy prennent l’avion pour Vienne afin de rencontrer les autorités qui ont mis en place une Commission pour la restitution des biens volés par les Nazis. Mais, très vite, ils se rendent compte que l’Autriche n’a nullement l’intention de rendre les œuvres volées à la famille de Maria Altmann et surtout pas le chef d’œuvre de Klimt. Dépités, ils retournent donc à Los Angeles. Mais Randy qui n’avait pas été très enthousiaste avant son voyage à Vienne, se rend compte que l’affaire dépasse de loin la simple restitution d’un tableau, quelle que puisse être sa valeur, et qu’elle concerne aussi l’histoire de sa famille et ses propres racines. Contre l’avis de Maria qui, bouleversée par les terribles souvenirs réveillés par leur séjour à Vienne, ne veut plus entendre parler de procès, il se replonge dans le dossier et trouve une faille juridique qui lui permettrait d’enclencher une procédure inédite devant la Cour Suprême des Etats-Unis par laquelle ces derniers attaqueraient l’Autriche pour non-restitution d’œuvres d’art volées. Contre toute attente, la Cour Suprême tranche en faveur des plaignants.

Malgré cela, l’Autriche refuse de céder et il faudra que Randy, aidé d’un jeune journaliste autrichien Hubertus Czernin (Daniel Brühl), qui avait déjà facilité leurs recherches lors de leur premier voyage, saisisse une commission d’arbitrage qui se tient à Vienne. Ne se faisant cependant aucune illusion sur l’issue d’un combat si inégal, Randy défend la cause de Maria Altmann et gagne l’arbitrage. 

Le tableau de Klimt reviendra donc aux Etats-Unis où il est depuis exposé dans la Neue Galery, la galerie new-yorkaise de Ronald Lauder, héritier de la maison créée par Estée Lauder.  L’argent retiré de sa vente et des autres œuvres d’art récupérées a permis à Maria, morte en 2011 à l’âge de 94 ans, de créer la Maria Altmann Family Foundation, qui soutient le Musée de l’Holocauste de Los Angeles ainsi que plusieurs autres institutions philanthropiques. 

Mon opinion sur ce film

Le sujet de la recherche et de la restitution des œuvres d’art volées par les Nazis pendant la 2ème guerre Mondiale a été au cœur  d’un autre film, beaucoup plus « grand spectacle » et bien moins réussi malgré une brochette d’acteurs connus, Monuments men

En comparaison, Woman in Gold (titre original mille fois préférable au stupide titre français qui ne veut rien dire !)  est, une petite merveille de finesse et, malgré son sujet terrible, d’humour surtout grâce à la merveilleuse complicité qui s’établit entre Maria et Randy. Bien entendu le jeu subtil et raffiné d’Helen Mirren est  primordial dans cette réussite. Mais j’ai aussi apprécié celui de faux naïf de Ryan Reynolds que je n’avais, je dois le reconnaître, jamais remarqué auparavant.  


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